KG
NaCI
Na
et
SO^vS
SO^Na2
RUBIDIUM.
soit
a? l,9060 + y 2,o374 = C et «2,2272 +?/ 3,0828 = S;
d’oii l’on tire les valeurs de .r et de y.
RUBIDIUM. — Rb = 85,2.
795. La découverte de ce métal et du césium est venue donner mine sanction éclatante à la méthode d’analyse spectrale imaginée par MM. Bunsen et Kirchhoff. Ayant remarqué que les eaux mères de l’eau minérale de Durkheim offraient, après l’élimination de la chaux et de la magnésie, des raies n’appartenant à aucun des métaux connus, ces savants en conclurent à la présence d’un élément nouveau appartenant aux métaux alcalins. C’est en poursuivant leurs investigations qu’ils découvrirent le rubidium et le césium. Mais la rareté de ces métaux est telle qu’il fallut plus de 44000 kilogrammes d’eau de Durkheim et 150 kilogrammes de lépidolithe pour obtenir quelques grammes du produit nécessaire à leur première étude.
En soumettant la lépidolithe de Saxe aux opérations nécessaires pour en retirer les alcalis et précipitant la solution des chlorures par le chlorure de platine, on obtient un précipité qui n’accuse au spectroscope que la raie du potassium. Mais si on [ traite le précipité par l’eau bouillante, il abandonne à celle-ci une partie du chloroplatinate de potassium et offre alors deux belles raies violettes, qui s’écartent à mesure qu’on poursuit le traitement à l’eau bouillante, et qui finissent par être accompagnées de nouvelles raies dans le rouge, le jaune et le vert; les plus remarquables de celles-ci sont deux raies rouges, dont l’une est située en deçà de la raie Ka, par conséquent dans le rouge extrême du spectre solaire. Ce sont ces raies rouges (X = 780,0 et 629,7) qui ont fait donner le nom de ruhidiiim au métal qui les produit (de rubidus, rouge). Les raies violettes ont pour longueur d’onde 421,6 et 420,2 ; elles sont très brillantes.
Quant à l’eau mère de Durkheim, étudiée d’abord, elle fournit, outre les raies du sodium, du potassium et du lithium, des raies bleues; celles-ci sont dues au métal que MM. Bunsen et Kirchhoff ont nommé césiimi (de cæsim, bleu de ciel).
Le rubidium et le césium se rencontrent généralement en-
RUBIDIUM.
semble, accompagnant les autres métaux alcalins. Le rubidium est moins rare que le césium. La lépidolitlie de Rozena renferme 0,24 p. 100 d’oxyde de rubidium. Ce corps se trouve aussi dans la tripliylline, la pétalite d’Uto, le mica de Zinnwald, certains basaltes, la carnallite de Stassfurt, etc.
M. Grandeau a signalé la présence du rubidium dans les cendres de certains végétaux, parmi lesquels il faut surtout citer la betterave. Le salin de betterave fournit 1 millième de chlorure de rubidium. D’après le même auteur, l’eau de Bourbonne-les- Bains renfermerait 0®’’,0187 de chlorure de rubidium par litre et 0,0325 de chlorure de césium.
Les eaux mères de l’extraction de la lithine de la lépidolitlie se prêtent très bien à l’extraction du rubidium. On dissout 1 kilogramme des chlorures alcalins provenant de ce traitement dans 2‘‘*,5 d’eau et on les précipite par 30 grammes de platine converti en tétrachlorure, puis on épuise le précipité par de petites quantités d’eau hoiiillante (L‘h5 en 25 fois). On sèche le précipité et on le réduit par calcination dans un courant d’hydrogène. Le chlorure de rubidium que l’eau enlève au produit calciné est purifié par un nouveau traitement au chlorure de platine.
796. Rubidium métallique. — Sa préparation par l’électrolyse du chlorure fondu ne réussit que difficilement, le métal hrùlant au contact de l’air. L’électrolyse d’une solution concentrée de ce chlorure avec du mercure au pôle négatif, fournit un amalgame cristallin.
M. Bunsen a préparé ce métal en calcinant le tartrate acide de rubidium (89^,55) avec du tartrate de calcium (8p,46) et de la suie (2 parties); le métal réduit fut reçu dans de l’huile de naphte. M. Bunsen a obtenu ainsi 5 grammes de rubidium en partant de 75 grammes de tartrate acide.
Le rubidium est un métal d’un blanc d’argent, de 1,52 de densité. 11 fond à 38”, 5; à — 10° il est encore mou comme la cire. Il se volatilise au rouge en émettant une vapeur bleue tirant sur le vert. Il est très oxydable, décompose l’eau et brûle avec une tlamme bleue.
797. Chlorure de rubidium BbCl. — H cristallise en cubes doués d’un éclat vitreux, fusibles au rouge. L’eau en dissout 83 p. 100 à 7° (Bunsen). Le chloroplatinate PtChRb^ est