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PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DE L’HYDROGÈNE

U <311 faisant passer le gaz sur de la ponce potassée, pour le priver i du gaz carbonique qu’il peut contenir, et on le dessèche par la ponce sulfurique.

81. Propriétés physiques de l’hydrogène. — L’hydro- J.o-ène est un gaz incolore, inodore quand il est pur, mais doué ; d’une odeur fétide quand il est impur. C’est le plus léger de tous les gaz. Sa densité par rapport à l’air est égale à 0,06926, ou

! — . Un litre d’hydrogène à 0° et sous la pression de 760 milli-

j mètres pèse 0gr, 08958 et 1 gramme de ce gaz occupe llm,16. Cette j faible densité peut être mise en évidence par plusieurs expériences, i On peut transvaser l’hydrogène d’une éprouvette dans une autre j remplie d’air, tenue verticalement l’ouverture tournée vers le bas.

Des bulles de savon remplies d’hydrogène s’élèvent rapidement i dans l’air; il en est de même des petits ballons de baudruche ou j de caoutchouc aujourd’hui si répandus et qu’on a gonflés de ce gaz.

L’hydrogène est très peu soluble dans l’eau qui, à la tempérai ture ordinaire, en dissout 2 p. 100 de son volume.

L’hydrogène possède pour la chaleur une conductibilité propre, dont les autres gaz sont à peu près dépourvus. Si l’on fait passer

* un courant d’hydrogène sur un fil de platine porté au rouge dans un tube, à l’aide d’un courant électrique, le fil perd son éclat, ce qui n’arrive pas avec les autres gaz (Magnus).

Le spectre de l’hydrogène dans un tube de Geissler est caractérisé par trois raies principales C, F et G; la première est rouge; la seconde d’un vert bleuâtre; la troisième est violette (Plücker).

L’hydrogène, regardé jusqu’à ces derniers temps comme un gaz permanent, a pu être liquéfié par M. Cailletet à l’état de brouillard passager et par M. Pictet ; ce dernier a même annoncé sa solidification au moment où il s’échappe du tube dans lequel il est comprimé (23); mais l’hydrogène que ce savant avait préparé par l’action de la soude sur le formiate de sodium n’était peut-être pas tout à fait pur et exempt d’humidité. MM. Cailletet et Hautefeuille calculent pour la densité de l’hydrogène liquide le nombre 0,033, à une température de — 23° et sous une pression de 300 atmosphères. Ce nombre représente plutôt la densité du gaz dans ces conditions physiques, le point critique étant situé vers — 150° au moins. M. Wroblewski a liquéfié l’hydrogène par un froid de — 183° produit par la volatilisation rapide de l’oxygène liquide.

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Diffusibilité. — L’hydrogène étant le gaz le plus léger possède la plus forte dilTusibilité moléculaire (25 et 26). Il se diffuse aussi à travers les parois métalliques chauffées au rouge (28); cette dernière propriété est liée aux phénomènes d’occlusion.

82. Occlusion de l'hydrogène. — L’hydrogène possède pour les métaux une affinité particulière, donnant lieu parfois à de véritables combinaisons chimiques; d’autres fois le gaz est simplement dissous si l’on peut employer cette expression pour définir l’absorption d’un gaz par un solide. Le mot d 'occlusion employé par Graliam exprime cet état particulier, tout en embrassant le cas où l’hydrogène peut être considéré comme combiné au métal.

Le palladium, qui est le métal le plus apte à absorber l’hydrogène, en prend 376 fois son volume à la température ordinaire et 643 volumes à 90-97°. Lorsque, comme l’a fait Graliam, on emploie une lame de palladium comme électrode négative dans l’électrolyse de l’eau acidulée, elle peut se charger de 936 fois son volume d’hydrogène. Le métal renferme alors 0,68 p. 100 d’hydrogène et sa densité s’est abaissée de 12,38 à 11,79. Voici comment il convient de disposer l’expérience.

Une lame mince de palladium «, de 10 à 15 centimètres de longueur et de 1 à 2 centimètres de large est fixée par une de ses

extrémités à un axe vertical en cuivre (fig. 51) qui plonge dans un cristallisoir G contenant de l'acide sulfurique étendu. En face de la lame de palladium est une lame de platine £,qui forme l’électrode positive.

Dès que le courant est établi, l'oxygène se dégage sur la lame de platine, tandis qu'on n’observe aucun dégagement gazeux sur la lame de palladium; celle-ci ne tarde pas à s’infléchir, son extrémité libre s’écartant du pôle positif. C’est que c’est sur la face regardant le pôle positif que se produit l’absorption de l’hydrogène, absoplion accompagnée d une dilatation du métal. En continuant l’expérience, la face opposée du palladium se charge aussi d’hydrogène et la lame se redresse irrégulièrement. Si l’on veut éviter ce fait, il suffit de vernir la face extérieure de la lame.

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