‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 328 sur 359 · ALLIAGES DU PALLADIUM · texte numérisé non relu

ALLIAGES DU PALLADIUM

1538. Le palladium s’allie à la plupart des métaux; mais, en raison de la rareté du métal, ses alliages sont peu importants. L’alliage avec le cuivre a lieu avec une forte élévation de tem))érature. L’alliage à parties égales de ces métaux est assez fusible, d’un jaune pâle, susceptible d’un beau poli (Clarke). L’alliage avec le fer est très cassant. Le palladium s’allie facilement à l’étain. Fondu avec 50 fois son poids de ce métal, il donne un culot qui, épuisé par l’acide chlorhydrique, laisse des lamelles cristallines d’un alliage PdSn^ (Debray).

Le palladium divisé, tel qu’on l’obtient en le précipitant de ses solutions par le sulfate ferreux, s’unit facilement au mercure, en donnant un amalgame plastique qui durcit au bout d’un certain temps; cet amalgame est employé comme mastic dentaire; il conserve sa blancheur dans toutes les circonstances auxquelles il peut être exposé.

L’or s’allie en diverses proportions au palladium et on trouve de ces alliages dans la nature. L’alliage à parties égales est d’un gris de fer, peu ductile. Celui qui renferme 20 p. 100 de palladium est blanc, dur et ductile.

On emploie le palladium pur, ou allié à un peu d’or, pour la fabrication des cercles divisés des instruments de précision. Il ne se ternit pas et ne noircit pas comme l’argent. Le cercle mural de l’observatoire de Greenwich est en palladium pur ; celui de l’observatoire de Paris renferme un peu d’or.

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