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ACIDE DORIQUE

bas, ou elle continue à s’enrichir en acide borique. Ces J agoni ont de 10 à 20 mètres de diamètre et sont distants les uns des autres de 50 à 200 mètres. L’eau froide qu’on y amène pénètre par moment dans les fissures, mais en est bientôt rejetée, chargée d’acide boiique, par les jets de vapeur dont la température est de 92 à 99°. On la laisse séjourner pendant vingt-quatre heures dans < liaque lagone. finalement, on amène l’eau dans. des bassins U C où elle s’éclaircit, puis on la concentre dans des bacs de plomb D, D, D chauffés par la vapeur de suffioni trop peu importants pour être exploités. La concentration est poussée ainsi jusqu’à 10° Bu, et la température ne doit pas dépasser 50 à 60°, sans quoi il y aurait perte d acide borique, entraîné par la vapeur d’eau. L acide borique cristallise alors, mais il renferme 18 à 24 p. 100

d’impuretés; il n’en est pas moins propre à la fabrication du borax.

La production annuelle de ces suffioni naturels était autrefois de 460,000 kilogrammes. La création de suffioni artificiels obtenus par forage a porté cette production à 2 millions de kilogrammes.

I oui pur ifier 1 acide borique brut on le transforme en borate sodique ou borax, en le dissolvant dans du carbonate de sodium, on purifie ce sel par cristallisation puis on le redissout dans 2p. 5 d eau bouillante; on précipite la solution par l’acide chlorhydrique et on lave le produit à l’eau froide.

I oui obtenu 1 acide borique à 1 aide des borates calciques naturels, très abondants au Chili, au Pérou et en Californie, On dissout le minerai dans l’acide chlorhydrique chaud ; l’acide borique se dépose par le refroidissement et est purifié par cristallisation dans l’eau chaude.

Origine de l’acide borique. — Wœhler et Deville ont attribué l’origine de l’acide borique naturel et des borates à la décomposition de 1 azoture de bore par l’eau, réaction qui donne naissance a de 1 acide borique et à de l’ammoniaque.

Dans le fait on rencontre toujours des sels ammoniacaux à côté de l’acide borique, et M. Warrington a même trouvé de l’azoturc de bore non décomposé dans l’acide borique aussi bien que dans le sel ammoniac rencontrés dans le cratère de file Vulcano.

Une autre origine possible est le sulfure de bore, que l’eau décompose en acide borique et hydrogène sulfuré; les gaz des suffioni renferment en effet de l’hydrogène sulfuré. C’est à cette

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