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DIFFUSION DES SOLUTIONS. — DIALYSE

Avec la solation sursaturée de sulfate de sodium, la température s’élève à 33° au moment de la cristallisation.

117. Dissociation des sels par l'eau. — Certains sels sont décomposés par l’eau en acide et hydrate métallique, principalement ceux dont l’acide ou l’oxyde métallique sont peu énergiques si r on fait bouillir une solution d’acétate ferrique, elle ne tarde pas à abandonner de l’hydrate ferrique. Le plus souvent cette action décomposante donne. naissance à des sels basiques et à de l’acide libre ; mais la décomposition est limitée et s’arrête lorsqu’elle a mis en liberté une certaine quantité d’acide pour un volume donné d’eau. Les azotates et sulfates de mercure , X azotate de bismuth , le chlorure stanneux sont dans ce cas. Pour l’azotate de bismuth, la dissolution s’arrête quand la solution renferme 96 grammes d’acide azotique libre par litre. Ce n’est pas à la formation d’un composé insoluble dans l’eau qu’il faut attribuer la production de ces sels basiques, qui du reste se redissoudraient dans la quantité d’acide mis en liberté si celui-ci n’était pas dilué. Si l’on fait à froid une solution de chlorure ferrique et qu’on en élève la température, en voit sa couleur jaune tirer sur le rouge, ce qui est dû à la formation d’un chlorure basique soluble, pour reprendre sa couleur primitive par le refroidissement.

Le sulfure de sodium Na2S est soluble dans l’eau ; mais la solution renferme, selon toute probabilité, du sulfhydrate de sodium et .de l’hydrate de sodium:

Na2S + H20 = NaHS + NaHO

car ces composés ne dégagent pas de chaleur lorsqu’on les met en présence. Le sulfhydrate de sodium lui-même étant soumis à l’ébullition se dédouble suivant l’équation :

NaHS + H20 = NaH0 -h IPS.

Les bicarbonates alcalins sont également dissociés par l’eau :

2G03NaH = C03Na2 + CO2 + IPO.

En effet le passage d’un courant d’air à travers la solution ou son exposition dans le vide lui font perdre du gaz carbonique (Debray).

118. Diffusion des solutions. Dialyse. — Lorsqu’on verse une couche d’eau pure sur une solution saline, les liquides restent

EAU

d’abord séparés; mais peu à peu le sel dissous dans bipartie inférieure pénètre dans la couche d’eau, et au bout d’un temps plus ou moins long’, on obtient une solution homogène, telle qu'on l’aurait obtenue si l’on avait mélangé brusquement les liquides. Ce phénomène porte le nom de diffusion. Les différents corps sont loin de présenter la même diffusibilité et Graliam les a partagés à cet égard en deux classes : les cristalloïdes et les colloïdes.

Los cristalloïdes sont des corps cristallisables, très diffusibles. Les colloïdes au contraire sont incristallisables et peu ou point diffusibles. La gélatine, l’amidon, etc., sont dans ce cas. La solution de ces corps dans l’eau, faite à chaud, se prend en gelée par le refroidissement. Les cristalloïdes se diffusent dans ces mi-

lieux gélatineux aussi rapidement que dans l’eau pure et peuvent même traverser certains corps solides, amorphes, séparant leur solution d’une masse d’eau. Telles sont les membranes animales ou végétales, par exemple le papier parchemin. Une semblable paroi permet le passage des cristalloïdes, mais non celui des colloïdes qu’on peut ainsi séparer les uns des autres.

Pour effectuer cette séparation, que Graliam a nommée dialyse (Dutrochet avait antérieurement donné à ce phénomène le nom d 1 endosmose) on place le mélange dans un tambour dont le fond est formé par du papier parchemin et dont la paroi est généralement en gutta-porcha, puis l’on dispose ce dialyseur dans un vase contenant de l’eau pure (fig. 77 et 78). Les corps cristalloïdes traversent alors la membrane et se répandent dans le vase extérieur jusqu’à ce que leur proportion soit à peu près la même dans le li-

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