NOMENCLATURE, NOTATION ET FONCTIONS CHIMIQUES
47. Corps simples. Nous savons déjà qu’on distingue les corps au point de vue chimique en corps simples et en corps composts. On connaît aujourd hui environ 70 corps simples dont on tiouverala liste plus loin avec les symboles qu’on leur assigne.
INTRODUCTION
Ces symboles n’indiquent pas seulement la nature des corps, ils expriment pour chacun d’eux un poids invariable qui est leur équivalent ou leur poids atomique, suivant la notation adoptée. Ha sont généralement formés par la lettre initiale du corps simple, suivie ou non d’une lettre saillante, par exemple Àg pour l’argent, As pour l’arsenic. La lettre initiale est quelquefois empruntée ad mot latin ou autre : Sb, de stibmm , pour l’antimoine; Au, de aurum, pour l’or, etc.
On a depuis longtemps partagé les corps simples en deux grandi groupes, en se basant dans l’origine principalement sur leurs cal ractères physiques. Les uns sont denses, tenaces, malléables, doués d’un éclat métallique : ce sont les métaux. D’autres, plus oii moins dénués de ces propriétés, ont été nommés métalloïdes , terme d’abord attribué aux métaux légers, comme le potassium. Les métalloïdes comprennent tous les corps simples gazeux, les corps solides complètement dépourvus de caractère métallique, comm le soufre; enfin, des corps, comme l’arsenic, partageant en parti les propriétés des métaux. La distinction entre les métalloïdes e les métaux s’appuie surtout sur leurs fonctions chimiques. Nous verrons plus loin que les oxydes formés par ces deux classes d< corps ont des fonctions bien différentes, mais il s’en faut qu’o puisse leur assigner une démarcation tranchée, soit en se fondan sur les propriétés physiques, soit en s’appuyant sur des raison d’ordre chimique. Ainsi l’antimoine, l’osmium et quelques autres constituent en quelque sorte des termes de passage. Dans un< même famille d’éléments, ceux-ci se rapprochent d'autant plu! des métaux que leur poids atomique s’élève. L’hydrogène, maigri ses apparences physiques, fonctionne en général plutôt comme ur métal que comme un métalloïde. Néanmoins nous lui conserve rons la place parmi ces derniers. Les métalloïdes, comme le métaux, se partagent en familles naturelles, suivant la nature dt leurs affinités.
Le tableau suivant indique pour les corps simples connus (oi en trouvera 71) leurs symboles, leurs équivalents et leurs poid atomiques. Pour ces derniers, on a indiqué ceux qui ont été adoptés jusqu’à ce jour, et qui, pour la plupart, peuvent être considérés comme assez près de la vérité pour que leur emploi ne donne pas lieu à des erreurs sérieuses. La colonne suivante renferme les poids atomiques relativement exacts, dont la révision est due ei