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ANHYDRIDE BORIQUE

laisse par l’évaporation l’hydrate précédent, qui représente donc une solution d’acide borique dans l’acide fïnorhydrique ou dans l'acide fluoborique (Basarow).

L’acide fluoborique est un acide énergique; il dissout le zinc avec dégagement d’hydrogène. Son sel de potassium BoFPK est neutre au tournesol. C’est un précipité gélatineux transparent, formant après dessiccation une poudre blanche peu soluble dans l’eau. La plupart des autres lluoborates sont très solubles dans l’eau et cristallisent bien. Calcinés, ils perdent du fluorure de bore et laissent un résidu de fluorure métallique.

On peut obtenir les fluoborates alcalins en dissolvant l’acide borique dans les fluorures acides. Cette réaction offre cette particularité remarquable que la solution primitivement très acide devient au contraire alcaline (Zeise) ; l’équation suivante rend compte de ce fait:

2NaFL2H + Bo03H;! = BoFPNa + NaOH + 2 H20.

ANHYDRIDE BORIQUE Bo203 et ACIDE BORIQUE. — Bo(OH)3.

568. Anhydride borique. — C’est la seule combinaison du bore avec l’oxygène. Elle résulte de la combustion du bore et se prépare toujours parla calcination de l’acide borique

2Bo(OH)3 = Bo203 + 3H20.

Il fond au rouge sombre en une masse gommeuse qui se laisse étirer en fils et qui par le refroidissement se prend en une masse vitreuse, incolore, cassante, de 1,83 de densité. Il est hygroscopique et perd peu à peu sa transparence à l’air, en se recouvrant d’une couche d’acide borique.

Si on traite l’anhydride borique pulvérisé par son poids d’eau, il augmente de volume et la température produite est suffisante pour volatiliser l’eau non combinée (1 moléc. Bo20;! en se combinant à 3IPO dégage 12cat,600; A. Ditte).

L’anhydride borique se volatilise lentement au rouge vif; à la température des fours à porcelaine, il se volatilise en totalité. Il dissout au rouge la plupart des oxydes métalliques et donne ainsi des masses vitreuses présentant des couleurs caractéristiques ; c’est ce qui fait employer l’anhydride borique ou plutôt le borax pour les essais au chalumeau. Les oxydes dissous dans l’anhydride borique restent souvent, après l’évaporation de celui-ci, dans

ü0* ANHYDRIDE ET ACIDE DORIQUE.

un four à porcelaine sous forme cristallisée. Ainsi l’alumine, qui est infusible à celte température, mais qui est soluble dans l’acide borique tondu, s’obtient en cristaux identiques avec le corindon naturel. Ebelmen a reproduit ainsi beaucoup d’espèces naturelles cristallisées.

L’anhydride borique décompose les sulfates au rouge en raison de sa fixité.

569. Acide borique 130(011)*. — L’acide borique, autrefois sel sédatif de Homberg, se rencontre dans la nature à l'état de liberté ou sous forme de sels. Le borate de sodium, borax ou tnikal, se trouve sur les bords de certains lacs salés de l’Inde, du Tliibet, de Ceylan, du Pérou, etc. Il existe également, mais en très petites quantités, dans beaucoup d’eaux minérales, surtout dans les eaux sulfureuses des Pyrénées, principalement à Luchon. Les eaux de Vichy, Royat, etc., en contiennent aussi. Le borate de magnésium (ou chloroborate) est le minéral connu sous le nom de boiacite. Enfin le borate de calcium (hayésine^j , le silicoborate (datholite d’Arendal) sont d’autres borates naturels. Celui de calcium, très abondant au Pérou, près d’Iquique et en Californie, où il se rencontre en rognons volumineux, est aujourd’hui un minerai d’acide borique très exploité.

L’acide borique se rencontre à l’état de borate de magnésium dans les eaux mères des salines du Midi.

L’acide borique libre se rencontre quelquefois en écailles brillantes (. sassoline ) dans les cratères des volcans. Il existe plus abondamment en dissolution dans de petits lacs de Toscane (lagoni) naturels ou artificiels, où il est amené par les jets de vapeur d’eau sortant du sol par de nombreuses fissures et nommées saffioni. L’importance de ces sources, très abondantes dans la vallée circulaire qui entoure les monts de Castel-Nuovo, a été reconnue en 1776 par Hœfer et Mascagny ; mais leur exploitation régulière ne remonte qu a 1825. Elle a ete surtout prospère entre les mains de Larderel, ingénieur français, en 1827, qui la rendit profitable en utilisant la chaleur même des suffioni.

Pour obtenir l’acide borique, on entoure les suffioni d’une maçonnerie grossière et l’on fait arriver dans les bassins ainsi formés de l’eau froide des lagoni naturels, dans laquelle se condense l’acide borique amené par la vapeur d’eau. De ce premier lagone l’eau s’écoule successivement dans d’autres lagoni situés plus

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