‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 3)Chapitre 12 sur 80 · II · texte numérisé non relu

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gS AMMONIUM.

yérulent, dont les propriétés n*ont point été examinées jusqu*i présent.

L ammoniaque se compose de :

I Centièmes. ÉqwTalents.

Nitrogène 82,S44 x

Hydrogène i7,456 3

Poids atomique, = a 14,47^ » formule, = NH*. Sous forme de gaz, Tammoniaque est composée, ainsi qu'on l'a dit, de 3 volumes de gaz hydrogène et de i volume de gaz nitrogène, les 4 volumes étant condensés en 2 volumes.

L'ammoniaque est une faible base salifiable, et se combine avec les corps électronégatifs anhydres pour former des sels particuliers, qui, à très-peu d'exceptions près, se convertissent immédiatement en sels d'oxyde ammonique au contact de l'eau. L'ammoniaque s'unit à plusieurs oxydes métalliques, de même qu'aux oxysels et aux sels haloides des métaux; et, dans la plupart de ces composés, il peut se maintenir en combinaison avec l'eau, sans se changer en oxyde ammonique. Quelques sels métalliques peuvent l'absorber en plusieurs proportions multiples.

4* Uammonium est, ainsi que nous l'avons déjà vu, un radical composé , qui possède en outre toutes les propriétés d'un métal alcalin. Il prend naissance toutes les fois que l'ammoniaque se trouve en contact avec l'eau, avec un oxacide hydraté ou avec un hydracide. Dans tous ces cas, Thydrogène s'unit à l'ammoniaque pour former de l'ammonium, qui reste en combinaison avec l'oxygène ou le corps halogène. Dans les composés haloïdes que forme l'ammonium , ses éléments sont maintenus avec une très-grande force, tandis que dans Toxyde ammonique, ou dans son hydrate, ils sont si faiblement unis , que la tension de l'ammoniaque suffit déjà pour les réduire en eau et en ammoniaque , qui se dégage sous forme de gaz.

Ce rapport intime cependant ne serait qu'une supposition probable, si Von n'avait pas réussi à transporter sur le mercure l'ammonium retiré de ses combinaisons : avec ce métal il forme un amalgame qu'on peut même obtenir cristallisé , bien que la force qui maintient les éléments de cet amalgame soit encore plus faible que celle qui maintient en union les éléments de Thydrate d'oxyde ammonique; de telle façon que les circonstances ëlectrochimiques dans lesquelles Tamalgame s'est formé venant à cesser,

Ammonium. 99

les éléments obéissent à leur tension, et se séparent à l'état de gaz ammoniac et de gaz hydrogène.

Le métal composé , l'ammonium , fut découyert peu de temps après que Davy eut obtenu le potassium et le sodium. Dans les expériences que je fis en commun avec de Pontin pour obtenir le potassium par voie de réduction , au moyen d un courant hydroélectrique, nous ne réussîmes point avec les faibles piles électriques que nous avions alors à notre disposition. Nous essayâmes ensuite d'employer le mercure comme conducteur électronégatif, et nous trouvâmes que non-seulement la potasse et la soude sont réduites et donnent des amalgames , mais encore les terres alcalines : la baryte, la strontiane et la chaux , que Das^y n'avait pas réussi à réduire. Ceci nous engagea d'essayer la réduction de Fammoniaque parla même voie; et nous trouvâmes, à notre grande surprise , que ce corps donnait un amalgame bien plus facilement que les substances précédentes. Ces expériences furent faites dans les mois de mars et d*avril 1808, et décrites dans les Annales économiques de T Académie des sciences^ mai 1808, pages iio-i3o. Davy leur a donné ensuite plus d'extension. Seebeck et 7)^/72/72^^07;^, ignorant nos expériences, en firent alors de semblables, et arrivèrent aux mêmes résultats.

La réduction de l'anmionium s'effectue soit par le courant électrique que l'on fait arriver dans un liquide saturé de gaz ammoniac pendant que le mercure sert de conducteur négatif, soit en plaçant Famalgame potassique ou sodique dans une solution concentrée d'un sel d'oxyde d'ammonium.

Lorsqu'on introduit dans un vase de verre approprié, contenant de l'hydrate d'oxyde ammonique (ammoniaque caustique liquide)^ un peu de mercure qui est mis en communication avec le pôle négatif de la pile électrique, pendant qu'on plonge dans le liquide un fil de platine du pôle positif, on voit qu'il se dégage du nitrogène du licjuide , sans que le mercure laisse échapper de l'hydrogène; au moins ce dégagement n*a pas lieu au commencement de l'expérience. Le mercure se gonfle , devient épais comme du beurre, et cesse d'être liquide. En même temps, l'oxyde ammonique est décomposé de telle façon que lammonium se combine avec le mercure du pôle négatif, tandis que l'oxygène se porte sur le pôle positif, où il décompose une portion correspondante d'oxyde ammonique, dont l'hydrogène s'oxyde pour former de

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