II. — Chimie minérale
IRIDIUM
Iridium
Osmium. . .
Rhodium . .
Platine
Ruthénium.
Cuivre
Fer
Russie.
Bornéo.
traces.
Colombie. Cali- • ' — — — ^ fornie.
70, iO 57,80 58,50
L’iridium est quelquefois aussi associé directement au platine, sans osmium ; le platiniridium est en petits cubes’ tronqués. Celui de rOural renferme 76,85 p. 100 d’iridium, 19,64 de platine et 0,9 de palladium; celui du Brésil renferme 27,8 d’iridium pour 55,44 de platine, 6,86 de rhodium et 0,50 de palladium.
1509. Extraction de l’iridium. — Le traitement de l’osmiure d’iridium nécessite une purification et une pulvérisation préalables, auxquelles on arrive facilement par les procédés de MM. Deville et Debray.
On fond le résidu de platine contenant l’osmiure, la silice, etc., avec de la litharge, du verre et du plomb pauvre dans un creuset de terre qu’on maintient au rouge pendant une demi-heure; l’osmiure d’iridium passe en totalité dans le plomb, tandis que la silice elles métaux oxydables sont vitrifiés. On traite le culot de plomb par l’acide azotique étendu et chaud, qui dissout le plomh avec un peu de palladium, puis par l’eau régale, qui dissout le reste du platine et un peu d’iridium et de rhodium, et laisse tout l’osmiure d’iridium.
La pulvérisation mécanique de l’osmiure d’iridium est à peu près impossible ; mais on le désagrège facilement en le mélangeant à 8 ou 10 fois son poids de zinc et chauffant le mélange dans un creuset de charbon contenu dans un creuset de terre, d’abord au rouge sombre, puis au rouge jusqu’à volatilisation du zinc, L’osmiure, qui se dissout dans le zinc fondu (1), reste dans le creuset à l’état d’une masse poreuse et friable accompagnée de quelques paillettes métalliques faciles à séparer par le tamisage.
(1) La combinaison de l’osmiure d’iridium avec le zinc fondu a lieu avec un vif dégagement de chaleur. Si on traite ensuite l’alliage par l’acide chlorhydrique, le zinc se dissout avec violence et il reste une masse graphitoïde retenant 10 p. 100 de zinc. Chauffée à l’air, cette poudre prend feu avec une vive déflagration ; cette déflagration a lieu aussi sans combustion dans le vide; elle est donc due à un changement d’état (Deville et Debray).