ST
sr-
gr.
Carbonate de calcium
— de magnésium . .
— ferreux et man-
ganeux
Phosphates, fluorures, alu-
mine
traces.
Silicate de magnésium
— de sodium
— de potassium
Silice en excès
Sulfate de calcium
— de magnésium
— de sodium
— de potassium
— de lithium
traces.
traces.
Chlorure de sodium
— de magnésium .. .
— de potassium. . . .
Azotate de sodium
traces.
Arséniate
traces.
Cuivre
traces.
Matière organique et eau du
résidu à 200° *.
Total par litre
(Willm).
(Willm).
(Wi
lm)T~"
EAU
131. Eaux sulfureuses. — Ces eaux sont minéralisées par du sulfure de sodium ou du sulfure de calcium, quelquefois par du gaz hydrogène sulfuré. Elles possèdent une odeur plus ou moins prononcée d’œufs pourris et une saveur hépatique. Elles donnent avec les sels de plomb, d’argent, etc., un précipité de sulfure métallique, quelquefois seulement une coloration jaune brun. Un assez grand nombre d’eaux possèdent à leur émergence, au moins par moments, une odeur sulfureuse très fugitive due à des traces de gaz sulfhydriquc; l’eau de Jtoyat est dans ce cas; mais on ne peut l’envisager comme sulfureuse.
On divise, d’après Eontan, les eaux sulfureuses en eaux sulfureuses naturelles ou primitives , et en eaux sulfureuses accidentelles. Les premières sourdent de terrains primitifs, et sont généralement thermales. Les autres sont froides et salines, et appartiennent aux terrains secondaires ou tertiaires. On admet que le sulfure qu’elles renferment résulte d’une réduction des sulfates par le contact des matières organiques ; 'elles renferment généralement du sulfure de calcium ou de l'hydrogène sulfuré.
Eaux sulfureuses primitives. — Toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées font partie de cette classe. Elles sont toutes thermales et leur thermal! té est comprise entre 30° et 78°. On ne peut guère en citer que deux qui soient froides, Labassère (12°) et Gazost (12° à 14°). Les plus chaudes sont celles d'Ax, d’Olette (77°-79), d’Amélie-les-Bains (62°), etc. La minéralisation totale est toujours faible (0gr,2 à 0gr,4 par litre); la sulfuration va pour certaines sources jusqu’à 0gr,(J78 de sulfure de so'dium.
Quelle est la nature du principe sulfuré des eaux sulfureuses naturelles ? L’odeur à peu près nulle, que possèdent ces eaux à leur émergence, éloigne l’idée de l’hydrogène sulfuré libre et ce n’est que par l’ébullition que l’odeur de ce gaz se manifeste. Les gaz émis à la source sont de l'azote avec très peu d’hydrogène sulfuré; ils ne renferment en général que peu d’acide carbonique, la petite quantité de ce gaz qui se trouve dans l'eau restant dissoute. L'oxygène ne peut pas s’y rencontrer.
Dans beaucoup d’établissements thermaux, on utilise ces vapeurs en inhalations.
Le tableau suivant indique cette sulfuration, en même temps que la température pour les principales sources des Pyrénées :