‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 2)Chapitre 20 sur 84 · III. lO · texte numérisé non relu

III. lO

r46 BiCARBOIfàTE POTASSIQUE.

libre; de sorte qu*en représentant deux goiutes par \ de mesure de la burette (un quart de centième), on retranchera autant de quarts de mesure qu'on aura de traits rouges, plus i. Ainsi, lorsqu'on a employé 45 \ mesures d'acide d'épreuve , et qu'on a trois traits rouges persistants , on retranchera pour ces traits | de mesure, et l pour les deux gouttes qui ne réagissent point, c'est-àdire , en tout I mesure ; de sorte que la quantité d'acide employé est de 44 2 iii^sures , et le nombre o,445 correspond à la proportion de potasse pure contenue dans la potasse essayée; ou, en d'autres termes, la potasse renferme 44 2 P^^i* ^^^ de potasse pure.

Pour avoir un résultat encore plus exact , on recommence l'essai. Lorsqu'on connaît la quantité d'acide qu'il faut pour arriver au point de saturation, ce point peut être déterminé avec plus de précision encore, et l'essai doit être exact jusqu'à | pour 100 du poids de la potasse. La pipette graduée et la burette dont on se sert pour ces expériences seront décrites dans le dernier volume.

2° Bicarbonate potassique^ KG' + H=:KC + HG. On l'obtient en saturant d'acide carbonique une dissolution concentrée de potasse purifiée. La meilleure manière de procéder consiste à verser cette dissolution dans un plat de grès, que Ton place dans un tonneau , au-dessus d'un liquide subissant la fermentation alcoolique ; la potasse absorbe ainsi de l'acide carbonique, et le sel cristallise. Ce procédé est facile à mettre en usage chez les fabricants d'eaude-vie, qui laissent reposer pendant plus longtemps la masse en fermentation. Pour la préparation de ce sel, ff^oehier recommande d'employer de la crème de tartre bien calcinée , qui est un mélange poreux de carbonate potassique et de charbon; on l'humecte faiblement et on l'introduit dans un flacon entouré d'eai^ froide , et on fait arriver, jusqu'au fond du flacon , un courant de gaz acide carbonique. Le gaz est viveme.nt absorbé, et avec un fort dégagement de chaleur; c'est pourquoi il faut employer un réfrigérant. Lorsque le gaz n'est plus absorbé, on dissout le sel, jusqu'à saturation, dans de leau chauffée à -|-5o", et on filtre la liqueur encore chaude : le sel cristallise par le refroidissement; l'eau mère est abandonnée à l'évaporation spontanée. On peut encore l'obtenir en saturant, dans une solution de sel neutre chauffée à + 4^%l2i moitié de la potasse par l'acide acétique, étendu de 3 à 4 foi^ ^^^ poids d'eau. L'acide est versé, par un entonnoir

BIGàkBONATK POTAÔSiQtJK. i/i7

à lon^ col , jusqu'au fond de la liqueur : on remue celle-ci fortement avec une tige de Terre, de manière qu*il ne puisse pas se dégager du gaz acide carbonique avec effervescence. Après avoir fait cristalliser le bicarbonate potassique , on sature par Tacide acétique leau mère décantée; on obtient ainsi le bicarbonate potassique comme produit secondaire dans la préparation de l'acétate potassique, pour Tusage des oilicines. On peut aussi faire arriver un courant de gaz acide carbonique dans une solution de sel neutre; mais on perd ainsi beaucoup d'acide carbonique, qui s'en va avant d'être absorbé; et le tube qu'il traverse se trouve bientôt obstrué parle bicarbonate potassique cristallisé. On peut prévenir cet inconvénient d'une manière semblable à celle qui a été indiquée dans la préparation de l'acide hydrofluosilicique.

La lessive de potasse saturée d'acide carbonique dépose une certaine quantité d'acide silicique, auparavant combinée avec l'alcali; mais elle est loin de tout abandonner , comme on le prétend ordinairement. Une autre portion d'acide silicique se précipite, pendant que le sel cristallise^ après une douce évaporation. Les cristaux sont à peu près exempts d'acide silicique. La lessive saturée d'acide carbonique perd une partie de ce dernier quand on la fait bouillir. C'est pourquoi il faut la concentrer assez pour qu'elle cristallise pendant qu'on la sature d acide carbonique, ou du moins qu'elle n'exige pour cela qu'une légère évaporation , qu'on facilite en exposant la liqueur dans un vase plat en un endroit chaud. La meilleure manière d'obtenir des cristaux, et de les avoir aussi réguliers que possible, est d'abandonner la liqueur à 1 évaporation spontanée dans un endroit sec. Les cristaux, qui sont souvent mêlés d acide silicique , doivent être redissous dans la plus petite quantité possible d'eau à + 5o degrés ; on filtre la liqueur, qui cristallise par le refroidissement. Les cristaux deviennent souvent trèsgros ; leur forme fondamentale est le prisme rhomboéd ri que droit.

Le bicarbonate potassique a une saveur alcaline, mais qui n'est pas acre. Iljréagit faiblement à la manière des alcalis, et se dissout dans quatre parties d'eau froide. Il exige 1200 parties d'alcool b(Aiillant pour se dissoudre. L'air ne lui fait éprouver aucune altération. Il contient 8,915 pour cent^ ou i atome d'eau de cristallisation^ qu'on ne peut pas enlever sans perdre en même temps la moitié de l'acide, carbonique. D'après Poggiale^ 100 parties d'eau dissolvent 19961 parties de bicarbonate potassique à +0**;

l48 OXALATE POTASSIQUE.

a3,a3partiesà-4- 10°; 26,91 parties à + 20" 537,92 parties à + 5o°; 41,35 parties à +60**, et 45,24 parties à + 70"; au delà de cette température , il commence à se dégager du gaz acide carbonique avec effervescence. Ce sel ne doit pas être dissous dans des vases en fer, parce que Texcès d*acide carbonique dissout le fer avec dégagement de gaz hydrogène. La liqueur prend, dans ce cas, une couleur jaune ou rouge, et contient un sel double de carbonate ferrico-potassique , qui ne se décompose point pendant la dessiccation , et qui se redissout dans Teau. Par la calcination ou par Taddition de chaux vive, il est décomposé, et donne de la potasse

exempte de fer.

Z"" Sesquicarbonate potassique ^Y^^C^ , ou plutôt KG +K C*+ xH. On Tobtient en ajoutant à une solution chaude de 100 parties de carbonate potassique neutre à +60% 1 3 1 parties de bicarbonate potassique pulvérisé, et faisant refroidir la liqueur. Ce sel, dans lequel Tacide carbonique contient trois fois loxygène de la base, fut découvert par Berthollet^ en 1809. On a prétendu que la solution de bicarbonate potassique, chauffée à +100°, perd exactement le quart de son acide carbonique, et se change en sesquicarbonate ; mais les expériences de //. Rose ont démontré que le dégagement de gaz acide carbonique qui a lieu dans cette circonstance ne s'arrête pas à un certain degré, avant que tout ne soit transformé en KC. D après Poggiale^ 100 parties d*eau dissolvent, à 0°, 85,86 parties du sel qui cristallise après Tébullition du bicarbonate potassique; et à +60*", 202,46 parties; mais le sel, obtenu en dissolvant ensemble dans l'eau chaude i atome de sel neutre et 1 atome de bicarbonate potassique , et cristallisé dans cette liqueur , possède une solubilité toute différente , que Poggiale n*a pas déterminée. Peut-être les deux sels s'unissent-ils en plusieurs proportions.

Oxalate potassique, a. Oxalate neutre ^ Ké. On l'obtient en saturant l'acide oxalique ou le suroxalate potassique exactement par le carbonate potassique, et évaporant la liqueur jusqu'à cristallisation. Il est difficile d'en obtenir des cristaux bien réguliers. Ce sont des prismes rectangulaires rhomboïdaux. Le sel renferme I atome, ou 9,683 pour cent d'eau de cristallisation. Exposé à la chaleur et à l'air sec, il devient opaque en perdant de l'eau ; mais, * même à +100°, il ne perd que les deux tiars de l'eau qu'il renferme. Ce n'est qu'à + lôo"* que toute l'eau s'en va. Il la reprend

QUADROXALATE POTASSIQUE. f/|9

à Fair humide. Il exige, pour se dissoudre, 3 parties d eau froide, i. Bioxalate potassique^ KG* (sel d'oseille). Ce sel existe dans plusieurs sucs acides de plantes, telles que XOxalis aceto* sella ^\ Oxalis corniculata^ le Rumex aceiosaj le Rumex acetosella ^ le Géranium acetosum^ etc. C*est ordinairement du premier de ces végétaux qu'on Textrail. On exprime le suc de la plante, on le fait bouillir, on le clarifie avec du blanc d'œuf, on le filtre , puis on révapore en consistance sirupeuse, ou jusqu'à ce qu'il s'y forme une pellicule saline. Le sel se dépose, au bout de quelques jours, sous forme de cristaux bruns , que l'on purifie en les faisant dissoudre dans de l'eau bouillante, et filtrant la liqueur, qui donne des cristaux par le refroidissement. 5o kilogrammes ôHOxalis acetC' sella en donnent 25 de suc, dont on n'obtient que isS grammes de sel pur. Ce dernier est préparé en grand dans la Suisse et dans quelques contrées de l'Allemagne. On peut aussi, avec avantage, le composer directement en employant le carbonate potassique et deux atomes d'acide oxalique cristallisé. On dissout i5,8 parties d'acide cristallisé dans six fois son poids d'eau bouillante, et on ajoute à la solution bouillante 8,66 parties de carbonate potassique dissous dans un peu d'eau ; puis on laisse la liqueur se refroidir lentement, et le sel cristallise. On en obtient encore en petite quantité par l'évaporation de l'eau mère. Ce sel cristallise en tables qui paraissent appartenir au système rbomboédrique. Il contient, suivant Grakam ^ 3 atomes ou 1 8,4^1 pour cent d'eau, dont I2,a8, ou i atomes, peuvent être chassés par l'application de la chaleur ; mais le troisième atome ne s'en va que lorsque le sel commence à se décomposer. Il a une saveur très-acide, presque mordicante. Mis sur des charbons ardents, il répand une fumée acide et piquante, mais ne se charbonne pas. Soumis à la distillation , il fournit un liquide acide et jaunâtre, mais ne donne point d'huile. Il ne s'altère pas à l'air. Il se dissout dans 4o parties d*eau froide et dans 6 parties d'eau bouillante, et il n'e^t pas complètement insoluble dans l'alcool aqueux bouillant. Ce sel forme volontiers des sels doubles quand on sature l'excès d'acide qu'il renferme par une autre base. On s'en sert pour enlever les taches d'encre. En médecine, il est employé comme rafraîchissant.

c. Quadroxalate potassique ^ K G\ Si l'on dissout le sel précédent dans de l'acide chlorhydrique ou nitrique étendu, et qu'on évapore la liqueur, il se forme un sel contenant encore un plus

l5o BIMELLITATK POTASSIQUE.

grand excès d acide oxalique, dans lequel la potasse est combinée avec quatre fois autant d acide qu'il y en a dans le sel neutre. On lobtient aussi en dissolvant ensemble dans leau bouillante i atome du sel précédent et 2 atomes d'acide oxalique, et laissant refroidir la solution pour la faire cristalliser. 11 cristallise en prismes quadrilatères, qui sont quelquefois très-gros. Ce quadroxalate a été découvert par JVollaston^ qui n'a pas pu produire de trioxalate. Depuis , Béranl a prouvé que le sursel qu'on trouve dans le commerce est assez souvent du quadroxalate. Celui-ci est moins soluble que le bioxalate. Il contient 2^72 parties, ou 7 atomes d'eau de cristallisation.

Chloroxalate potassique (chloracétate) , Kè-hGGF.. On l'obtient en saturant l'acide chloroxalique par la potasse, 4e manière qu'il ne reste pas d'alcali en excès; car celui-ci décomposerait l'acide du sel par l'application de la chaleur. Par l'évaporalion spontanée, le sel cristallise en aiguilles extrêmement fines, qui renferment un atome d'eau de cristallisation. Ces cristaux se conservent à l'air sec \ mais dans l'air humide ils absorbent un peu d'eau , sans tomber cependant en déliquium.

h'oxaminate potassique , K G + N H' ô , n'a pas encore été examiné.

Le mésoxalate potassique ^ KC'O*, ne l'a pas été davantage.

Mellitate potassique, a, Mellitate neutre^ KC*0\ On l'obtient en neutrahsant exactement l'acide par du carbonate potassique, et évaporant la solution. 11 forme des cristaux rayonnes. Il a été peu étudié.

.b. Bimellitate potassique ^ KC*0^4-HC*0\ On l'obtient en dissolvant, dans une quantité suffisante d'eau bouillante, i atome d'acide mellitique et i atome du sel précédent, et faisant refroidir lentement la liqueur : le sel cristallise en gros prismes transparents quadrilatères rhomboïdaux, dont les arêtes sont tantôt aiguës, tantôt obtuses; les arêtes terminales sont également obtuses. Ces cristaux renferment 5 atomes, ou 23,79 pour cent d'eau, dont ils perdent, à chaud, 4 atomes, ou 17,93 pour cent; le sel devient alors d'un blanc laiteux, sans être déliquescent. Le cinquième atonie d'eau appartient à la constitution du sel , et ne s'en va qu'à luie température à laquelle le sel se décompose.

Le bimellitate et le nitrate potassiques forment un sel double,

CROCONATE POTASSIQUF. |5|

quon obtient lorsqu'on ajoute à une solution de mellitate potassique neutre 1 acide nitrique par petites portions successives , et qu'on continue à ïj mêler jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité ; on chauffe la liqueur jusqu a ce que le précipité se soit redissous ; on la laisse ensuite refroidir lentement : le sel cristallise en prismes tion symétriques, terminés par un sommet aigu partant de deux côtés opposés du prisme. D'après Woehler^ il se

compose de KN + 4 (KC*0^ + HG*0')4-6H. La totalité de Teau qu'il renferme est de lo atomes, ou 11,7 pour cent, dont 6 atomes, ou 7 pour cent, qui n'appartiennent pas à la constitution du sel acide, sont expulsés par la chaleur. A une certaine température élevée, il est carbonisé totit d'un coup par l'action de laclde nitrique, mais sans production de phénomène lumineux. Le sel a une saveur acide , et il est à peu près aussi peu soluble que le surtartrate potassique.

Rhodicate potassique, La préparation de ce sel a déjà été décrite tome I, page 621. Le produit d'oxydation du corps noir est sou» vent un mélange d*une poudre rouge claire et d'une poudre rouge foncé, avec Aes grains noirs d'un reflet verdâtre, qui paraissent être cristallins. Tout cela est pourtant le même sel dansdiflerents états d'agrégation. Le sel est doux au toucher ; il n'a pas de saveur particulière, et colore la salive en jaune rouge. Il est peu soluble dans l'eau froide, et il ne l'est guère plus dans l'eau bouillante; il est insoluble dans l'alcool et dans l'éther. La solution aqueuse se change peu à peu en croconate et oxalate potassiques. La transformation s'effectue souvent déjà au bout de 5 à 6 heures. Lorsqu'on évapore rapidement une petite quantité de la solution, la plus grande partie reste non altérée. Tant que la liqueur n'a pas subi d'altération, elle donne, avec les sels de chaux, un précipité rouge, qui est soluble dans l'eau ou dans Tacide chlorhydrique étendu ; mais après qu'elle a commencé à s'altérer, il se précipite en même temps du croconate et de l'oxalate calciques; ce précipité reste , pendant que le rhodicate calcique se dissout.

Croconate potassique^ K C^ O*. 1 1 cristallise en aiguilles fines, transparentes , d'un rouge jaune j ces cristaux sont en partie des prismes à quatre pans, dont les angles sont de 106° et de 74", en partie des prismes .î six faces par la troncature des arêtes aiguës, ayant deux angles de 106° et quatre de 127°. Il est parfaitement neutre; sa

l5a BIBORATE POTASSIQUE.

saveur ressemble assez à celle du nitre. Il s'effleurit à une douce chaleur^ et perd son eau de cristallisation, qui est de 2 atomes : il devient opaque et d'un jaune citron pâle. Chauffé un peu plus, mais sans atteindre Tincandescence, il présente un phénomène d'ignition rapide qui se propage , en un clin d'œil , dans toute la masse. Le sel est alors devenu noir, et consiste en un mélange de charbon et de carbonate potassique. Ce même phénomène a lieu lorsqu'on chaufîe le sel dans un vase distillatoire ; il n'est donc pas le résultat d'une combustion , mais d'une transposition intérieure des éléments du sel; il se dégage en même temps 0,146 d'acide carbonique par rapport au poids du sel , et o,o45 de gaz oxyde carbonique. Ce dernier se produit probablement aux dépens d'un peu d'acide car^ bonique , décomposé par le charbon qui reste après l'ignition ; on peut donc admettre que, dans cette décomposition du sel, l'acide croconique se change en acide carbonique et en charbon, i atome d'acide carbonique se dégage à l'état de gaz, et 1 atome reste combiné avec la potasse mêlée de 3 atomes de charbon ; celui-ci, par son action sur l'acide carbonique qui se dégage, donne naissance à un peu de gaz oxyde carbonique. — Le croconate potassique est soluble dans l'eau froide, et bien plus encore dans l'eau chaude, de manière qu'une solution saturée à chaud laisse déposer des cristaux par le refroidissement ; la solution est jaune. Il est peu soluble dans l'alcool de 0,84) qui se colore par là faiblement en jaune, et absorbe l'eau de cristallisation du sel. Il est tout à fait insoluble dans Talcool anhydre.

Borate potassique, a. Sel neutre y KB. On l'obtient en mêlant 1 atome d'acide borique fondu, et en poudre fine, avec i atome de carbonate potassique, et en calcinant le mélange au rouge blanc, température à laquelle le sel finit par fondre. Si l'on employait des matières hydratées, le mélange se boursouflerait au point de passer par-dessus les bords du creuset. Le sel est très-soluble dans Teau , et il se prend en cristaux irréguliers dans une dissolution sirupeuse. Comme il attire Tacide carbonique de l'air, l'évaporation de sa dissolution doit se faire sous une cloche d'évaporation sur l'acide sulfurique. Il n'y a pas jusqu'au sel sec qui absorbe l'acide carbonique de l'air et se convertit en biborate.

b. Biborate potassique y KB*. On l'obtient en traitant la solution du sel précédent par i atome d'acide borique^ et évaporant la liqueur jusqu'à cristallisation. Il forme des prismes rectangulaires à

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