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PEROXYDE D IODE. — IO

211. Ce composé, peu important et mal défini, se forme, d’après Millon, lorsqu’on traite l’iode par l’acide azotique fumant, et reste combiné à cet acide, formant un produit jaune qu’on isole en faisant évaporer l’acide azotique au-dessus d’un vase contenant de la chaux. L’eau décompose ce corps en acide iodique et iode. Millon a encore signalé un oxyde I10O1!).

ANHYDRIDE IODIQUE. — I205.

212. On l’obtient en chauffant l’acide iodique à 170°. C’est une masse cristalline blanche qui se décompose à 300° en iode et oxygène et qui se dissout dans l’eau avec élévation de température. Densité = 4,487 à 0°.

ACIDE IODIQUE. — IO>H.

213. On obtient cet acide: 1° par hydratation de l’anhydride;

2° En décomposant l'iodate de baryum par l’acide sulfurique,

filtrant et faisant cristalliser;

3° En faisant bouillir l’iode avec cinq parties d’acide azotique fumant, évaporant à sec et faisant cristalliser le résidu dans l’eau;

4° Par l’action de l’eau sur le chlorure d’iode ou en traitant l’iode par le chlore en présence de l’eau.

I 4- Cl5 + 3H20 = I03H 4- 5HCI.

On enlève l’acide chlorhydrique formé à l’aide de l’oxyde d’argent ou, ce qui est plus pratique, on traite le mélange d’acides par le chlorure de baryum; l’iodate de baryum très peu soluble, se précipite; on le décompose ensuite par une quantité équivalente d’acide sulfurique.

IODATES.

L’acide iodique cristallise de sa solution concentrée en tables hexagonales ou en masses cristallines dures et brillantes. Si la ; solution renferme de l’acide sulfurique, on l’obtient en cristaux ! volumineux. Densité a 0° = 4,629 (Ditte). Il est très soluble dans ; l’eau et se dissout aussi dans l’alcool. C’est un agent oxydant éner- I gique, il est décomposé à chaud, avec déflagration, par le phosphore, le soufre, les matières organiques. L’hydrogène sulfuré, i l’acide sulfureux, le chlorure stanneux et autres agents réducteurs le décomposent généralement en deux phases. Ainsi avec l'acide I sulfureux, qui est le réactif par excellence de l’acide iodique et des iodates, on a :

2I03H 4- oSO2 -h 4H20 = I2 4- 5S04H2 I2 4- SO2 H- 2H20 = 2III 4- S04H2.

Si l'on opère en présence d’amidon, la première phase est accusée par la couleur bleue que prend la solution; dans la seconde phase, cette coloration disparait de nouveau.

La chaleur décompose l'acide iodique, d’abord en eau et anhydride, puis en iode et oxygène.

L'acide iodique forme une combinaison stable avec l'acide sulfurique.

214. Iodates. — L’acide iodique est un acide monobasique, et les sels normaux ont pour composition I03M'; (I03)2M", etc. Mais il est susceptible, en outre, de donner des sels acides.

Les iodates se forment dans un grand nombre de circonstances : 1° En traitant l’iode par la potasse concentrée :

3I2 -h 6K H O = 5 Kl -h I03K H- 3H20 .

2° En traitant l’iodure de potassium par le permanganate :

Kl H- 2Mn04K 4- 3H20 — I03K H- 2KHO 4- 2Mn02.H20 (Péan de S1 Gilles).

3° En faisant réagir l'iode sur le chlorate de potassium (Millon) :

2C103K+12 — Cl24-2I0aK.

On dissout 75 grammes de chlorate dans 400 grammes d’eau bouillante, avec 1 gramme d’acide azotique, puis on y ajoute par petites portions 80 grammes d’iode. L’iode se dissout et le chlore se dégage. L’addition d’acide azotique a pour but de mettre un peu d’acide chlorique en liberté. La réaction terminée, on précipite par le chlorure de baryum, si l’opération a pour but de préparer l'acide iodique.

3'8 COMBINAISONS OXYGÉNÉES DE L’IODE

4 On obtient pareillement l’iodale de potassium en traitant hchlorate par le chlorure d’iode (L. Henry):

C103K ICI = I03K -t- Cl2,

et. l’iodate de calcium en ajoutant de l’iode à une solution chaude de chlorure de chaux:

:>CaOCl2 4- P HP H20 = 4CaCP + 2HCI H- (I03)2Ca.

IjCs i od dtes alcalins normaux et celui de calcium sont solublesdans l’eau ; les autres sont insolubles ou peu solubles. Ils sont décomposés par la chaleur en iodurc et oxygène ou en oxyde, oxygène et iode (sels de magnésium, de zinc, etc.). L’iodate de baryum se transforme d’abord partiellement en periodate.

Ils forment des mélanges explosifs avec les corps combustibles.

Les réactions sont analogues à celles de l’acide iodique.

Outre les iodates normaux, il existe des iodates acides et des an hy dr o - i o d a te s c o rre sp o nd an t s .

Ainsi on connaît un duodcite monopotassique POr'KH et un truodate [1O IvII >, qui se transforment en anhydro - diiodcitr. LOHv- — 21 OK -f- I20ü et anhydro-triiodate P08K = I03K POr’ ; le picmiei a L10 , le second a I / 0 ° . L acide indique est à peu près le seul acide monobasique donnant lieu à de semblables sels.

ANHYDRIDE PERIODIQUE. — DOC

215. On regarde comme tel la masse cristalline blanche que l’on obtient en chauffant l’acide périodique à 160°; mais cela n’est pas prouvé.

ACIDE PERIODIQUE. — IO H ou lO' H -,

216. Cet acide se produit lorsqu’on traite 1 acide perchlorique pa r l’iode, ou lorsqu’on décompose le sel d’argent neutre par l’ébullition.

Le point de départ pour l’obtention de cet acide est le periodate de sodium. On prépare ce sel en dissolvant l’iodate de sodium dans la soude et traitant la solution par un courant de chlore.

I08Na + 3NaÜH + Cl2 = IÛ6iNa2II:! + 2NaCl.

Le periodate basique de sodium IOcNa2IP se dépose en houppes soyeuses. On le dissout dans l’acide azotique et on y ajoute de l’azotate d’argent, qui donne un précipté de periodate diargentique fO°Ag2IF. Ce sel se dissout dans l’acide azotique bouillant qui, par le refroidissement, abandonne le periodate I04Ag.

PERIODATES.

Le periodate monargentique est décomposé par l’eau bouillante

su acide périodique libre et periodate basique insoluble.

On peut aussi obtenir par précipitation le periodate de plomb, qu’on décompose par l’acide sulfurique.

L'acide périodique cristallise par la concentration en prismes orrhorliombiques limpides, très solubles dans l’eau et déliquescents. (1 fond à 136°. Sa composition est IO*H.2HaO, soit IOcIP. Il se décompose complètement à 140°; onne connaît donc pas l'acide IO'tL Il est très acide. Les réactions sont les mêmes que celles de l’acide iiodique.

217. Periodates. — L’acide périodique tend à donner des sels basiques; c’est le contraire de ce qui a lieu pour les iodates qui donnent des sels acides. On peut envisager les periodates comme i dérivant de l’acide IO°IP et de ses anhydrides I05II3 et IO'H. Dans i les periodates dérivant de l'acide IOcIP (acide normal) l’hydrogène i n’est remplacé qu'exceptionnellemcnt en totalité par un métal, et la plupart des sels renferment IOGIPM/2 (Langlois, Basarow). La chaleur de neutralisation de l’acide parla potasse justifie l’opinion que l'acide périodique est pentavalent et bibasique. La neutralisation par les deux premières molécules de potasse (KHO) dégage 26cal,6 ; la suivante ne dégage que 3cal,l et les deux dernières molécules ensemble seulement 3caI,8 (Tliomsen).

La grande variété de composition des periodates a, du reste, donné lieu à diverses opinions sur la constitution de ces sels. En regardant les sels de l’acide IO°HB comme normaux , les sels dérivant de l’hydrate IOIP pourront être désignés co mme par a periodates et ceux dérivant de IO’II comme métaperiodates. Voici du reste la composition de quelques-uns de ces sels :

Periodates normaux. Para-periodates.

Méta-periodates.

I06IIsNa2

IOsH2Ag

JOpH3Ag2

105HAg2

IO;Ag

IOûHAg'f

I05Ag3

IO*Na

JORAg:;

(108)2Pb3

(IOr')2Ba5

A.ux sels ci-dessus en

correspondent encore d’autres, résultant

d’une déshydratation et dérivant alors de deux molécules d’acide périodique. Ainsi le paraperiodale d’argent KPIIAg2 donne le diperiodatc I309Ag4 et le periodate normal de zinc IOcZn2H renferme après déshydratation l2OuZnb

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