SOLUBILITÉ DE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE
On peut mettre cette grande solubilité en évidence par plusieurs expériences. Une cloche remplie de gaz sur le mercure et portée sur l’eau se remplit instantanément de liquide et 1 absorption est si brusque qu’elle peut briser la cloche, aussi faut-il avoir soin d’entourer celle-ci d’un linge.
Si l’on introduit un fragment de glace dans une cloche contenant du gaz chlorhydrique, celui-ci est rapidement absorbé par la glace, qui entre en fusion.
Si l’on remplit un flacon de gaz chlorhydrique, par déplacement d’air, qu’on le ferme avec un bouchon portant un tube effdé, puis que l’on introduise l’orifice extérieur de ce tube dans une masse d’eau, on voit bientôt celle-ci s’élever dans le ballon en formant jet d’eau (fig. 89). Si l’on a coloré l’eau par
Fig. 90.
de la teinture bleue de tournesol, la couleur virera au rouge. Il est nécessaire d’amorcer le tube effilé par l’introduction de quelques gouttes d’eau.
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Pour préparer la solution d’acide chlorhydrique, on fait agir l'acide sulfurique étendu des 2/3 de son volume d’eau sur le sel marin, ou bien on arrose celui-ci avec de l’acide chlorhydrique du commerce, au lieu d’eau qui absorberait une grande
quantité du gaz produit, et on ajoute peu à peu l’acide sulfurique concentré. Le gaz dégagé est d’abord lavé dans un premier llacon contenant un peu d’eau, puis dans une série de flacons de Woulfe (fi g. 90), contenant de l’eau distillée et refroidis extérieurement ; la dissolution de l’acide chlorhydrique se fait en effet avec élévation de température, en même temps le liquide augmente de volume et de densité.
L’acide du commerce est obtenu comme produit secondaire dans la préparation du sulfate.de sodium en vue de la fabrication de la soude par le procédé Leblanc. Le sel commun est traité par l’acide sulfurique des chambres de plomb dans de grandes bassines en fonte. Le gaz chlorhydrique qui se dégage est appelé à travers un système de tours de condensation construites en poteries, matériaux inattaquables par l’acide chlorhydrique, et de 15 mètres de haut. L’intérieur de ces tours est muni de fragments de poteries reposant sur des voûtes à jour et sur lesquelles s’éparpille de l’eau fournie par un bac surmontant les tours; cette eau se sature dans sa chute de gaz chlorhydrique. La figure 91 montre la disposition de ces tours.
Dans d’autres cas, la décomposition du sel marin est produite dans des cornues cylindriques, et le gaz chlorhydrique dégagé est dirigé dans une série de touries contenant de l’eau (fig. 92).