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DIFFUSION COLLOÏDALE

gorille parce qu’il y entre plus de gaz carbonique qu’il ne sort d’hvdroeène. Ce fait est tout à fait contraire aux lois de diffusibilité La diffusion colloïdale n’est donc pas en relation avec la densité des gaz, Elle dépend de la facilité avec laquelle les gaz sont condensés ou dissous par la substance de la paroi. Le gaz, après s’ètre ainsi condensé, rencontrant de l’autre côté un espace où sa tension est nulle au début, il s’y répand.

Le gaz carbonique, dont la diffusibilité moléculaire est près de cinq fois plus faible que celle de l’hydrogène , traverse le caoutchouc deux fois et demie plus vite que ce dernier gaz.

La diffusion des gaz à travers une couche aqueuse est tout à fait du même ordre. On ne peut conserver longtemps pur un gaz dans une cloche renversée sur l’eau. D’un côté, ce gaz, quelque faible que soit son coefficient de solubilité, se dissout en petite quantité dans l’eau et la solution produite l’abandonne de nouveau à l’air libre. D'autre part, les gaz de l’air se dissolvent aussi dans l’eau et de là se répandent dans la cloche.

Fig. 30.

En remplaçant le tube de terre de l’appareil représenté dans la ligure 29, par un tube de 'platine ou de fer doux de 3 millimètres d épaisseur, et le tube de verre par un tube de porcelaine vernie, disposé dans un four à réverbère (fig. 30), MM. IL Deville et Troost ont

INTRODUCTION

montré que l’hydrogène traverse ces métaux au rouge. Pour cela, ils ont fait passer de l’hydrogène dans le tube de métal bb et de l’azote dans le tube de porcelaine ad . En arrêtant le passage de Phydrogène et mettant l’extrémité du tube de fer en communication avec un tube barométrique d, ils ont vu le mercure s’élever dans le tube, l’hydrogène passant de l’intérieur à l’extérieur. L’ascension du mercure a aiteint 740 millimètres, c’est-à-dire que la tension du gaz intérieur n’était plus que de 20 millimètres.

Si, dans le même appareil, on fait passer l’azote dans le tube de métal et l’hydrogène dans le tube extérieur, on peut constater, lorsqu’on arrête le courant d’azote, que l’hydrogène continue à pénétrer dans le tube métallique au point d’atteindre une pression de deux atmosphères.

Cette diffusion de l’hydrogène n’est donc pas accompagnée d’une diffusion de l’azote en sens inverse, et Je phénomène doit être assimilé à la diffusion colloïdale. C’est, en effet, la propriété que possèdent le fer et le platine d’absorber de l’hydrogène (, occlusion ) au rouge, et de l’abandonner dans le vide (ou dans une atmosphère d’azote), comme le caoutchouc possède celle de dissoudre le gaz carbonique.

M. Cailletet a constaté qu’un tube de fer, aplati par le laminoir et soudé à ses deux extrémités, reprend sa forme primitive lorsqu’on le porte dans un foyer à gaz réducteurs, en absorbant l'hydrogène que contiennent ces gaz. M. Cailletet explique ainsi les soufflures qui s’observent dans le fer et dans l’acier.

C’est à une cause analogue qu'il faut attribuer le passage de l’oxyde de carbone à travers les parois d’un poêle en fonte. Graham a montré que la fonte absorbe parfois son volume d’oxyde de carbone ; ce gaz se répand ensuite à l'extérieur.

29. Absorption des gaz par les liquides. — Les gaz sont absorbés (ou dissous) par les liquides en quantités qui varient suivant la nature du gaz et du liquide ; suivant la température et suivant la pression. Nous ne parlons ici que de la dissolution simple , dans laquelle n’intervient aucune action chimique. On appelle coefficient d’absorption le volume gazeux, réduit à 0°, qui se dissout dans l’unité de volume d’un liquide sous la pression de 760mm de mercure.

Le coefficient d’absorption diminue avec l’accroissement de température, sans que l’on observe aucune loi générale.

absorption des gaz par les corps solides.

Le coefficient d’absorption est indépendant de la pression ; dans ce sens que le volume du gaz dissous reste le meme quelle que soit la pression, ce volume étant envisagé sous cette même pression. Mais comme sous un même volume la masse d’un gaz est proportionnelle à la pression, il s’en suit que la quantité pondérale d’un gaz qui se dissout est aussi proportionnelle à la pression [loi de Henry). Cette loi est limitée comme la loi de Mariotte.

Lorsque plusieurs gaz sont en contact avec un liquide, chacun se dissout avec le coefficient qui lui est propre et proportionnellement à la tension que possède chaque gaz dans le mélange (§ 24). C’est là la loi de Dalton. Nous en trouverons un exemple important en nous occupant des gaz de l’air dissous dans 1 eau.

Lorsqu’on chauffe la solution simple d’un gaz dans un liquide, le gaz se dégage en totalité. Il en est de même lorsqu’on expose la solution dans le vide ou, ce qui revient à peu près au même, dans l’atmosphère d’un autre gaz, si cette atmosphère peut être regardée comme illimitée par rapport au gaz dissous.

30. Absorption des gaz par les corps solides. — Les gaz, comme les liquides qui mouillent les corps solides, sont retenus avec une certaine énergie à la surface des corps solides. Lorsque cette surface est très grande, comme dans des corps poreux, cette adhérence ne cesse que sous l’influence de la chaleur ou lorsqu’on expose le corps dans le vide. C’est à une semblable adhérence qu’une feuille mince d’or, par exemple, doit de ne pas tomber immédiatement au fond de l’eau malgré la forte densité de ce métal. Nousn’insisterons pas sur cet ordre de faits, et nous nous contenterons de signaler la faculté que possède l’éponge de platine de condenser de fortes quantités d’hydrogène et le charbon de bois de condenser dans ses pores une foule de gaz, surtout les gaz dont la liquéfaction est la plus facile. Nous reviendrons en temps et lieu sur ces phénomènes auxquels s’ajoute quelquefois l'affinité chimique.

Les phénomènes d 'occlusion que présente l’hydrogène appartiennent en partie à cet ordre de phénomènes.

L’absorption d’un gaz par un solide, aussi bien que par un liquide a lieu avec dégagement de chaleur, même lorsqu’il n’v a pas d’action chimique; cette chaleur est due au changement d’état.

INTRODUCTION

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