‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 2)Chapitre 46 sur 84 · BRIQUES, TUILES · texte numérisé non relu

BRIQUES, TUILES

Faïence proprement dite ou commune. On fabrique maintenant tant de variélés de cette poterie et de la précédente, qu'il devient quelquefois difficile de les différencier d une manière précise. En général, on nomme faïence toute poterie fine, qu'on fabrique avec une argile commune , dépourvue de la propriété de blanchir au feu, et dont la couverte est colorée, ou blanche et opaque. On ajoute du sable à l'argile qui forme la pâte de cette poterie. La couverte est un mélange fondu de silicate à base d'alcali et de silicates d'oxyde plombique et d'oxyde stannique. L'opacité de la couverte est due à loxyde stannique.

La poterie de grès est , à proprement parler, une porcelaine dure, grossière, colorée, et se distingue des deux poteries précédentes par sa cassure vitreuse et son vernis plombifère. Elle donne des étincelles sous le choc du briquet. Sa pâte est une argile exempte de chaux, ordinairement mêlée de sable, et chauffée à une température très-élevée. On la vernit avec du sel marin, qui, jeté dans les fourneaux et vaporisé par le feu , est absorbé par les vases, à la surface desquels la terre se vitrifie , de manière que la soude se combine avec l'acide silicique et l'alumine.

La poterie commune a pour pâte une argile qui contient ordinairement de la chaux et du fer, et se colore en rouge plus ou moins foncé par la cuisson. Lorsque cette argile est trop maigre ou trop grasse, on la mêle avec de l'argile grasse ou maigre. Tantôt cette poterie est sans vernis, comme les pots à fleurs, moules de pains de sucre ; tantôt on la recouvre d'un vernis très-fusible, formé de siUcate plombique et de silicate d'alumine. On emploie pour cela de la litharge bien pulvérisée, mêlée d'une certaine quantité de terre glaise ou de sable délayé, pour en faire, avec de l'eau, une pâte peu épaisse, dans laquelle on plonge les objets qu'on veut vernisser. Quand ce vernis est bien fait , qu'il ne renferme pas trop d'oxyde plombique, et appliqué à une chaleur convenable , il n'est pas aussi nuisible à la santé qu'on l'a avancé si souvent. Des essais faits dans le but de trouver des vernis sans plomb ont été infructueux jusqu'à ce jour.

Briques ^ tuiles. On les fabrique avec de l'argile commune, de la marne argileuse ou de la terre glaise. Elles sont de qualités extrêmement variables ; elles sont plus ou moins foncées en couleur, plus ou moins réfractaires , suivant la nature de l'argile, ou suivant que celles;! renferme une plus ou moins grande quantité

TARTA^TE ALUMINIQUE. 465

tFoxyde ferrique et de terre calcaire. Plus il y a déterre calcaire, plus la brique est fusible ; on recherche surtout cet avantage pour certaines espèces de briques qui se vitrifient à moitié au feu. L'argile est bien corroyée, mêlée avec une plus ou moins grande quantité de sable, puis moulée et cuite.

Formiate alu/niniquej AlFo'. On Fobtient en dissolvant l'hydrate aluminique dans l'acide formique. Il donne, par Tévaporation à une douce chaleur, une masse gommeuse, qui s'humecte à Tair. Redissous et bouilli , il se trouble en laissant déposer un soussel.

Acétate aluminique yÂ\kc?, Il est toujours acide, et ne peut être obtenu à l'état cristallisé. D après Gay^Lussac^ ce sel possède une propriété singulière, mais seulement quand il est impur; elle consiste en ce que sa dissolution, aussi neutre que possible, se trouble quand on la chauffe , et reprend sa limpidité en se refroidissant. L'affinité de l'alumine pour l'acide acétique est faible. On prépare l'acétate aluminique à l'usage des teinturiers, par double décomposition , a l'aide de l'acétate plombique et de J'ai un; l'acide sulfurique se précipite en combinaison avec l'oxyde plombique, et il reste dans la liqueur un mélange d'acétates potassique et aluminique.

Tartrate aluminique^ ÂlTr\ il est gommeux, non déliquescent et très-soluble. Dans les teintures ^ où Ton emploie comme mordant du surlartrate aluminique, on prépare ce sel en mêlant la crème détartre avec de Talun et de l'eau. Deux parties de crème de tartre et huit parties d'alun se dissolvent dans huit parties d'eau, à l'aide de l'ébullition, La liqueur donne, parl'évaporation, une masse acide, blanche, qui devient gluante à l'air, et qui se dissout' très-facilement dans l'eau. La dissolution du tartrate alu* minique n'est précipitée ni par les carbonates, ni par les hydrates alcalins, propriété que ce sel partage avec plusieurs autres tar* Irates à -base de terres et d'oxydes ni('talliques. Arosenlus a trouvé que le lycopoilium coniplanatuni y dont l'infusion est employée comme mordant, contient ce tartrate tout formé. Jusqu'à présent cette plante est la seule connue qui contienne un sel aluminique. Les tartrates alcalins neutres et acides dissolvent l'hydrate aluminique en grande quautité^ et forment avec lui des soussels dou* blés solubles.

466 SULFOSELS 1)'a.LUM1NIUM.

Séléniate aluminique^ AlSe^ Il se comporte comme le sulfate, et forme, dans les mêmes circonstances que le sulfate, des sels basiques analogues.

Sélénite aluminique, a. Sélénite neutre^ Al Se'. On le prépare en dissolvant dans Teau du chlorure aluminique qui a perdu, par Fëyaporation , tout excès d'acide, et précipitant la dissolution par le sélénite ammonique. La dissolution d alun n*est pas précipitée par Tacide sélénieux, mais elle Test par les sélénites alcalins neutres. Le précipité est blanc , pulvérulent, et perd, quand on le calcine, d abord de Teau ^ puis Facide.

b. Bisèlénite aluminique. On l'obtient en dissolvant le sel précédent, ou rhydrate aluminique, dans Facide sélénieux, et évaporant la liqueur. Il se dessèche en une masse gonuneuse, incolore, limpide comme de Feau.

Tellurate aluminique^ AI Te'. C'est un précipité blanc et floconneux , qui se dissout dans un excès du sel aluminique. Ce n'est que quand ce sel est décomposé jusqu'à un certain point que le précipité devient stable.

Tellurite aluminique ^ Al Te'. Sel qui se précipite en flocons

blancs et volumineux , qui sont insolubles dans un excès de sel

aluminique.

Arséniate aluminique^ Al* As'. Il est insoluble, mais forme, avec

un excès d'acide, un sursel très-soluble, qui ne cristallise pas.

Antimoniate aluminique^ Al ^b. 11 se précipite en flocons blancs, volumineux, lorsqu'on verse goutte à goutte la solution d'un sel aluminique dans une solution d'antimoniate potassique. En versant le sel potassique goutte à goutte dans le sel aluminique , le précipité se redissout jusqu'à ce qu'on ait ajouté une certaine quantité du premier. Si le sel potassique a été ajouté en excès , toute Falumine se trouve précipitée.

Fanadate aluminique , Al Y'. Il se présente sous la forme d un précipité jaune, légèrement soluble dans Feau.

Le chromate^ le moljrbdate, le tungstate, Y antimoniate, le tel' lurate et le tantalate aluminiquesj sont tous insolubles dans l'eau.

G. Sulfosels d^aluminium.

La grande affinité de l'aluminium pour l'oxygène fait douter si,

SELS DE GLtTCTUM. 4^7

par la voie humide, il existe des sulfosels d'aluminium; cependant, d après Tanalogie que présente Taluminium avec le glucyum et l'yttrium, on peut s'attendre à l'existence de quelques sulfosels aluminiques , du moins à l'état de dissolution ; mais il est toujours très-difficile de distinguer avec certitude le cas où il n'y a pas de décomposition , quand on mêle un sulfosei potassique avec la dissolution d'un sel aluminique , de ceux où le sulfosei aluminique reste dissous, après que la décomposition s'est opérée. Les précipités que les sulfosels produisent dans les dissolutions d'alumine ne sont ordinairement qu'un mélange d alumine avec le sulfide, car la liqueur prend Todeur du gaz sulfide hydrique, qui s'est formé par l'oxydation de la sulfobase (du sulfosei ajouté) aux dépens de l'eau. Une autre preuve que l'hydrate aluminique (ou le soussel aluminique) contenu dans le précipité n'y est qu'à l'état de mélange, c'est que les acides que l'on met en contact avec ce précipité dissolvent l'alumine mêlée avec le sulfide, sans qu'il y ait aucun dégagement de gaz sulfide hydrique. Nous manquons donc de résultats positifs par lesquels on puisse démontrer, avec certitude, quil existe des sulfosels aluminiques à l'état de dissolution aqueuse. On ne peut révoquer en doute que ces sels puissent être produits par la voie sèche , en faisant fondre les sulfides avec le sulfure aluminique ; mais ces combinaisons n'ont pas encore été examinées.

lo. Sels de glucjrum.

Les sels de glucyum ont une saveur astringente et douce. Ils sont précipités par les alcalis; mais le précipité est dissous par un excès d'hydrate potassique ou sodique , ainsi que par des carbonates de ces deux alcalis et le carbonate ammonique ; cependant les carbonates alcalins en dissolvent beaucoup moins. Le cyanure ferrosopotassique ne précipite pas les sels de glucyum, mais ils sont précipités par le sulfhydrate potassique, avec dégagement de gaz sulfide hydrique. Une des propriétés caractéristiques des sels de glucyum consiste en ce que, quand on mêle la dissolution chaude d'un de ces sels avec une dissolution également chaude de fluorure potassique, qu'on verse de ce dernier sel dans la dissolution du premier jusqu'à ce qu'on voie paraître un précipite, et qu'on laisse alors refroidir le mélange, il se dépose un sel double , cristallisé en petites paillettes peu solubles.

468 FLUORURE GLLCYQUE.

A. Se/ S haloïdes de ghtcyum.

Chlorure glucjrque^ GfGV. A Télat anhydre, on Tobtlent par le même procédé que le chlorure aluminique. Il se sublime ainsi en aiguilles blanches brillantes, il est très-fusible, et peut être facilement sublimé de nouveau. Il se dissout dans Teau avec production de chaleur, et est très-déliquescent à Tair. Par Tévaporation de la solulion et la calcination du résidu , il se dégage de Tacide clilorhydrique, et il reste de la glucyne. Dissous dans leau et desséché dans l'appareil dessiccateur, il peut cristalliser, surtout par un excès d acide chlorhydrique , qui rend le sel moins soluble. Les cristaux renferment, suivant Jwdejew^ 12 atomes d'eau, et se conservent à lair.

On obtient un sonssel en faisant digérer tu solution du sel neutre avec l'hydrate glucyque, jusqu'à ce qinl ne se dissolve plus rien. Après filtration et évaporation , il reste une masse gonimeuse, qui se redissout dans l'eau. Lorsqu'on précipite la solution de ce sel partiellement par de Tammoniaque caustique, on obtient un sonssel renfermant une plus grande quantité encore de base; mais on n'a analysé aucun de ces sels. Par l'addition d'un excès d'ammoniaque, il ne reste que l'hydrate de la terre.

Bromure glucyque ^ ^Br\ On l'oblient à l'état anhydre quand on chauffe le glucyiim dans de la vapeur de brome. Le glucyum brûle avec vivacité, et le bromure se sublime en longues aiguilles blanches, très-fusibles et très-volatiles, qui se dissolvent dans Teau avec dégagement de beaucoup de chaleur.

lodure glucyque , OP. On l'obtient comme le bromure, auquel il ressemble par ses propriétés.

Fluorure glucyque (fluate de glucyne), €fF\ On l'obtient en dissolvant Tliydrate glucyque dans l'acide fluorhydrique. Il se dissout dans l'eau en toutes proportions, et se dessèche en une masse incolore, parfaitement transparente, qui se maintient limpide jusqu'à la température de + 60°, mais perd son eau de cristallisation à + 100", et devient d'un blanc laiteux; à une température plus élevée encore, il se boursoufle, et fond à moitié comme de l'alun. Chauffé au rouge, le sel perd une partie de son acide , si toute Veau n'en a pas été chassée préalablement. Le sel calciné se redissout dans l'eau, sans laisser de résidu; la dissolu-

SULFATE MOÎVOBASIQLE. /l^Q

tion a une saveur moins douce que celle des sels glucyques en général.

Fluorure glucjrco-potassique (tluaXe de glucyne et de potasse), 3KF -j- €pF\ Ce sel double se précipite sous forme de petites paillettes quand on mêle les dissolutions des deux sels. Il est beaucoup plus soluble dans Teau bouillante que dans Teau froide, et cristallise, par le refroidissement de la liqueur, en paillettes plus grandes. — 11 est probable que les autres alcalis forment aussi des sels doubles avec le fluorure glucyque, mais Texpérience n'en a pas été faite.

Fluorure silico'glucyqiie (fluate de silice et de glucyne), 3GF^ -h2SiF\ Ce sel est très-soluble dans Veau, et forme un sirop transparent et incolore, d'une saveur astringente, nullement sucrée. Par la dessiccation il devient blanc, et quand la dissolution contient un excès d acide, le sel se détache du vase, tandis que le sel neutre s'y attache fortement ; mais dans les deux cas le sel se dissout dans l'eau sans résidu. Quand on le décompose par une forte chaleur, il se gonfle un peu comme Tal un.

Le cyanure et le sulfocjranure glucyques sont inconnus.

B. Oxysels île glucyum.

Sulfate' glucyque, a. Sulfate neutre, &S^ On l'obtient en saturant à froid l'acide sulfurique étendu avec le carbonate barytique; on y ajoute ensuite un peu d acide sulfurique libre. On concentre la solution , et on l'abandonne à l'évaporalion spontanée. Le sel cristallise en octaèdres assez gros, dont les arêtes du sommet font un angle de 122®, les arêtes latérales étant légèrement tronquées. Ces cristaux contiennent 12 aiomes ou40)56 pour cent d'eau. Le sel est très-soluble dans l'eau , et moins soluble dans l'eau acidulée ; il cristallise donc plus facilement dans une liqueur acidulé. Il est insoluble dans l'alcool, qui le précipite delà solution aqueuse. Desséché à une douce chaleur, il forme une niasse saline blanche, et quelquefois une poudre cristalline. Les cristaux s*effleurissent superficiellement dans un air chaud , ils fondent par la chaleur, se boursouflent comme l'alun , et sont complètement décomposés par une forte calci nation.

b. Sulfate monobasique, 'ti'S'=ôS^+^. Il s'obtient sous forme d'une masse goromeuse , en faisant bouillir une solution

470 CARBONATE GLUCTQUE.

concentrée du sel neutre avec le carbonate glucyque, jusqu'à ce qu il ne se dégage plus de gaz acide carbonique , filtrant la solution et rétendant d'eau jusqu'à ce qu'il ne se précipite plus rien , puis filtrant de nouveau et évaporant la liqueur.

c. Sulfate bibasi'que, ôS==:€Fy + 2Ô. On l'obtient en évaporant la solution saturée de carbonate barytique , sans l'étendre préalablement. 11 reste sous forme d'une masse gommeuse, transparente , molle , tant qu'elle est chaude , et durcissant par le refroidissement.

d. Sulfate pentabasique ^ ^ S=&y+5G^. Use précipite quand on étend d'eau la solution du sel précédent. C'est une poudre blanche , contenant 3 atomes = 18,89 P^^r ^^^^ d'eau.

Sulfate potassico'glucyque ^ 3KS + éS\ On l'obtient par le mélange des deux sels, et évaporant à la fin la solution dans l'appareil dessiccateur. Il forme une croûte cristalline, qui se dissout si lentement dans l'eau froide, qu'on peut facilement enlever l'eau mère par le lavage. Il contient 6 atomes =11,4 pour cent d'eau de cristallisation. L'eau en dissout une grande quantité, bien que la dissolution s'effectue lentement. On n'a pas encore produit de sel double avec une plus forte proportion de glucyne.

Sulfite glucyque^ ÔS\ Soluble dans l'eau, il se décompose par l'ébullition. On l'obtient en dissolvant l'hydrate dans l'acide sulfureux liquide.

Nitrate glucyque ^ GtW. Il cristallise difficilement, se réduit en poudre à une chaleur forte et prolongée, mais s'humecte ensuite à l'air. Il se dissout dans l'alcool, et montre beaucoup de tendance à abandonner de l'acide pendant l'évaporation, et à se transformer ainsi en soussel.

Phosphate glucyque^ Qt^ P^. Il forme un précipité mucilagineux, insoluble dans l'eau, mais soluble dans un excès d'acide. A la chaleur rouge , il fond en un verre transparent.

Phosphite glucyque^ &P^, C'est une poudre blanche, insoluble, qui se décompose à la distillation sèche , avec production de lumière et dégagement de gaz hydrogène pur.

Hjrpophosphite glucyque^ ÔP^ Il se dessèche en une masse dure, à cassure vitreuse.

Carbonate glucyque ^ %Ù^Cest un précipité floconneux et vo-

eucla.se. 47^

lumineux, qui, d'après Schaffgotsch ^ se compose de ÔC + SH. Tel qu'on l'obtient en dissolvant le sel dans le carbonate ammonique et le précipitant de la liqueur par l'ébullition, il est grenu, et tombe facilement au fond du vase. Après la dessiccation, il est léger, fin, et doux au toucher. Le carbonate glucyque se dissout plus facilement que l'hydrate dans les carbonates alcalins. Si la liqueur de laquelle on le précipite par l'ébuUition contient un sel ammonique, celui-ci est peu à peu décomposé par le carbonate glucyque, qui se dissout en chassant l'ammoniaque.

Oxalaie glucyque^ ô€\ Il est soluble dans l'eau et se dessèche en une masse gommeuse, dont la saveur est plus douce que celle d'aucun autre sel glucyque.

Rhodicate glucyque. On l'obtient en saturant la solution alcoo* lique de l'acide rhodicique avec de l'hydrate glucyque encore humide. Il reste, par Tévaporation , sous forme d'une masse d'un brun chocolat.

Croconate glucyque^ €f4- 30*0*. C'est un sel jaune cristallisable ; soluble dans l'eau aussi bien que dans l'alcool.

Silicate glucyque. Minéral très-rare , qu'on n'a jusqu'ici trouvé qu'aux environs d'Ekatherinburg , en Sibérie. D'après l'analyse à'Hartwall^ sa composition peut être exprimée par la formule é Si. On lui a donné le nom de phénakite ; il est cristallisé en rhomboïdes obtus , incolores , transparents et très-durs.

Le silicate glucyque forme , avec le silicate aluminique^ deux sels doubles, qu*on trouve dans le règne minéral, savoir, l'émeraude et Teuclase.

a, Émeraude , ô Si + Al Si. L'émeraude cristallise en prismes à 6 pans; elle est très-dure. On en distingue deux variétés : i^'X émeraude proprement dite, comme une des pierres précieuses les plus recherchées , et remarquable par sa belle couleur verte , due à la présence d'une très-petite quantité d'oxyde chromique ; 7.^ le béryl^ dont la couleur est d'un vert beaucoup plus pâle , et quelquefois jaune; il est assez souvent opaque, et se rencontre en cristaux très-gros. Les variétés limpides, d'un vert bleuâtre, s'appellent aigue^marines ^ et sont comptées parmi les pierres précieuses.

b, Euclase, €f*Si + AI*Si. Jusqu'ici on ne l'a trouvée qu'au Brésil ; c'est un minéral très-rare , cristallisé en prismes limpides

/Jna VANADAÏE GLUCTQOE.

et verdâtres j il est dur et facile à fendre, dans le sens des clivages naturels.

Aluminate glucyquc. On le rencontre à Tétat cristallisé dans la nature ; il est verdàtre, souvent d'une nuance bleuâtre. Les minéralogistes lui ont donné le nom de cymophane ou chrysobérjrl; il forme une des plus belles pierres précieuses. Il contient i atonie de glucyne combiné avec 3 équivalents d'alumine, OAl*.Maisce minéral renferme, en outre, de petites quantités d acide litaniqiM , d'acide silicique et d'oxyde ferreux, en proportions variables. De tous les corps oxydés, c'est le plus difficile à fondre.

Acétate glucyqucy ëAc\ 11 se dissout facilement dans l'eau, et se dessèche en une masse gommeuse.

Tartrate glucy-qucy OÏV. Il est trèssoluble , et difficile à obtenir sous forme cristalline.

Succinate gluc^que^ S Sc^ Précipité peu soluble.

Sélénites glucyques. a. Le sélcnite neutre, éSe% est une poudre blanche, insoluble.

i. Le bisélénite glucyque, GSe% est soluble, et se dessèche, pendant Tévaporation , en une masse gommeuse, qui finit par se fendiller. Les deux sels perdent l'acide sélénieux à la chaleur rouge.

Tellurate glucrqne, GTc^ Les sels glucyques neutres dissous donnent des précipités blancs et floconneux, tant avec le tellurate qu'avec le bitellurate potassique.

Tellurite glucyque, G Te\ 11 se présente sous la forme d'un précipité blanc, volumineux.

Arséniateglucyque^ ^»Âs\ Il est insoluble dans l'eau, mais se dissout dans un excès d'acide, avec lequel il forme une combinaison incristallisable.

Chromate glucyque, ôGr\ Il est insoluble et jaune. Avec excès d'acide, il forme une dissolution jaune, qui se dessèche en une masse gommeuse, incristallisable. Mêlée avec de l'acide sulfurique, elle donne , à ce qu'on prétend, un sel double à deux acides.

Fanaxlate glucjque , ôV^ Le vanadate neutre, aussi bien que le bivanadate , sont des précipités jaunes , qui se dissolvent par le lavage et donnent une liqueur jaune.

SULFOTUNGSTATE GLDCYQIJK. /17H

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