HISTORIQUE
PREPARATION
(le ces incoiivt'iiieiils, l'osidaiil dans la Irop grandci capacllé du récipient . Le ])otassiiim (|ui y péiièlre à l’état de vapeur, en mémo temps (jU(5 l'o.vyde de carbone produit, réagit sur ce gaz de manière à produire du cliaiLon et. de l’oxyde de potassium, de sorte ([ii’ou ne reciieille (]ue le potassium condense dans le tube de communication, encore la majeure partie de celui-ci reste-t-elle dans ce tube, et comme il est constamment en contact avec de l’oxyde de carbone, il réagit sur celui-ci en donnant un produit charbonneux qui Huit par obstruer le tube et qui, par sa nature explosible, rend l’opération dangereuse, il fallait donc, d’une part^
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réduire la capacité du récipient, d’autre part refroidir rapidement la A^apeur et empêcher la condensation du potassium dans le tube. L’est ce qu ont tait Donny et Mareska en imaginant le récipient aplati (pie nous avons déjà tait connaître à l’occasion du sodium (p. 48); en outri' le tube de commimication est très court et presque entièrement renfermé dans le fourneau, comme le montre la ligure 18b.
La cornue qui sert a cliauffei* le mélange de charbon et de carbonate polassique est en fer, et l’on peut utiliser pour cela les bouteilles en fer qui servent au transport du mercure. Pour garantir le mêlai conti-e l’oxydation à une haute température, on y jirojetle, quand la, t('mpératui-e est au rouge, du borax sec en ]»oudre (pii recouvre la coianie d’un vernis pi-olecleur.
IWASSIUM.
La cornue reçoit 800 gramuK^s de* larlre calciné, (Jnand elh^ a i atteint le ronge l)lanc, on y adapte le récipient. La réaction, (jni i est représentée par l’équation :
CO^K2 + 2C = 3COh-]^’
s’annonce par le dégagement d’oxyde de carbone, qui brûle avec une llamme bleue. En une demi-heure le récipient est rempli; on le remplace par un auti’o, et quand il est refroidi, on l’ouvre et on enlève le potassium qu’on introduit immédiatement sous une couche de iiaplite. Pour le purifier on le soumet à une nouvelle distillation.
Le rendement est de 50 à 60 p. 100 du rendement théorique. Mais il n’est bon que lorsqu’on est parti du tartre brut contenant du tartrate de calcium (voir Sodium, p. 46).
On obtient du potassium très pur en soumettant à Félectrolyse sèche le chlorure de potassium fondu (2 moléc. KCl et 1 moléc. OaCP, qui le rend plus fusible), à l’aide de six éléments Bunsen dans un creuset couvert; après vingt minutes on laisse refroidir et on ouvre le creuset sous de l’huile de naplite (Mattliiessen).
747. Propriétés. — Propriétés physiques. — Le potassium est solide, d’un blanc d’argent, doué d’un grand éclat, mais qui se ternit immédiatement à l’air. A 0° il est cassant, à 15° il est mou comme la cire. Il fond à 62°, 5 (Bunsen) et distille au rouge plus facilement que le sodium (à 719-731°, d’après M. Larnelley) on donnant une vapeur verte qui, d’après M. Pleiscbl, se condense en cristaux cubiques. Fondu dans un tube plein d’hydrogène sec et scellé à la lampe, il cristallise par refroidissement en octaèdres quadratiques qu’on peut isoler en retournant le tube avant la solidification complète (Long). La densité du potassium est égale à 0,865.
D’après MM. Dewar et Dittmar, il possède une densité de vapeur normale, c’est-à-dire correspondant à la molécule Iv^ = 78; la densité de cette vapeur ne dépasse pas en effet 45.
Propriétés chimiques. — Le potassium est le seul métal s’oxydant à froid à l’air sec; aussi faut-il le conserver dans l’huile cle napbte. A l’air humide, son altération est très rapide et donne lieu à un dégagement de chaleur tel que le métal peut prendre eu; il doit donc cire manié avec prudence. Il brûle avec une
llYDRUnE DE POTASSIUM.
tlammo violotlo. 11 so combine aussi dircclomenf au chlore, avec intlammalion, au brome, à l’iode, au phosphore, oLc. Il décompose l’eau à la température ordinaire, en dégageant assez de chaleur (47"'‘',800) pour que l’hydrogène s’enllamme et brûle avec la llamme violette qui caractérise le potassium, celui-ci étant en partie volatilisé. Il décompose l’alcool avec dégagement d’hydrogène, mais sans qu’il y ait inllammation de ce gaz.
L'u globule de potassium jeté sur l’eau produit immédiatement ce phénomène; l’hydrogèiie dégagé enveloppant le potassium fondu le pousse tantôt dans un sens, tantôt dans un autre en même temps qu’il le fait tournoyer sur lui-môme ; linalement le globule de potassium est remplacé par un globule de potasse fondue qui, lorsque la réaction est terminée, se trouve subitement en contact direct avec l’eau; de là un dégagement de chaleur et de vapeur d’eau se manifestant par une explosion. Pour se mettre à l’abri des projections de potasse on fait cette expérience dans un vase à bords très élevés.
Le potassium, par son affinité extrême pour l’oxygène (48®“‘, 6 pour 1 atome), décompose à une température élevée presque tous les composés oxygénés. Chauffé dans un courant d’anhydride carbonique, il brûle vivement et occasionne un dépôt de charbon. 11 enlève de môme le chlore aux chlorures, etc.
Son emploi pour effectuer ces réductions a été remplacé avantageusement par celui du sodium, quoique celui-ci ait des affinités plus faibles.
Poids atomique. — Le nombre usuel est 39. M. Stas est arrivé au nombre 39,04 (le chlore étant 33,37) en partant du chlorate de potassium, déterminant combien ce sel fournit de chlorure, puis quelle est la quantité d’azotate d’argent que précipite ce dernier.
HYDRURE DE POTASSIUM. - K^Ra.
748. Cette combinaison, déjà signalée par Gay-Lussac et Thénard, a été étudiée récemment par MM. Troost et Hautefeuille. Le potassium peut absorber 126 fois son volume d'hydrogène; la combinaison, lente à 200", est plus rapide entre 300 et 400". L’hydrure de potassium est un corps cristallin ayant l’aspect (le l’amalgame d'argent, très inflammable. Il peut être fondu dans le vide sans décomposition. La dissociation dans le
POTASSIUM
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749. Alliage de potassium et de sodium. — Lorsqu’on fond ensemble dans l'iinile do naplite du polassium (d du sodium, on oblicnl des alliages très fusibles. Celui qui renferme 3 parties de sodium et 1 partie de potassium (soit KNa"^) est fusible à 0". Celui qui renferme 10 p. 100 de sodium est fusible la température ordinaire et plus léger que l’buile de napbte (Ciay-Lussac et Thénard).
Le polassium s’allie du reste à beaucoup de métaux, notamment au mercure (voir Amalgames).
CHLORURE DE POTASSIUM. — KCl.
750. Ce sel, connu depuis longtemps et souvent confondu avec le chlorure de sodium, se rencontre dans la nature, constituant la sylvine ou, lorsqu’il est associé à du chlorure de magnésium, la carnallite. Ce sel double, JvCl,MgCh-f-6H-0, constitue une des couches du célèbre gisement salin de Stassfurt, près de Magdebourg(l), et se dépose pendant la concentration des eaux mères
(1) Le gisement de Stassl'urt, d'où provient aujourd'hui la majeure partie duolilorure de potassium emploj'é par l’industrie, est composé de diverses couches salines superposées dans l’ordre de leur solubilité, qui est aussi celui dans lequel se déposent les sels soit dans les salines de la Méditerranée, soit dans les lacs salés actuels. L’étage intérieur est formé de sel gemme, accompagné A'anhj/drite : présente une épaisseur de 200 mètres. Au-dessus du sel gemme, le chlorure de sodium se trouve de plus en plus mélangé de sels plus solubles, cl le sulfate calcique qui y est déposé, au lieu d’être anhydre, y est à l'état de polyhalUe 2SO^Ca.SOL\lg.SOMv2-4-H2(). Le troisième étage est la région de Xtikiesérite ou sulfate de magnésium SO^Mg -j- IPO. La carnallile constitue, sur une hauteur de îh) mètres, le quatrième étage, à la base duquel se rencontrent des cristaux de sylvine. Enûn cet étage est recouvert de sels très solubles, chlorures de calcium et de magnésium (chlorure double portant le nom de lachhydrile)\ on y rencontre des amas de slnssfuriiie, combinaison de borate et de. chlorure de magnésium, l ue couche de marne imperméable protège tout le gisement. Si les sels les plus solubles font défaut dans des gisements salins ayant une origine analogue, c’est-à-dire le dessèchement des lacs intérieurs, cela tient sans doute à ce que cette protection contre l’envahissement des eaux y fait rléfaut.
Le gisement de Kalusz dans les Karpathes esl analogue à celui de Stassl'urt.