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ÉTAT NATUREL DE L’EAU

qUi Je du (lialyscur et clans l’eau extérieure. En renouvelant cette dernière, la diffusion recommence jusqu’à un nouvel équilibre et en répétant plusieurs fois cette opération ou en provoquant un renouvellement continu de l’eau, on détermine la dialyse de la totalité ou à peu près du corps cristalloïde, qui se retrouve dans l’eau du vase extérieur. Quant aux colloïdes, ils restent dans le dialyseur.

La dialyse permet aussi de séparer certains cristalloïdes les uns des autres d’après la différence de leur diffusibilité. Elle est employée notamment dans l’industrie sucrière, sous le nom d’o.çmose pour séparer des mélasses les substances qui entravent la cristallisation du sucre.

La dialyse facilite la dissociation des sels par l’eau, surtout lorsque l’un des éléments du sel est un colloïde. Si l’hydrate métallique correspondant au sel est incristallisable ( hydrate ferrique , alumine) il restera dans le dialyseur tandis que l'acide (acétique par exemple), traverse la membrane. Le phénomène dans ce cas est illimité si la masse d’eau extérieure est considérable. Chose cligne de remarque, les hydrates ainsi obtenus restent en dissolution quoiqu'ils constituent ordinairement des composés insolubles dans l’eau.

De même si l’on soumet à la dialyse une solution étendue de silicate de potassium additionnée d’acide chlorhydrique, la silice mise en liberté restera dissoute dans le dialyseur, tandis que le chlorure de potassium traversera la membrane.

Les solutions de corps colloïdes (alumine, silice, etc.) se prennent très facilement en gelée sous l’influence de la chaleur ou par la présence de certains corps.

119. État naturel de l’eau. — L’eau recouvre les deux tiers de la croûte terrestre, constituant principalement les mers qui, sur certains points du Pacifique, atteignent une profondeur de 6 à 8000 mètres et plus. Ces grandes étendues de surface aqueuse sont soumises à une évaporation continue qui répand dans l’atmosphère des quantités considérables de vapeur d’eau. Celle-ci reste en partie à l’état de vapeur dans l'air et se condense en partie sous forme vésiculaire, constituant les nuages qui se résolvent ensuite en pluie. L’eau enlevée ainsi aux mers leur est restituée parles cours d’eau alimentés eux-mêmes par les phénomènes météorologiques aqueux, pluie, brouillard, rosée, givre, neige, qui constituent les eaux météoriques. Les eaux qui séjournent ou circulent à la sur-

EAU

face de l’écorce terrestre sont les eaux telluriques. Elles contiennent toujours en dissolution une partie des principes minéraux ou organiques qu’elles rencontrent sur leur parcours. Elles se subdivisent en diverses catégories suivant l’abondance et la nature des principes qu’elles renferment. Les eaux météoriques ellesmemes ne sont pas de l’eau pure, car outre Jes principes gazeux de l’atmosphère, elles tiennent en dissolution ou en suspension les matériaux de nature variée entraînés mécaniquement par l’air.

120. Eau distillée. — Pour avoir de l’eau pure, il faut soumettre l’eau naturelle à la distillation. Cette opération se pratique

Fig. 79.

dans des alambics en verre ou en métal. La figure 79 représente le type le plus fréquemment employé. Il faut avoir soin de rejeter les premières portions qui distillent parce qu’elles renferment de l’acide carbonique et de l’ammoniaque. L’eau distillée ne doit donner aucune des réactions que nous indiquerons plus loin, destinées à déceler la présence des matières minérales dissoutes. L’eau distillée qui a séjourné à l’air se charge d’oxygène, d’azote et d’acide carbonique, dont on peut la priver par une ébullition plus ou moins prolongée.

121. Eaux météoriques. — Ideau de pluie renferme, outre les éléments gazeux de l’atmosphère, divers sels : du carbonate et de l’azotate d’ammonium et des sels fixes tels que le chlorure de

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