DOSAGE DU POTASSIUM
sodium, mais seuls le chlorure de platine et l’acide perclilorique permettent une séparation exacte.
Sépauation a l’état de culohoplatinate. — Les sels alcalins, amenés à l’état de chlorures (744), sont traités par le chlorure de platine en excès, au moins trois fois le poids de ces chlorures. Il se produit ainsi du chloroplatinate de potassium et du chloroplatinate de sodium ; ce dernier est non seulement très soluble dans l’eau, mais il se dissout aussi dans l’alcool, tandis que celui de potassium, un peu soluble dans l’eau, est tout à fait insoluble dans l’alcool absolu. On évapore donc à sec, au bain-marie, on reprend le résidu par l’alcool absolu, et on lave la partie insoluble jusqu’à ce qu’il ne se dissolve plus de platine. Le poids du chloroplatinate restant, séché à 100°, donne celui du potassium en le multipliant par 0,1611 ; mais comme il pourrait rester en présence soit un peu de chlorure de sodium, soit du sulfate, il vaut mieux calciner le chloroplatinate dans un creuset de porcelaine taré, à une haute température et dans un courant d’hydrogène s’il est volumineux, laver le résidu à l’eau pour lui enlever le chlorure de potassium, puis peser le platine. Le potassium est donné en multipliant le poids du platine par : Pt = 0,4023.
Séparation par l’acide perchlorique. — On transforme les chlorures ou azotates alcalins, qui doivent être exempts de sulfates, en perchlorates, et on traite ceux-ci après dessiccation, par l’alcool fort qui ne laisse que le perchlorate de potassium et qui dissout celui de sodium. Pour effectuer cette transformation, on emploie le perchlorate d’ammonium. On prend un poids de ce sel double de celui des chlorures alcalins, et on le traite par l’acide azotique au bain-marie, puis doucement à feu nu ; l’ammoniaque est oxydée et il ne reste que de l’acide perclilorique, qu’on redissout dans l’eau et qu’on ajoute aux chlorures. Après évaporation à sec, on lave le résidu à l’alccol; on le recueille et on le pèse. La présence de la magnésie dans ce procédé est sans inconvénient (Schlœsing).
Dosage indirect. — On peut déduire la quantité de sodium et de potassium contenus dans un mélange de chlorures, soit en dosant le chlore dans ces derniers, soit en les transformant en sulfates. Dans ce dernier cas, G étant le poids des chlorures et S le poids des sulfates, on pose les deux équations :