PHOSPHATES DE CALCIUM
858. Phosphate tricalcique(PO'^)^Ga^ — Il forme les 80 centièmes des cendres d’os et se rencontre en outre dans la nature, formant des nodules ou des rognons dans certains terrains de sédiments, ou le plus souvent dans les terrains crétacés, à la base du grès vert. Ces concrétions, souvent très abondantes, sont désignées sous les noms de coprolitlies ou de phosphates fossiles. Elles constituent des ossements et des excréments fossiles et renferment des quantités variables de phosphate calcique, accompagnées de phosphate de magnésium et de carbonate de calcium, de traces de fluorure et quelquefois d’iode.
Le phosphate bicalcique a été rencontré, en cristaux hydratés (avec 2tPO), dans le guano de Sombrero, dans les îles Caraïbes ; c’est Y ornithite . Il est souvent associé à du fluorure ou à du chlorure de calcium et constitue alors diverses variétés d’apatite.
3(PO^0'Ca^CaFP ou (PO^)^
La p/iosp/io?'ite est une apatite compacte ; Vostéolite en est une variété terreuse. M. Dauhrée a reproduit l’apatite cristallisée par l’action duperchlorure de phosphore sur la chaux.
Les phosphates naturels sont exploités sur une vaste échelle pour la fabrication des superphosphates, c’est-à-dire du phosphate acide monocalcique (PO^)^Ca que sa grande solubilité rend plus rapidement assimilable par les plantes.
On obtient le phosphate tricalcique pur en précipitant une solution de chlorure de calcium additionnée d’ammoniaque par le phosphate disodique. C’est un précipité gélatineux, blanc, qui exige 125.000 p. d’eau froide pour se dissoudre; après calcination il en exige trois fois plus (Vœleker) ; néanmoins cette solubilité est difficile à établir, l’eau exerçant une faible action sur ce sel, surtout à l’ébullition ; il y a alors production de sel plus basique tout à fait insoluble et de sel acide qui se dissout ; le sel basique
. Ga'"
renferme (PO')^ ] et correspond aux apatites.
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