RECHERCHE ET SÉPARATION DU CÉSIUM
803. Le spectre du césium est caractérisé par deux raies brillantes (a = 459,7 et 456,0).
Le chloroplatinate de césium est le plus insoluble des cbloroplatinates alcalins. \Jaliin de césium est aussi beaucoup moins soluble (0,619 pour 100 d’eau à 17“) à froid que ceux de potassium et de rubidium (100 parties d’eau froide dissolvent 13^,5 du premier et 2P,27 du second); à l’ébullition, la solubilité est la même (Hedtenbacber). Quand au tartrate acide de césium, il est au contraire beaucoup plus soluble que les autres, car il n’exige pour se dissoudre qu’une partie d’eau bouillante et 10 parties d’eau à 25“ (celui du rubidium en exige 84 parties à 25°) (Allen).
C’est sur ces différences de solubilité qu’on se base pour séparer le césium. M. Bunsen utilisait d’abord la solubilité du carbonate de césium dans l’alcool absolu; mais il paraît exister un carbonate double de césium et de rubidium qui n’est pas tout à fait insoluble, de sorte que la séparation n’est pas complète. M. Sbarples a enfin
SELS D’AMMONIUM
indiqué un autre procédé pour séparer le césium du rubidium basé sur l’insolubilité du chlorostatmato de césium SnCl^Cs’^ dans l’acide chlorhydrique concentré.
Quant au dosage du césium mélangé au rubidium, il s’elïectue par voie indirecte et se déduit du poids des chlorures et du poids des sulfates fournis par ces chlorures. Le calcul se fait comme pour le cas du sodium et du potassium (p. 130).
SELS D’AMMONIUM
804. Nous avons exposé (t. I, § 356) la théorie de \ ammonium, due à Ampère, d’après laquelle les sels ammoniacaux sont envisagés comme renfermant le radical monatomique (AzIP) fonctionnant à la manière d'un métal alcalin. Cette interprétation s’impose surtout par les nombreux cas d’isomorphisme que présentent les sels ammoniacaux avec les sels de potassium. Ils donnent naissance aux mêmes sels doubles que ceux-ci.
Nous avons également fait connaître les circonstances dans lesquelles se produisent les sels ammoniacaux et quelle est l’action de la chaleur sur ces sels. Lorsque l’acide du sel est fixe, la chaleur en chasse l’ammoniaque. Lorsque l’acide est volatil, le sel se volatilise, mais en réalité en se dissociant en gaz ammoniac et acide libre, comme l’indiquent les densités de vapeur de ces combinaisons, qui n’existent donc pas à l’état de vapeur.
Nous n’avons donc à nous occuper ici que de l’histoire des principaux sels ammoniacaux qui tous s’obtiennent par l’action directe de l’ammoniaque sur les acides. Les sels obtenus dans l’industrie, principalement le chlorure et le sulfate, sont préparés à l’aide de l’ammoniaque fournie par les eaux de condensation du gaz, la distillation des eaux-vannes, etc. Les sels préparés dans les laboratoires sont obtenus en employant l’ammoniaque du commerce ou T'ammoniaque purifiée
SELS HALOÏDES D’AMMONIUM.
805. Chlorure d’ammonium AzU’Cl. — Le chlorure d'ammonium, connu depuis longtemps sous le nom de sel ammoniac, se présente dans le commerce sous la forme d’une poudre cristalline obtenue par cristallisation dans l’eau bouillante, ou en pains résultant de la compression de ces cristaux humides, ou