GÉNÉRALITÉS SU» LES ÉLÉMENTS HALOGÈNES
j acides oxygénés dissous nous pourrons établir le tableau suivant, | dû en grande partie aux données fournies par M. Berthelot :
[H. Cl. O] — 2cal,9 [H- Cl. O3] — 12cal,0 [H. CI. O1] + 4cal,9
[H. Br. 0] — 6 ,2 [H. Br. O3] — 24 ,8 |H. Br. O4] inconnu
[H. I. O] — 5 ,2 [H. I. O3] + 21 ,9 [H. I. O4] 4- 13 cal,5
On voit d’après cela pourquoi le chlore est déplacé par l’iode dans les acides perchlorique et clilorique. Le brome d’après ces s résultats doit être déplacé par le chlore ; c’est en effet ce qui se produit lorsqu’on traite un hromate par le chlore, contrairement à ce que plusieurs chimistes ont avancé. L’ordre des affinités pour l’oxygène n’est donc pas tout à fait inverse de celui des affinités jpour l’hydrogène.
Quant à la réaction entre les hydracides et les sels halogénés,
« elle tend toujours à produire l’hydracide qui dégage le plus de chaleur par sa formation. L’est ainsi que l’acide iodhydrique décompose les chlorures et les bromures (63).
Pour compléter les relations qui lient les halogènes, nous ajouterons l’isomorphisme qu’on constate pour presque tous les sels halogènes d’un même métal. La solubilité des sels halogènes présente beaucoup d’analogies. Les chlorures, bromures et iodures d’argent et mercureux sont insolubles, ceux de plomb et de thallium sont peu solubles et leur solubilité diminue des chlorures aux iodures. Les fluorures néanmoins s’éloignent sous quelques rapports des sels halogènes ; le fluorure d’argent est soluble, celui de calcium est insoluble tandis que les chlorure, bromure et iodure de calcium sont très solubles.
Les propriétés physiques des éléments halogènes se modifient graduellement, comme leurs affinités chimiques, avec leur poids atomique. Le tableau suivant suffira pour faire ressortir ces différences :