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DOSAGE DE L’ANTIMOINE

précipitation est empêchée par l’acide tartrique. L’hydrogène sulfuré y produit un précipité orangé de sulfure d’antimoine. Si la solution est alcaline, il faut y ajouter de l’acide chlorhydrique pour que cette précipitation ait lieu. Le précipité de sulfure d’antimoine, bien lavé, est difficilement soluble dans l’ammoniaque, insoluble dans le carbonate ammonique, ce qui permet de le séparer du sulfure d'arsenic. Il est très facilement soluble dans le sulfure ammonique et se sépare ainsi d’un grand nombre de sulfures métalliques. Les sulfures qui l’accompagnent alors sont ceux d’arsenic et d’étain. La séparation du sulfure d’arsenic se fait par le carbonate ammonique. Quant à l’étain on peut le séparer en chauffant le mélange des sulfures avec de l’acide chlorhydrique et du chlorate de potassium jusqu’à dissolution complète et expulsion de l’excès de chlore, puis précipitant l’étain ainsi que l’antimoine par une lame de zinc pur. L'étain précipité se dissout facilement dans l’acide chlorhydrique, l’antimoine, au contraire, y est insoluble. On peut encore précipiter l’antimoine de sa dissolution par le fer pur; l’étain reste dissous (Tookey, Classen). Beaucoup d’autres méthodes peuvent être employées, mais le cadre de notre ouvrage nous force de nous borner à ces indications sommaires.

Les combinaisons oxygénées de l’antimoine fournissent de l’hydrogène antimonié lorsqu’on les introduit dans l’appareil de Marsh. Le gaz dégagé fournit un anneau noir fixe, lorsqu’il traverse le tube de dégagement chauffé au rouge, ou des taches noires, si on l’enflamme et si on écrase la flamme avec un corps froid. Dirigé à travers une solution d’azotate d’argent, il donne un précipité noir d’antimoniure d’argent, sans qu’il entre d’antimoine en dissolution. Quant aux caractères des taches et des anneaux d’antimoine, nous en avons parlé à l’occasion de l’arsenic (p. 017).

558. Dosage de l’antimoine. — On dose généralement l'antimoine à l’état de sulfure ou de tétroxyde.

Le premier, séparé des autres sulfures et convenablement lavé, est séché à 100° et pesé, puis on en introduit une partie déterminée dans une nacelle de platine qu’on introduit dans un tube de verre et qu’on chauffe dans un courant de gaz carbonique, de manière à volatiliser le soufre qui accompagne très souvent le sulfure, ou à décomposer le pentasulfure si c’est celui-ci qui

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