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PURIFICATION DES EAUX

Lorsque l’eau n’a besoin que d’une clarification; il suffit d’une filtration à travers une couche de sable ou dans des fontaines en g rès à double fond en pierre-filtrante, d’où s’élève le long de la paroi un tuyau communiquant avec l’air, de manière à permettre à l’eau de pénétrer dans la chambre inférieure à travers la paroi poreuse; la chambre est munie d’un robinet pour l’écoulement de l’eau.

On pratique fréquemment sur une grande échelle la filtration des eaux distribuées aux habitants dans les grandes villes.

Citons entre autres le filtre Fonvielle utilisé dans certaines fontaines publiques de la ville de Paris (lig. 81).

Il est composé d’une cuve offrant une surface de 1 mètre carré environ partagée en trois compartiments A, B, C, séparés par des doubles fonds percés de trous. Le premier reçoit des éponges; le second, du sable; le troisième, du charbon de bois.

L’eau arrive par le tuyau de distribution E et pénètre dans le filtre par les robinets 1 à 4 et en ressort par les robinets 5 à 8. Si le robinet 1 est ouvert, ainsi que le robinet 7 ou 8, l'eau traverse le filtre de bas en haut.

Nous n’abandonnerons pas ce sujet sans signaler le filtre Chamberland (fig. 82). C’est un cylindre creux en porcelaine dégourdie, de 2 décimètres environ de hauteur et de quelques centimètres de diamètre. Il est enfermé dans un manchon en cuivre nickelé qui s’adapte au robinet de distribution. L’orifice du filtre traverse la base inférieure du manchon; c’est par là que s’écoule l’eau qui traverse le filtre, après 1 avoir entouré de toute part sous pression I. — Chimie minérale. ili

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et s’être débarrassée de tous les germes qu’elle tenait en suspension.

Le danger que présente l’introduction dans l’organisme de germes vivants peut enfin être facilement écarté en soumettant à l’ébullition l’eau destinée à la boisson. Cette eau doit ensuite être aérée par l’agitation avec l’air.

Parmi les moyens chimiques recommandés pour l’épuration et la conservation de l’eau, citons l’emploi du fer. En se rouillant an contact d’une eau chargée de matières organiques, il détermine en même temps l’oxydation de ces dernières. L’oxyde ferrique formé cède à la matière organique une partie de son oxygène qu’il reprend ensuite à l’air qui se dissout dans l’eau. L’eau clarifiée par le dépôt, ou filtrée, ne contient plus alors de matières organiques; c’est pourquoi aussi l’eau se conserve très bien dans des caisses en tôle. En Angleterre, on emploie quelquefois le fer en éponge, obtenu par la réduction de ses oxydes, pour filtrer l’eau. Le fer a en outre l’avantage de déplacer le plomb et le cuivre que le contact de l’eau avec çes métaux aurait pu entraîner en dissolution.

125. Eaux minérales. — On désigne sous ce nom les eaux naturelles qui, par leur température ou par les substances qu’elles tiennent en dissolution, peuvent exercer sur l'économie une action thérapeutique. L’usage médical de ces eaux est très ancien et les Romains en tiraient un grand parti, ainsi que le constatent les vestiges qu’ils ont laissés dans la plupart de nos grandes stations thermales.

La constitution chimique des eaux minérales, qui est en rapport intime avec leur gisement géologique, est des plus variées. Il en est de même de leur température et de l’abondance de leur débit. La température dépend de la profondeur à laquelle se trouve la nappe d’eau qui alimente la source, on peut admettre que pour chaque centaine de mètres de profondeur il y a une augmentation de température de 3 degrés. Les sources les plus chaudes sont aussi en général les plus abondantes.

On classe les eaux minérales suivant l’élément prédominant qui y est contenu, ou en se fondant sur la présence d’un principe doué de propriétés thérapeutiques spéciales, malgré la proportion relativement minime de ce principe. Chaque classe d’eau se subdivise en eaux froides et eaux thermales. Sont réputées thermales les eaux dont la température au point d’émergence est supérieure à 15 ou 20°; dans ces limites de température on peut les envisager

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