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I. — Chimie minérale

OZONE

Ozone formé dans les décompositions chimiques. — On obtient de l’oxygène fortement ozone lorsqu’on introduit du bioxyde de baryum en poudre dans huit fois son poids d’acide sulfurique concentré et en chauffant très légèrement si la réaction ne s’établit pas d’elle-même, auquel cas il faut au contraire refroidir (IIouzeau). Le rendement est plus considérable si l’on dissout d’abord du permanganate de potassium dans l’acide sulfurique; cette solution répand du reste elle-même l’odeur de l’ozone. L’opération doit être conduite doucement, car la réaction se manifeste quelquefois avec violence (Scliœnbein). Il faut en outre, si l’on veut recueillir le gaz dégagé, employer un appareil dont les pièces soient rodées à

l’émeri (fig. 68). Le liège et le caoutchouc doivent être bannis de tout appareil producteur d’ozone puisqu’ils sont rapidement détruits par ce gaz. Le peroxyde d’argent fournit de même de l'ozone.

Ozone atmosphérique. — L'ozone existe généralement en petite quantité dans l'air (au maximum 1 / 450 000) et a pour origine, soit l’électricité atmosphérique, soit les oxydations lentes qui se passent continuellement à la surface du sol; son odeur se manifeste souvent par des temps orageux. L’air de la campagne est plus chargé d’ozone que l’air des villes. On a attribué une grande influence au degré d’ozonisation de l’air sur la propagation des épidémies, la présence de l'ozone ayant pour effet la destruction des principes miasmatiques. On évalue la richesse de l'atmosphère en ozone d’après l’intensité de la couleur que prend le papier ozonoscopique. D'autres substances, comme le chlore, les vapeurs nitreuses, exerçant la même action que l’ozone sur l’iodure de potassium, M. llouzeau emploie des bandes de papier de tournesol rouge vineux, très sensible, dont la moitié est imprégnée d'iodure

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