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Toiles métalliques

— Si l’on refroidit une flamme à une température inférieure à celle qui est nécessaire pour déterminer la combustion du gaz combustible, celle-ci s’arrête.

C’est ce qui arrive lorsqu’on écrase une flamme avec une toile métallique qui en provoque le refroidissement par conductibilité. On constate facilement que la combustion est limitée à l’atmosphère inférieure de la toile métallique, car on peut enflammer le gaz qui la traverse. Si la flamme que l’on écrase ainsi est riche en carbone (flamme d’une bougie, de l’huile, etc.), le gaz qui passe est très fuligineux.

C’est sur le pouvoir refroidissant des toiles métalliques que s’est basé Davy pour la construction de la lampe de sûreté qui porte son nom (fig. G3). Une semblable lampe introduite dans un mélange détonant, par exemple le grisou des mines de houille, n’en provoque pas l’inflammation ; celle-ci est limitée «à l’intérieur de la lampe dans laquelle pénètre le mélange. U se présente pourtant des cas où l’explosion peut se propa-

Fig. G2.

OXYGÈNE

ger en dehors, et ] introduction dans la pratique des lampes électriques à incandescence diminuera certainement encore les dangers d’explosion dans les galeries de houille.

Cette lampe ne répand qu’une lumière très faible. On y a apporté plusieurs perfectionnements. Dans la lampe Comh e s( fi g . 64) 1 a fl am m e est entourée d’un cylindre de cristal A surmonté d’une enveloppe en toile métallique B. Une cheminée intérieure E active le tirage et donne Z' plus d’éclat à la flamme.

L’air pénètre dans la lampe par des orifices étroits pratiqués dans une plaque métallique cld qui recouvre le réservoir C.

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