‹ Traité de chimie minérale et organique (volume 2)Chapitre 100 sur 359 · PHOSPHATES DE CALCIUM · texte numérisé non relu

PHOSPHATES DE CALCIUM

I Les acides dissolvent facilement le phosphate tricalcique : l’acide ji carbonique lui-même exerce cette action et facilite par là l’assimiij lalion du phosphate par les végétaux.

; L’eau saturée d’acide carbonique à 10° en dissout le carbo- 1 nate calcique diminue cette solubilité (Warrington).

I Les sels ammoniacaux, le chlorure de sodium, les azotates

(alcalins, favorisent aussi la dissolution du phosphate tricalcique.

On obtient ce sel cristallisé en laissant évaporer sa solution dans ^ l’acide acétique (Warrington)’. Quant à sasolution dans l’acide carbonique, elle abandonne un mélange de carbonate et de phosphate mono-acide. Le phosphate tricalcique est soluble dans l’acide sulfureux aqueux. Abandonnée à l’air, la solution abandonne du sulfite de calcium peu soluble et du phosphate monacide, tandis qu’il reste du phosphate diacide en solution. Par l’ébullition de la solution sulfureuse, il se dépose un sel double (Gerland).

Phosphate bicalcique ou mono-acide, PO^'Ca^'H. — Ce phosphate, souvent appelé phosphate neutre, se produit lorsqu’on précipite le chlorure de calcium par le phosphate disodique. C’est un précipité cristallin renfermant 2H^O de cristallisation, très peu soluble. Lorsqu’on fait digérer à froid le carbonate de calcium avec de l’acide phosphorique ou du phosphate diacide, il se transforme peu à peu en phosphate dicalcique cristallisé; à 100°, c’est le même sel, mais anhydre, qui prend naissance (Debray).

Ce phosphate se rencontre fréquemment dans les concrétions ou sédiments urinaires ; il est alors en cristaux microscopiques groupés en rosettes.

Phosphate monocalcique ou diacide (PO^)^ Call''. — Il se produit lorsqu’on fait digérer les phosphates précédents avec une quantité suffisante d’acide phosphorique ; la solution abandonne par l’évaporation des tables rhomboïdales, très solubles, contenant J molécule d’eau de cristallisation qu’elles perdent à 100°. L"eau froide le décompose en partie en donnant le phosphate monacide qui se sépare avec 2LPO; le même sel se sépare à l’état anhydre par l’action de l’eau bouillante (Erlenmeyer).

859. Superphosphates. — On donne cenom auxphosphates naturels transformés en phosphate acide soluble par l’action de 1 acide sulfurique. Ils sont nécessairement accompagnés de sulfate calcique et souvent de phosphate tricalcique non transformé.

SELS OXYGÉNÉS DU CALCIUM

La préparation des superphosphates par les phospliorites ou par les nodules d’apatites exige un broyage préalable de ces substances.

Les phosphates réduits en farine sont amenés par une chaîne à godets sans fin dans une caisse, en même temps que de l’acide sulfurique à o0° arrivant en quantité correspondante par une chaîne semblable. La caisse est munie d’un agitateur vertical portant des palettes hélicoïdales qui malaxent le mélange au fur et à mesure de son arrivée. La bouillie ainsi formée se déverse dans une caisse en maçonnerie où la réaction s’achève avec élévation de température et dégagement de gaz chlorhydrique ettluorhydrique dans le cas des apatites. Le dégagement de ces gaz s’effectue à travers une colonne de coke arrosée d’eau. Le produit, qui se prend en masse, doit de nouveau être réduit en poudre.

Lorsque l’acide sulfurique a été employé en quantité suffisante et que le phosphate a été bien bluté, le superphosphate obtenu est inaltérable. Dans le cas contraire, il subit peu à peu une rétrogradation, et si l’on dose le phosphate soluble à quelques semaines de distance, on trouve une diminution quelquefois considérable de ce sel, le seul qui donne au produit sa valeur marchande. Cette rétrogradation est due à la réaction qui s’établit lentement entre le phosphate tricalcique ou le carbonate non transformés et le phosphate acide ou l’acide phosphorique libre, réaction qui produit le phosphate (PO^)GaH insoluble. La présence de l’alumine et do l’oxyde ferrique est également une cause de rétrogradation.

BORATE DE CALCIUM.

860. Le borate calcique se rencontre dans la nature, formant des croûtes superficielles, comme en Toscane, ou des rognons à texture fibreuse; c’est ainsi qu’il se trouve près d’Iquique (Pérou). Le borate de cette localité renferme 12 p. 100 d’acide borique, 16,32 p. 100 de chaux, 41 p. 100 d’eau et 20 p. 100 environ de sulfate de sodium.

La datholite d’Arendal (Norwège) est un borosilicate de calcium cristallisé en prismes orthorhombiques. La boronatrocalcite est un borate de calcium et de sodium. Ces borates naturels sont exploités pour en retirer l’acide borique. •

Le borate de calcium est insoluble dans l'eau et s’obtient par double décomposition.

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