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SOC12 + 4H20 = SO(OH)2 + 2HC

Le gaz ammoniac sec le convertit en un corps blanc, pulvérulent, mélange de sel ammoniac et de thionamide SO(ÀzH2)2 :

SOC12 + 2AzH3 = SO(AzH2)2 + 2AzH*CI.

L’eau bouillante convertit la thionamide en sulfite d’ammonium SO(OAzH4)2.

On obtient un composé intermédiaire entre l’acide sulfureux et la thionamide, Y acide thionamique SOc^yzpp , qui est une substance cristalline et volatile, en faisant agir le gaz ammoniac sur l’anhydride sulfureux en excès :

so.o+AzH>=s«^H,

Avec un excès d’ammoniaque, on obtient le thionamate d’ammonium SO(AzH2)(OAzH4), sel volatil et déliquescent.

ACIDE HYDROSULFUREUX. — S02H2.

251- Ce composé intéressant a été découvert par M. Schutzenberger. Il n’a été isolé à l’état de liberté qu’en solution et ses sels sont extrêmement oxydables.

On connaissait depuis longtemps ce fait que le fer et le zinc se dissolvent dans l’acide sulfureux sans dégagement de gaz et on pensait que le produit de la réaction est un hyposulfite, ce qui est

ACIDE HYDROSULFUREUX.

le cas en effet lorsque l'action se prolonge trop longtemps. Scliœnbein avait reconnu en outre que l’acide sulfureux ainsi traité a acquis la propriété de décolorer l’indigo qu’il transforme en indigo blanc.

Dès que le zinc est pendant un instant en présence de l’acide sulfureux, celui-ci se colore en jaune, ce qui est la couleur de l'acide liydrosulfureux libre. On obtient de môme une solution jaune, plus foncée, lorsqu’on traite l’hydrosulfite de sodium par l'acide sulfurique. L’action du zinc sur l’acide sulfureux s’exprime par l’équation

2S03H2 + Zn — S03Zn + S02H2 + H20 .

La formule de l’acide liydrosulfureux est justifiée par son pouvoir réducteur. Si l’on mesure ce pouvoir réducteur par une solution titrée de permanganate de potassium, on reconnaît qu’après l’action du zinc, ce pouvoir est exactement 1 1/2 fois celui de l’acide sulfureux lui-même. En effet, les deux molécules d’acide sulfureux en réaction exigent deux atomes d’oxygène pour être converties en acide sulfurique; la réaction terminée, la molécule de sulfite de zinc exige un atome d'oxygène et l’acide hydrosulfureux deux atomes, soit en tout 1 1/2 fois plus que l’acide sulfureux. On prépare Y hydro sulfite de sodium , auquel M. Schutzenberger

a reconnu la formule S02NaH=SO^^ga (1), en introduisant de

la tournure de zinc dans une solution de bisulfite de sodium, concentrée et froide :

3S03NaH + Zn = S03Zn.S03Na2 + S02NaH + H20.

Il se dépose des cristaux de sulfite double de zinc et de sodium, tandis que l’hydrosulfite reste dissous. On verse cette solution dans trois fois son volume d’alcool, qui précipite une nouvelle quantité du sel double, puis la solution claire est siphonnée, en évitant le plus possible le contact de l’air, et abandonnée à ellemême ; l’hydrosulfite se dépose bientôt en une bouillie d’aiguilles incolores et feutrées, qu’on sèche dans le vide. Une fois sec il est devenu beaucoup moins altérable.

Un autre mode de formation très remarquable de l’hydrosulfîte de sodium est l’électrolyse d’une solution de bisulfite. On intro-

(!.' Analogue a la constitution des hypophosphites. — M. Hernthscn assigne à* ce sel la composition S204Na2.

COMBINAISONS OXYGÉNÉES DU SOUFRE

(luit ce sel dans un vase poreux placé dans de l’acide sulfurique étendu et on le met en communication avec le pôle négatif d’une pile, l’électrode positive plongeant dans le vase extérieur. Au bout de très peu de temps on peut constater la présence de l’hydrosulfite à l’aide d’une des réactions citées plus bas. La production de ce sel au pôle négatif a lieu dans ce cas d’après l’équation très simple (P. Schutzenberger) :

S03NaH + H2 = S02NaH -f li20.

L’électrolyse d'une solution d’acide sulfureux donne au pôle négatif de l’acide liydrosulfureux tandis qu'il y a production d’acide sulfurique au pôle positif (Guérout).

La solution d’hydrosulfite de sodium s’échauffe au contact de l’air en se transformant en sulfite acide et est douée comme l’acide lui-même de propriétés réductrices ou hydrogénantes énergiques.

Elle décolore instantanément une solution d’indigo bleu et réduit à l’état métallique les sels d’argent, de mercure, de cuivre. Avec le sulfate de cuivre on obtient même, si ce sel n’est pas en excès, un précipité d’bydrure de cuivre CirIP.

En ajoutant un lait de chaux à la solution d’hydrosulfite monosodique, on obtient une solution contenant sans doute un sel bimétallique, qui est moins altérable à l’air.

L’hydrosulfite de sodium tend à se décomposer spontanément et à se convertir en thiosulfate :

2S02NaH = S203Na2 + H20.

L’acide libre éprouve la même transformation, seulement, comme l’acide thiosulfurique (hyposulfureux) formé est très instable, il y a formation d’acide sulfureux et de soufre libre :

L’hydro sulfite de sodium peut servir au dosage de l’oxygène libre (96). Il est aussi employé dans la teinture en indigo (Schutzenberger et de Lalande).

SESQUIOXYDE DE SOUFRE. — S203.

252. En chauffant de l’acide sulfurique fumant avec du soufre, il se colore en bleu, comme l’a constaté Bucliolz en 1804; un peu pins lard F. C. Vogcl fit voir que l’anhydride sulfurique s’unit au soufre en donnant le même produit. Le corps bleu ainsi formé

ANHYDH1DE SULFURIQUE.

est, d’après M. R. Weber, du sesquioxyde de soufre. Pour l’obtenir, on ajoute par petites portions de la fleur de soufre à de l’anhydride sulfurique fondu et maintenu vers 15°. Le soufre se liquéfie rapidement en gouttelettes bleues qui se concrèlent sans se dissoudre dans l’excès d’anhydride.

Le sesquioxyde de soufre est une masse cristalline, ressemblant à la malachite, qui se dédouble lentement à froid, rapidement à chaud, en soufre et anhvdride sulfureux :

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