CHLORURE D’AMMONIUM
i ‘nfm en pains compacts obtenus par sublimation. Cette opération \ ; elTectiie en tassant le sel ammoniac dans des calottes liémisplié- ’iques en argile, lutées dans des vases de fonte, qu’on recouvre \ Tune autre calotte en poterie ou enfer, en lutant les joints avec de ï 'argile. En cliauffant, le sel ammoniac se volatilise et se dépose l uir la calotte supérieure, qui est percée d’une ouverture à son centre pour donner une issue à l’air dilaté.
On peut obtenir du sel ammoniac pur en chauffant dans cet y Appareil un mélange de sel marin et de sulfate d’ammonium.
' SO'^(AzHq2[2NaCl=SO^Na2 + 2AzH^Cl.
La même réaction s’effectue avec les solutions concentrées et chaudes de ces sels ; le sulfate de sodium se dépose en grande ! partie à chaud, tandis que le sel ammoniac reste dissous.
ILe sel ammoniac sublimé se présente en masses fibreuses translucides, ayant la forme des vases où s’est produite la sublimation et ayant une épaisseur de 10 centimètres environ; il est très difficile à réduire en poudre en raison de sa ténacité et de son élasticité. Densité = l,52. Le sel ammoniac se dissout dans l’eau avec abaissement de température; 30 parties de ce sel et 100 parties c d’eau abaissent la température de -h 13° à — 5° (Rüdorff). 100 parties d’eau en dissolvent :
à 0° IQo lOQo
Sa solution saturée bout à 115°. Par le refroidissement rapide, ‘elle abandonne le sel sous forme d’une farine cristalline composée ide cristaux plumeux résultant de l’agrégation de petits octaèdres.
La forme cristalline du sel ammoniac appartient au système 1’ cubique; mais le plus souvent les cristaux présentent des faces ! bémiédriques trapézoïdes qui paraissent les faire dériver du type ‘ quadratique.
Le sel ammoniac est insoluble dans l’alcool absolu.
Le chlorure d’ammonium est complètement fixe à la température ' ordinaire. Chauffé, il se réduit en vapeur sans fondre ; sa vapeur j possède une densité qui correspond à une molécule de quatre volumes. C’est que, comme tous les sels ammoniacaux volatils, le chlorure en vapeur se dissocie pour donner du gaz ammoniac et de l’acide libre (357). Une semblable dissociation se produit aussi : lorsqu’on fait bouillir la dissolution du sel ammoniac : la solution
SELS D’AMMONIUM
d’abord parfaitcmonL neutre devient acide, tandis que les vapeurs émises contiennent de l’ammoniaque; en efiet, elles bleuissent un papier rouge de tournesol.
Le sel ammoniac peut s’unir à très basse température a 3 ou G molécules de gaz ammoniac (Troost). Beaucoup de chlorures du reste sont dans ce cas.
Le sel ammoniac s’unit, comme le chlorure de potassium, à beaucoup d’autres chlorures pour former des chlorures doubles.
Cliauffé avec un métal alcalin, avec du fer, du zinc, le chlorure d’ammonium est décomposé en donnant du chlorure métallique, du gaz ammoniac et de l’hydrogène.
Les oxydes métalliques le décomposent à chaud; les uns en déplaçant l’ammoniaque, fes autres en se réduisant en partie et en produisant du chlorure métallique, de l’eau et de l’azote :
4CqO -{- 2AzH^Cl = CliCP + 3Cu -{- 4H2Q -{- Az^.
C’est ce qui fait employer le sel ammoniac pour l’étamage et le zinguage du fer et pour la soudure des métaux, dont il décape la surface oxydée.
806. Bromure d’ammonium AztPBr. — Il est très soluble dans l’eau et cristallise en cubes incolores, peu solubles dans l’alcool.
807. lodure d’ammonium AzH’L — Il cristallise en cubes déliquescents, se colorant facilement en jaune par de l’iode mis en liberté. Il est soluble dans l’alcool.
Il existe un biiodure AzIPI’^, qui est liquide, brun noir, décomposable par l’eau d’après l’équation
4AzH''P AzHP -f 3AzHM -f- 3HI.
808. Fluorure d’ammonium AzH’Fl. — On le prépare par saturation de l’acide fluorhydrique. Celui-ci renfermant souvent du plomb ou d’autres métaux, on ajoute à la solution du fluorure un peu de carbonate ou de sulfure ammonique, puis on concentre la solution claire dans une capsule de platine. Comme le fluorure d’ammonium perd de l’ammoniaque par l’évaporation, on sature de temps en temps la solution par du carbonate ammonique.
Le fluorure d’ammonium cristallise en lamelles hexagonales ou en prismes à saveur salée. Il est déliquescent, fusible et plus volatil que le sel ammoniac. Il perd de l’ammoniaque déjà à la température ordinaire, plus rapidement à 40°, et se transforme entliio-
AZOÏITE D’AMMONIUM.
uro acide. Il attaque rapidement le verre et doit être conservé ans des flacons de gutta-perclia ou d’argent.
Le FLUouüRt: acide AzIPFl. FUI cristallise en prismes volatils, )eu déliquescents. Ses vapeurs sont très irritantes.
La facilité avec laquelle les fluorures d’ammonium attaquent les î dlicates en présence de l’acide sulfurique les fait employer pour
I ’analyse de ces composés, ainsi que pour la gravure sur verre.
i SELS OXYGÉNÉS D’AMMONIUM.
jî 809. Chlorate d’ammonium GlO^AzIF. — Obtenu par saj uration directe ou en traitant le chlorate de potassium par le I luosilicate d’ammonium, il cristallise en aiguilles très solubles.
I Ze sel est instable et se décompose souvent spontanément avec I violence. Il se décompose avec dégagement de chlore et d’azote orsqu’on fait bouillir sa dissolution.
Ce sel a été employé comme oxydant pour la préparation du Qoir d’aniline.
810. Perchlorate ClO^AzIP. — On le prépare comme le 1 icblorate. Il est beaucoup plus stable et cristallise en prismes or-
iliorhombiques transparents, solubles dans 5 parties d’eau froide.
II est employé dans l’analyse chimique pour la séparation du potassium (p. 130).
811. Sulfate d’ammonium SO''(AzIF’)h — On rencontre ce sel idans le voisinage des fumaroles à acide borique de Toscane. On le fabrique en recevant dans l’acide sulfurique dilué les vapeurs
:i ammoniacales dégagées par l’action de la chaux sur les eaux- ^ vannes, etc. Il est isomorphe avec le sulfate de potassium et cristallise en prismes orthorhombiques pyramidés. 100 parties d’eau en dissolvent 77 parties à 0° et 97 p. 5 à 100”.
Ce sel est employé pour la préparation d’autres combinaisons 1 ammoniacales, par exemple de l’alun ammoniacal, et pour la fai brication des engrais artificiels.
^ Le sulfate d’ammonium fond vers 150” et se décompose à 280”
' en ammoniaque et sulfate acide SO'Td(AzIF). Celui-ci s’obtient 1 aussi en faisant cristalliser le sulfate neutre dans l’acide sulfurique concentré. Il se dépose en prismes orthorhombiques, solubles dans leur poids d’eau. La chaleur le décompose à son tour avec production d’azote, d’eau et de bisulfite SO^(AzIF)H qui se sublime.