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SPECTROSCOPE

fournit une flamme contenant du sodium coïncide avec la raie D de Fraunliofer et que l’on peut déceler par son observation des quantités extrêmement faibles de sodium. Wheatstone observa en 1835 que les métaux volatils dans une flamme donnent des spectres caractéristiques; Masson en 1850, Angstroem en 1855 étudièrent les spectres que fournit l'étincelle électrique éclatant entre des pôles de divers métaux. Enfin, MM. Bunsen et Kirchhoff firent connaître en 1800 une méthode d’analyse chimique fondée sur l’observation spectrale, qui laisse bien en arrière comme sensibilité tous les procédés chimiques. Ils donnèrent une sanction éclatante à la sensibilité de ce procédé par la découverte de deux corps simples, le rubidium et le césium , dont ils reconnurent l’existence dans l’eau minérale de Durkheim, quoique celle-ci ne renferme que 4 dixièmes de milligramme de leurs chlorures par litre. Quelques années plus tard, M. Crookes en Angleterre et Lamy en France firent connaître le thallium et MM. Reich et Richter, Y indium; M. Lecoq de Boisbaudran, le gallium.

73. Spectroscope. • — L’appareil que l'on doit à MM. KirchliolT et Bunsen et qui porte le nom de spectroscope est représenté par la figure 44. C’est sa forme la plus usuelle.

Il est composé d’un prisme de flint et de trois lunettes. L’une porte à la place de l’oculaire deux plaques métalliques séparées par une fente verticale qu’on peut élargir ou rétrécir à l’aide d’une vis et qui livre passage au faisceau lumineux. La fente peut être recouverte sur la moitié de sa hauteur par un petit prisme qui permet d’y faire pénétrer, par réflexion totale, la lumière d’une autre source qui va, avec 1« premier faisceau, se projeter sur une des faces du prisme. La seconde lunette, qui est une lunette simple astronomique, reçoit les rayons réfractés et dispersés par le prisme en même temps que, par réflexion totale, l’image d'une échelle graduée portée par la troisième lunette et éclairée par un petit bec de gaz ou par une bougie. La lunette micrométrique est munie de trois vis permettant un léger déplacement de bas en haut et de gauche à droite, ainsi que la mise au point. La lunette d’observation peut aussi se mouvoir latéralement de manière à pouvoir porter au centre de l’image telle ou telle région du spectre.

Le prisme, que la figure montre à découvert, doit être mis à l’abri de la lumière extérieure soit par un cylindre métallique I. — Chimie minérale. 9

INTRODUCTION

noirci à l’intérieur et portant des ouvertures pour chaque lunette, soit par un capuchon noir en étoffe opaque.

Les substances dont on veut observer le spectre doivent être réduites en vapeur et il faut généralement pour cela une source de chaleur assez intense. On emploie soit la flamme non éclairante d’un bec Bunsen, soit l’étincelle électrique. Quand on fait

Fig. 44.

usage de la flamme, on y introduit la substance à examiner, soit en solution soit solide, à l’aide d’un fil fin de platine fixé à un support et dont l’extrémité est recourbée en boucle. Les chlorures, en raison de leur volatilité, sont les combinaisons des métaux qui donnent les spectres les plus nets.

Si l’on veut comparer un spectre à un spectre connu, on fait usage d’une seconde lampe dans laquelle on introduit la substance type et qui envoie sa lumière à travers la fente à l’aide du petit prisme à réflexion totale. -

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