PRINCIPES
COWSTITUAIfTS.
Verre blanc
de France.
Verre
blanc
de
Bobémc.
Verre
blane
de
Venise.
Tubes de verre
très-, fusibles
de France.
Verre demi -vert pour les
flacons des pharmaciens.
Verre à bouteilles de
France.
Même espèce
de verre de
France.
Acide silicique.. . .
Chanx. ,.,..,,,,
ia,7
68,6 ir,o
Potasse
Soude
Magnésie.,
Alumine
Oxyde ferrique. . .
Oxyde manganiqne
Entre autres différences que présentent ces résultats avec ceux obtenus par Dumas ^^e ferai remarquer que le verre à bouteilles analysé par Tun de ces chimistes a fourni de 6 | à i4 pour cent plus d acide silicique que la même espèce de verre examinée par l'autre.
Ces divers matériaux, qui entrent dans la composition du verre, sont tous réduits en poudre fine , mêlés ensemble de la manière la plus intime, puis calcinés (frittes) jusqua ce que le tout soit agglutiné en une seule niasse. Ensuite on fait fondre celle-ci dans de grands creusets , au milieu d un fourneau particulier; et quand on voit que le verre est parfaitement fondu et sans bulles, on Técume pour enlever des substances salines étrangères, désignées sous le nom àejiel de verre ^ qui viennent nager à la surface; puis on le travaille. Le verre une fois fabriqué doit être refroidi lentement dans un four spécial; sans quoi il devient cassant, et se brise au moindre choc, ou au plus léger changement de température. Plus il se refroidit lentement, plus il est durable, et vice versa. Cependant on a observé que du verre refroidi avec trop de rapidité, et devenu cassant, s'améliore beaucoup si on le met dans un pot plein d'eau, qu'on chauffe celle-ci jusqu'à ce qu'elle bouille, qu'on la couvre bien, et qu'on la laisse refroidir le plus lentement possible.
La fragilité du verre refroidi rapidement tient à ce que Içs parties extérieures se resserrent plus promptement que celles du centre; de là vient que chaque molécule de verre a une position différente des autres, de manière qu'il suffit, soit du moindre choc pour qu'elles se séparent, soit d'une application soudaine de