‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 34 sur 359 · BROMURE DE SODIUM · texte numérisé non relu

BROMURE DE SODIUM

température. Il exige 2‘’,78 crcau à 14° pour se dissoudre ; 2’’,70 à 60° et 2P.48 à 109°7, point d’ébullition de la solution saturée (Gay-Lussac). Cette solution se congèle à — 21°. Une solution non saturée de sel donne par la congélation de la g-lace pure.

Si l’on refroidit à — 10° une solution concentrée de sel, elle laisse déposer des tables hexagonales de sel hydraté NaCl + 2rPO, qui au-dessus de cette température perd son eau et se convertit en petits cristaux cubiques (Lowitz). D’après Mitscherlich, le sel hydraté cristallise en grands prismes limpides.

L’acide chlorhydrique précipite en grande partie le chlorure de sodium de sa solution concentrée ; c’est un moyen de le purifier.

Le sel marin est insoluble dans l’alcool absolu ; l’alcool aqueux le dissout en petite quantité et brûle alors avec une flamme jaune.

Le sel est décomposé par l’acide sulfurique. L’anhydride sulfurique s’y combine en donnant une masse cristalline grenue qui paraît renfermer SO^NaCl.SSO^ (Schultz-Sellack).

Sa solution concentrée est décomposée par le bicarbonate d’ammonium avec formation de bicarbonate de sodium peu soluble. Cette réaction est la base d’un procédé important de fabrication de ce dernier sel. Traitée par l’oxyde de plomb, la même solution donne de la soude et du chlorure de plomh.

La silice au rouge est sans action sur le chlorure de sodium, sec ; mais si l’on fait intervenir la vapeur d’eau, le sel est décomposé avec production de gaz chlorhydrique et de silicate de sodium. C’est ce qui explique l’emploi du sel pour le vernissage des poteries qui se recouvrent ainsi d’un dépôt vitreux fondu de silicate alumino-sodique.

Applications. — Les usages du chlorure de sodium sont nombreux et donnent lieu à une consommation considérable. Outre son emploi pour les usages domestiques et pour l’agriculture, il est le point de départ de deux des industries chimiques les plus importantes, celle de la soude et celle du chlore. On en fait encore usage, comme nous l’avons dit, pour le vernissage des poteries.

704. Bromure de sodium NaBr. — On l’obtient pur en dissolvant le brome dans la soude, évaporant et calcinant la masse saline produite pour détruire le bromate. Il cristallise en cubes

SODIUM

anhydres, do 3,08 de densité, très solubles dans beau. Sa solution saturée bout à 121". Il exige 1®‘',29 d’eau à 0“ et 0®'',87 à 100° pour se dissoudre. Il est soluble aussi dans l’alcool.

Sa solution aqueuse concentrée abandonne à — 10® des prismes clinorbombiques renfermant NaBr+2IPO (Mitscberlicb).

705. lodure de sodium Nal. — Ce sel contenu dans les eaux mères des soudes de varech cristallise en cubes à la température do 40 ou SO"; à froid, en prismes clinorbombiques NaI.2tPO, efOorescents.

Cbauffé à l’air, il fond et se volatilise en produisant des vapeurs d’iode. Il brunit lentement à l’air par la mise en liberté d’un peu d’iode. Il est très soluble dans l’eau et n’exige pour se dissoudre que O^^OS d’eau à 0°; O®"", 32 à 100° et 0®",30 à 141°, point d’ébullition de la solution concentrée. Il est soluble dans l’alcool.

706. Fluorure de sodium NaFl. — Il cristallise en cubes anhydres ou en octaèdres, difficilement fusibles et peu solubles. Il exige 25 parties d’eau à 15° pour se dissoudre (Fremy).

Il se combine à l’acide fluorhydrique. Le fluorure acide NaFl.HFl se dépose en petits cristaux rbomboédriques. Il se combine aussi aux fluorures de silicium, de bore, d’aluminium.

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