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EXTRACTION DU SOUFRE

I :ians les eaux minérales sulfureuses. Enfin, il entre comme partie instituante dans les matières albuminoïdes et analogues.

220. Extraction. — On retire le soufre soit des dépôts natu- •els de soufre natif, soit des pyrites.

1° Traitement du soufre natif. — Le procédé le plus ancien ! *t le plus grossier consiste à réunir le minerai de soufre natif en

Fig. 102.

^grandes meules de 100 à 1000 mètres cubes de capacité, à sole inclinée pour permettre l’écoulement du soufre fondu. La partie i inférieure de la meule est maintenue par un mur de 1 à 2 mètres de hauteur pourvu à la partie déclive d’une ouverture pour l’écoulement du soufre. Le minerai est disposé de telle sorte que les fragments les plus volumineux occupent la partie inférieure et s’élèvent vers le milieu de manière à former cheminée. On met le feu à la meule et la combustion d’une partie du soufre suffit pour faire fondre le reste. Le tiers du soufre est brûlé et l’opération dure de un à deux mois. Ce procédé, dit des calcaroni , est usité en Sicile, où il s’impose du reste par le manque de combustible.

A Pouzzoles, près de Naples, l’extraction du soufre a lieu par distillation dans des pots en terre A (fig. 103), disposés sur deux files dans un fourneau à galère. Chaque pot reçoit 2b à 30 kilogrammes de terre soufrée, il est fermé par un couvercle luté à l’argile et communique par une tubulure supérieure avec un pot semblable, B, placé à l’extérieur et où se condense le soufre, qui s’écoule ensuite dans un réservoir placé en contre-bas. Le soufre

SOUFRE

qui distille ainsi renferme encore environ 3 p. 1 00 d'impuretés, entraînées mécaniquement, et il a besoin d’un raffinage , auquel il faut soumettre aussi le soufre de Sicile.

Fig. 103.

En France, principalement à Marseille, le raffinage s’effectue dans des cylindres en fonte A placés côte à côte, ayant lm,5 de longueur sur 0m,b de diamètre et reliés chacun à un conduit de

même diamètre se relevant en col de cygne et conduisant les vapeurs de soufre dans la chambre de condensation B(fig. 104), en maçonnerie, d’une capacité de 80 mètres cubes environ.

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