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EXTRACTION DES GAZ DISSOUS DANS L’EAU

on introduit le tube en caoutchouc sous la cloche destinée à recevoir le gaz, qui ne tarde pas à se dégager et qui pénètre dans la cloche en même temps qu’une certaine quantité d’eau entraînée en partie en vapeur, en partie mécaniquement par l’ébullition. Cette eau, qui recouvre la colonne mercurielle dans la cloche, redissout par le refroidissement une partie des gaz dégagés. Par la manœuvre du tube en caoutchouc, on fait rentrer cette eau dans le ballon par absorption, en laissant un peu refroidir celui-ci, puis on recommence à faire bouillir l’eau. Après avoir répété deux ou trois fois cette opération, la quantité d’eau déversée dans la cloche est beaucoup plus faible et se trouve, en outre, par suite de l’élévation de température du mercure dans la cloche, incapable de redissoudre une quantité notable de gaz. On enlève ensuite par absorption l’eau qui accompagne les gaz dégagés, et on soumet ceux-ci à l’analyse après en avoir mesuré le volume, en tenant compte de la pression, de la température et de la tension de la vapeur d’eau à la température de l’observation. On absorbe d’abord l’acide carbonique en introduisant dans la cloche graduée un morceau de potasse humide; la diminution de volume donne la proportion d'acide carbonique contenu dans le mélange. On | absorbe ensuite l'oxygène par le phosphore ou parle pyrogallol en 1 présence de la potasse, comme pour l’analyse de l'air. La nouvelle f diminution de volume observée indique la proportion d’oxygène. Le gaz restant est de l'azote.

Un autre procédé, plus précis mais nécessitant un appareil un peu plus compliqué, repose sur l’emploi de la pompe à mercure (fig. 75). Cette pompe est composée d’une poire A, terminant un tube barométrique qui se raccorde à sa partie inférieure à un réservoir à mercure B, mobile de bas en haut. Quand le réservoir est au bas de sa course, le Aude se fait en A si le robinet à trois voies D qui s’y raccorde est fermé et si A, avec le tube à robinet qui lui fait suite, a d’abord été rempli de mercure. Le ballon contenant l’eau est mis en rapport avec l’extrémité G. En ouvrant les robinets, le vide détermine le dégagement des gaz dissous; on facilita ce dégagement en chauffant un peu le ballon, puis, on referme les robinets. Les gaz de l’eau sont contenus en A, sauf la quantité qui occupe le tube presque capillaire, sous une très faible pression, et qui par suite est très petite. On peut déduire, du reste, la quantité de ces gaz de la capacité du tube et de la pression

EAU

indiquée par le manomètre M. Pour retirer les gaz enfermés en A on les fait passer à l’aide du robinet à trois voies, et en soulevant B, dans un tube gradué plein de mercure, qu’on dispose dans

Fig. 75.

le petit réservoir R. En faisant de nouveau le vide on fait passer en À la plus grande partie des gaz restant dans le tube.

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