‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 52 sur 359 · SEPÂUATION ET DOSAGE DU SODIUM · texte numérisé non relu

SEPÂUATION ET DOSAGE DU SODIUM

est presque invisible quand on la regarde avec un verre bleu.

Les combinaisons du sodium sont presque toutes solubles dans l’eau, et leurs solutions ne sont précipitées par aucun des réactifs . généraux utilisés pour caractériser les métaux. acide fluosiliciqiie ne les précipite que si la solution présente une certaine concentration. U acide périodique en excès fournit un précipité très peu soluble de paraperiodate acide (714). LàQ, pyroantimoniate acide de potassium occasionne dans les solutions sodiques un précipité lloconneux très peu soluble ; il faut, pour employer ce réactif, rendre d’abord la liqueur alcaline par un excès de potasse.

Lorsque le sodium est engagé dans une combinaison insoluble, il faut décomposer celle-ci par un réactif approprié. Le cas de ce genre le plus important se présente dans l’analyse du verre qui est un silicate sodico -calcique ou autre. (Voir t. I, p. 727.)

744. Séparation et dosage. — Le sodium reste, à la suite des opérations analytiques, dans la solution d’où l’on a séparé les autres métaux par les réactifs généraux (hydrogène sulfuré, sulfure et carbonate ammoniques), accompagné des autres métaux alcalins et du magnésium. On peut précipiter ce dernier par la baryte après avoir chassé les sels amoniacaux par calcination, pins l’excès de baryte par le carbonate ammonique, filtrer et évaporer. Si la solution renferme des sulfates , on convertit ceux-ci en chlorures en précipitant par une quantité à peu près exacte de chlorure de baryum, à chaud, filtrant et précipitant l’excès de chlorure de baryum par le carbonate ammonique, liltrant de nouveau et évaporant la solution à sec au bain-marie, puis calcinant le résidu pour chasser le sel ammoniac. Ce résidu est uniquement formé de chlorures alcalins; on le pèse, on le prive du chlorure de lithium, s’il y en a, par l’alcool (693); puis on précipite le potassium par le chlorure platinique, comme nous l’indiquerons plus loin. Le chlorure de sodium est donné par le poids total des chlorures moins le poids trouvé pour les chlorures de lithium et de potassium. Si l’on voulait obtenir directement son poids, il faudrait précipiter le platine par l’hydrogène sulfuré, évaporer et dessécher le résidu. Cette opération est très longue. Le poids de sodium est donné par le facteur Na ; NaCl = 0,3940.

Lorsque le sodium n’est pas accompagné d’autres métaux alcalins, on peut l’amener h l’état de sulfate et le peser sous cette forme, piiismiiltipliei- le poids du sulfate par Na' : SO‘Na' =:0,32i3.

POTASSIUM

La culciiuiliuii du clilurure doit se {'aire avec précaulioii, à caus« de la décrépilation du sel, qui est eu outre uii peu volatil.

l'OTASSIlJM.

745. État naturel. — Le potassium est très répandu, beaucoup moins cependant que le sodium, 11 entre dans la composition d’un grand nombre de silicates, micas, feldspatbs divers, etc. On rencontre le chlorure de potassium ou aylvine et un chlorure double de potassium et de magnésium ou carnallile, en gisements puissants, surtout tà Stassfurt. Les eaux de la mer et de beaucoup de sources salines renferment également du chlorure de potassium. L’azotate de potassium se produit d’une manière continue à la surface du sol dans les pays chauds (Indes, Égypte, etc.).

Le potassium est un élément nécessaire au développement des végétaux, aussi le rencontre-t-on dans les terres arables à la fertilité desquelles il contribue puissamment, et il faut en fournir à celles qui en sont dépourvues. Il se retrouve sous forme d(j carbonate dans les cendres des végétaux terrestres. Enfin on rencontre les combinaisons de ce métal dans les organes des animaux. Le suint du mouton est très riche en sels potassiques.

746. Historique. — Préparation. — Nous avons exposé les phases successives par lesquelles a passé la préparation du potassium découvert en 1807 par H. Davy (695). préparé ensuite par Gay-Lussac et Thénard, qui firent agir le fer sur la potasse fondue, enfin en 1825 par Brunner, par l’action d’une température très élevée sur le tartre brut calciné, mélange intime de carbonate de potassium et de charbon.

C’est encore le procédé suivi aujourd’hui avec quelques modifications apportées par Wœhler et par Donny et Mareska. Le principe de ce procédé avait déjà été indiqué en 1808 par Cureaudau, qui avait observé la production de vapeurs de potassium dans l’action du charbon sur le carbonate de potassium.

Dans la méthode primitive de Brunner, les vapeurs produites par la réaction se rendaient par un tube en fer dans un récipient cylindrique en fer ou en cuivre contenant de l’iiuile do naphte. Cette disposition offrait de grands inconvénients et le rendement était quelquefois nul. Doimy et Mareska ont reconnu les causes

Page 1