‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 327 sur 359 · PROPRIÉTÉS DU PALLADIUM · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DU PALLADIUM

tlium est intermédiaire entre celles de Fargent et du platine. Sa densité varie de 11,3 à 11,8 selon qu’il est fondu ou fortement écroui. Il est ductile et malléable, mais moins que le platine. De tous les métaux du platine, c’est le plus fusible ; il fond vers 1500° en se ramollissant d’abord, d’après M. Violle. Au chalumeau oxyhydrique, il se volatilise en produisant des vapeurs vertes qui se condensent en une poussière de couleur bistre, mélange du métal et de son oxyde. Le palladium roche comme l’argent en se solidifiant.

Le palladium s’oxyde au rouge sombre à l’air, mais l’oxyde formé est de nouveau réduit à une température plus élevée. Il ne se dissout que difficilement dans les acides chlorhydrique et sulfurique concentrés. L’acide azotique chaud le dissout très bien, surtout s’il renferme des vapeurs nitreuses, avec une couleur rouge brunâtre. Ses meilleurs dissolvants sont l’eau régale et l’acide sulfurique additionné d’acide azotique.

■ L’affinité du palladium pour l’hydrogène est très remarquable et nous renvoyons à cet égard à ce que nous en avons déjà dit (t. I, p. 144 et 150), rappelant seulement qu’elle conduit à un hydrure défini Pd^IP et que cet hydrure peut de plus fixer par occlusion une plus grande quantité d’hydrogène. Le palladium en éponge jouit des propriétés dites catalytiques de la mousse de platine. M. Coquillon a cependant signalé une différence remarquable d’action de ces deux métaux. Tandis que la mousse de platine provoque l’explosion du mélange d’hydrogène et d’oxygène, la combinaison de ces gaz s’effectue tranquillement au contact de la mousse de palladium.

Lorsqu’on plonge une lame de palladium dans la flamme du gaz ou de l’alcool, sa surface se recouvre de charbon; il en est de même lorsqu’on la chauffe dans un courant d’éthylène C^H'' ; dans ces circonstances, le palladium s’empare de l’hydrogène pour mettre le charbon en liberté.

Poids atomique. — Il a été déterminé par l’analyse du chloropalladite de potassium (Berzelius). Le palladium forme deux séries de combinaisons correspondant aux oxydes PdO et PdO^ et aux chlorures PdCP et PdCP. Les combinaisons au maximum sont peu stables et les sels oxygénés connus correspondent tous au protoxyde. Il paraît exister en outre un sous-oxyde Pd-^O.

PALLADIUM

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