MODES DE PRODUCTION
PRÉPARATION
Fig. 50.
il ;ouche de verre concassé dépassant la tubulure. Le second flacon iLçoit de l’acide chlorhydrique ordinaire étendu de son volume j l'eau. Quand on ouvre le robinet, cet acide pénètre dans le i tremier flacon, rencontre le zinc et le dégagement d'hydrogène Iiommence et expulse d'abord I air du flacon. En fermant le I robinet, la production d'hydro- Jgène continue, mais ce gaz ne loouvant s’échapper, refoule le fl iquide dans le flacon à acide, mis le dégagement s’arrête, le liiinc n’étant plus en contact ■avec l’acide. Le flacon générateur se trouve alors rempli l’hydrogène. Quand on rouvre e robinet, une partie de ce gaz .'échappe et l’acide, rencon-
rant le zinc, en produit une nouvelle quantité, aussi longtemps [ue le robinet reste ouvert. Il faut élever plus ou moins le flacon i acide, suivant la pression qu’a à vaincre le gaz dégagé. C’est ce |u’on obtient facilement en employant l’appareil modifié par d. Schutzenberger dans lequel les flacons sont remplacés par les réservoirs sphériques, l’un fixe qui reçoit le zinc; l’autre pour acide, mobile de bas en haut le long d’un support.
4° Certains métaux, le zinc et l’étain par exemple, décomposent tussi à chaud les alcalis, en produisant un dégagement d’hydrogène et une combinaison dans laquelle le métal fonctionne comme dément acide ou électro-négatif, par rapport à l’alcali :
Z n + 2KHO = If2 + Zn02K2.
o° On obtient de l’hydrogène très pur dans l’électrolyse de ’e^u acidulée. Comme on le verra plus tard, ce n’est pas l’eau lui , dans ce cas est directement décomposée, mais l’acide. L’éectrolyse de l’acide chlorhydrique fournit également de l’hydrogène au pôle négatif, le chlore se dégageant au pôle positif.
0° On obtient de l’hydrogène impur lorsqu’on dirige un courant le vapeur d’eau sur du charbon chauffé au rouge. Il est alors méangé principalement d’oxyde de carbone :
IFQ + C^CO + fl-Ç
HYDROGENE.
Mais l’oxyde de carbone lui-mème peut réagir sur la vapeur d’eau à une température élevée pour donner de l’hydrogène et du gaz carbonique
CO -b 1I1 20 = CO2 4- II2.
Le gaz produit est donc aussi mélangé d’anhydride carbonique. On a cherché, par diverses dispositions, à rendre ce procédé industriel.
7° Beaucoup de matières organiques sont décomposées par la potasse, qui agit comme oxydant, en abandonnant son hydrogène. Les réactions les plus simples de cet ordre sont celles que fournissent le formiate HC02K et Yoxalaïe de potassium C204K2; ces sels sont convertis en carbonate C03K2 :
HC02K + KHO = C03K2 + H2 €20 '-K2 + 2KHO = 2C03K2 + H2.
Purification de l’hydrogène. — L’hydrogène préparé par le zinc et un acide possède une odeur fétide, due à la présence de gaz étrangers fournis par les impuretés du zinc : soufre, arsenic, phosphore, carbone, éléments donnant des combinaisons hydrogénées gazeuses. Pour priver l’hydrogène de ces impuretés.' on lui fait traverser d’abord de l’eau ou de la potasse, pour retenir les vapeurs acides, puis des colonnes absorbantes contenant diverses solutions métalliques (de plomb, de mercure, d’argent), qui retiennent les hydrogènes sulfuré, arsénié, phosphoré. Un passage à travers de l’acide sulfurique concentré, prive enfin le gaz des carbures d’hydrogène qu’il peut renfermer, ainsi que de la vapeur d’eau (1). C’est ainsi que Dumas a purifié l’hydrogène pour sa synthèse classique de l’eau.
On arrive plus facilement à purifier l’hydrogène en faisant passer ce gaz à travers une solution saturée de permanganate de potassium (Schobig) ou d’acide chromique (E. Varenne et Ilebré). Dans ce dernier cas, on emploie une solution de 100 grammes de bichromate de potassium et de 50 grammes d’acide sulfurique dans un litre d’eau. Ces agents oxydent rapidement les hydrures de métalloïdes qui souillent l’hydrogène. On achève la purification
(1) Au lieu de faire barbotter le gaz dans tous ces liquides, on fait usage de fragments de pierre ponce qu’on imprègne du liquide qui doit agir comme absorbant.
Le gaz rencontre ainsi une surface considérable de ce dernier sans que sa circula-
tion soit gênée par une augmentation de pression. La ponce sulfurique est un agent
de dessiccation des gaz très fréquemment employé.