ANHYDRIDE PHOSPHORIQUE. — P
454. Préparation. — C’est le produit de la combustion vive du phosphore dans l’air sec. On en obtient facilement de petites quantités en brûlant du phosphore, essuyé avec du papier à filtrer, sous une cloche bien sèche reposant sur une assiette. Les fumées
anhydride phosphorique.
épaisses qui se produisent se déposent en flocons neigeux sur les parois de la cloche et sur l’assiette. Pour le préparer en plus grande quantité, on fait usage de l’appareil représenté fig. 142, et qui consiste en un grand ballon pourvu de deux tubulures latérales. Le col du ballon est traversé par un large tube de porcelaine auquel est suspendu, par des fils métalliques, un petit creuset de porcelaine G. C est dans ce , creuset qu’on introduit le j, phosphore, séché rapidement, i par le tube B. On commence l’ expérience en enflammant le phosphore a l’aide d’une tige de fer chauffée; on continue alors d’ajouter du phosphore jusqu’à production de la quantité voulue d’anhydride. Cet anhydride se dépose en partie dans le ballon et en est retiré à la fin de 1 expérience, une autre portion est entraînée dans le flacon F parle courant d’air qui traverse le ballon. Le courant d’air nécessaire à la combustion est produit soit par une soufflerie, soit à l’aide d’un aspirateur relié au tube E; l’air traverse un tube desséchant A avant d’arriver dans le ballon.
L’opération terminée, on retire l’anhydride le plus vite possible du ballon et du flacon E et on l’introduit dans des flacons bien bouchés et bien secs.
La formation d’une molécule P2CF solide dégage 363cal ,8.
455. Propriétés. — L’anhydride phosphorique se présente en flocons blancs, légers, très déliquescents, inodores lorsqu’ils sont exempts d’anhydride phosphoreux.
MM. Hautefeuille et Perrcy ont montré récemment qu’il existe trois modifications de l’anhydride phosphorique qui, mélangées, constituent l’anhydride ordinaire.
Sifonbrûle du phosphore dans un tube traversé par un courant d’air sec, il se forme, dans les parties froides du tube, un dépôt cristallisé ; dans les parties plus chaudes, un dépôt amorphe ; enfin dans les parties très chaudes, il se produit une masse vitreuse qui,
Fig. 142.