OXYDES DE PALLADIUM
1543. Le palladium absorbe l’oxygène au rouge sombre en donnant, d’après Kane, le sous-oxyde Pd^O, qui se forme aussi par l’action de la même température sur l’oxyde palladeux. Il y a réduction totale au rouge vif. C’est une poudre noire que les acides décomposent en donnant du palladium et un sel palladeux.
Oxyde palladeux PdO. — Il se forme par la calcination modérée de l’azotate. C’est une poudre noire, difficilement soluble dans les acides, qu’on obtient aussi en calcinant au rouge naissant un mélange de sulfate de palladium et de carbonate alcalin, puis épuisant la masse par l’eau.
En traitant la solution d’un sel palladeux par un excès de carbonate alcalin à l’ébullition, il se précipite un hydrate jaune brun, avec dégagement de gaz carbonique. Une ébullition prolongée convertit cet hydrate en oxyde anhydre. Le précipité d’hydrate est soluble dans la potasse ; la solution est incolore et donne un précipité de palladium par l’addition d’alcool.
L’hydrogène réduit l’oxyde palladeux déjà à la température ordinaire avec incandescence.
Oxyde palladique PdO^ — Les chloropalladates secs, arrosés d’une petite quantité de carbonate alcalin ou de potasse caustique, se transforment en un corps jaune brun, qui est de l’hydrate palladique retenant de l’alcali. Avec un excès d’alcali, on obtient une solution brune qui laisse déposer le même hydrate par l’ébullition. Ce composé est très instable ; chauffé, il se décompose avec violence en perdant subitement toute son eau et la moitié de son oxygène.