MERCURE
qu« paramonieoMDietit Et dans un petit nombre de lootlités. A rétat natif, il existe en petite quantité , sous forme de globtiies plus ou moin« considérables , dans le grès et le schiste argileux« On le trouve encore plus rarement à l'état de chlorure et de se» léniure. Le mercure se rencontre le plus souvent combiné avec le •oufre, ou k letat de cinabre. Les mines de mercure les plus tfliportantes sont celles de Moschel dans la province rhénane de la Bavière, d'Idria en Illjrie, d'Hon&owitz en Bohème, d'Almaden en Espagne; il y e» a d'autres en Chine, ainsi que dam les Ind« orientales et occidentales.
11 existe différents procédés pour extraire le mercure du cîiiftbre. Dans la province rhénane de Bavière , cette opération a été perfectionnée plus qu'en aucun autre endroit. On y assortit le WÊànerai à la main , en ayant soin de ne choisir que celui qui cou« tient du mercure. On le réduit en poudre , on mêle crile-oi avec de la chaux vive, et on introduit le mélange dans des cornues de fonte, knunies de récipients en verre. Quand il ne passe plus d'eau, on bouche les jointures de l'appareil avec de l'ai^^ile , et on aug'mente le feu de manière à faire distiller le mercure. Cette opération est fondée sur la propriété que possède la chaux, d'enlever le soufre au mercure. — En Espagne, on grille le minerai dans des fourneaux particuliers : le soufre brûle, et le mercure se réduit en vapeurs, qui sont reçues dans des aludds disposés de manière à ce que les vapeurs puissent s'y condenser. Par cette méthode, on économise du combustible, mais on perd beaucoup de mercure.
Sorti des fabriques, le mercure est versé dans le eonmeree, soit Asns des peaux d'agnea« ou de veau, soit dans des bonieilles de fer forgé, et fermées par un bouchon à vis.
Le mercure obtenu de cette manière est assee pur. Quand il contient des métaux étrangers, i{ faut le soumettre à la distühtioii» il convient d'y procéder, par petites portions, dans de fortes cor» nues de verre , dans lesquelles on a mis auparavant une quantité de limaille ou de tournure de ler doux, égale au tiers ou a« quait du poids du mercure. On adapte à la cornue un récipient à moitié plein d'eau, dans lequel le col de la cornue s'avance asaex pour ar* river jusqu'au-dessus de l'eau; s'il est trop court, on peut l'allonger avec un cornet de papier. Par cet arrangement, on empécbe que ée mercure chaud ut tonsbe immédiatement sur ie verra, ce
qui pourrait le £eiire éclater. Cependant il n'est pas possible d'obtenir par ce moyen du mercure parfaitement pur , soit parce que, pendtint Tébullition, le mëtal lance souvent des gouttes de liquide qui tombent dans le récipient, soit parce que certains alliages , par exemple, ceux de bismuth et de «ne, distillent en partie avec le mercure. Pour obtenir le mercure à l'état de pureté par&ite, il Amt distiller du cinabre put , avec un poids égal au sien dé chaux ou de limaille de fer; ou biea mêler le cinabre avec six Fois son poids de minium , et distiller le mélange, cas dans lequel il reste du sulfiire de plomb et du sulfate plombique dans là cornue. Alors le mercure se volatilise an tinoment de sa mise en 13t>erté, etil n'en passe point par soubresauts.
On peut aussi purifier le mercure en le faisant digérer avec une petite quantité d'acide nitrique , ou avec une dissolution de chlorure mercurique , ce qui le débarrasse des métaux étrangers plus oxydables que lui. Le mercure distillé est ordinairement souillé de bismuth. Ce dernier est, Suivant Sémllas, très-facile à déceler, lorsqu'on y introduit une goutte d'amalgame de potassium et qu'on y verse de l'eau; il se forme alors, à la surface du mercure^ une poudre noire , qu'on remarque quand le mercure ne contient que -j^ de bismuth.
La meilleure méthode de se procurer le mercure exempt de métaux étrangers consiste à chauffer l'oxyde mercurique, jusqu'à décomposition, dans un vase distillatoire. Nous avons vu dans le tome r^, pag. ia47 ^1^*^ une certaine température l'oxyde mercurique se décompose en gaz oxygène et en mercure métallique : Ton et fäiftre se dégagent, mais le mercure seul se condense. Les métaux étrangers ' restent alors non réduits dans la cornue. Mais le mercure possède, comme Targent, la propriété d'absotber, à rétat liquide, le gaz oxygène. En se condensant dan^ Uhe atmosphère de gaz oxygène, il en enlève donc une petite quantité. Ce gaz ne s'y trouve d'abord qu'à Tétat absorbé; Mais îl ne tarde pas à se combiner avec le m<étal, qui, par suite de cette combinaison, coule en faisant qfueue, se recouvre bientôt d'une pellicule jaunâtre, et laisse déposer une poudre jaune. Lorsqu'on traite ensuite le mercure par l'acide chlorhydrique , Voxyde ainsi formé se dissout, et le métal s'obtient pur par le lavage et la des** sictation. On peut aussi en étiminer l'oxygène , en maintenant le mercute distillé pendant quelques instants danos un tourant de
49^ MÈËCURfs.
gaz hydrogène sec : il se produit de Teau, par suite d^une action
catalytiqiie du mercure chaud.
Le mercure est liquide à la température ordinaire de Tair; sa surface est polie, et ressemble à largent ; il coule en globules ronds , qui, lorsque le mercure contient un métal étranger, s allongent en pointe et font queue. Il est solidifié par un froid de 4o degrés; dans cet état, il est malléable, mou, et donne un son sourd, semblable à celui du plomb. En se congelant , il cristallise en octaèdres réguliers. Sa chaleur spécifique est, d'après /{ég'/iai//^, = o,o333 2; d après Dulong et Petit^ =Oyo3i8. Le poids spécifique du mercure liquide est , suivant Caifendish et Brisson^ de i3,568; ou, d après BiddUj de i3,6i3. Kupffer indique qu a + 4 degrés la densité du mercure est égale à 1 3,5886 ; à +17 degrés, elle est de 1 3,5569; ^^ à a6 degrés , de i3,535. Le poids spécifique du mercure congelé est, suivant Schulze^ de 14,391. Le mercure est bon conducteur du calorique ; mais il a très-peu de capacité pour la chaleur. Le calorique le dilate uniformément à toutes les températures, jusque près du point de TébuUition, et ce point correspond, d'après Heinrich^ à + 356 -degrés; d après Dulong et Petit, à + 36o degrés. Suivant Dwnas^ la densité de la vapeur du mercure est de 6,976. Malgré Télévation de son point d'ébullition , le mercure répand des vapeurs à des températures beaucoup plus basses. Faraday a montré que, quand on introduit une goutte de mercure dans un flacon dont la température est de + ao à a5 degrés, et qu'on fixe une feuille d'or au bouchon , cette feuille est convertie en amalgame au bout de quelques jours ; mais, à o degré , cela n arrive que quand la feuille d'or est suspendue très-près du mercure. Stromeyer a fait voir que , depuis + 60 à -i- 80 degrés , le mercure se volatilise en quantité considérable avec des vapeurs d'eau. En conséquence, si l'on fait bouillir de Veau sur le mercure dans un vase distillatoire, on trouve des globules de mercure dans l'eau qui a passé à la distillation. De l'eau qui a été bouillie avec du mercure contient, après le refroidissement, quelques traces de mercure. On avait constaté, en médecine, que cette eau , employée comme remède interne , possède la propriété de tuer les vers intestinaux. C'est ce qui engagea JViggers à faire des recherches à ce sujet. Il reconnut ainsi que l'eau bouillie avec du mercure^ puis filtrée, laisse, étant traitée par l'acide nitrique et évaporée à siccité dans un bain d'eau , des traces manifestes de
OXYDK MtlRGÜtlEtX» 49^
nitrate de mefcure. Cependant la quantité en était si petite, que ff^iggers inclina à penser qu elle pouvait provenir du gaz de mer^ cure qui y aurait été retenu.
Diaprés B'àttger^ le mercure, agité avec de Tacide acétique concentré, peut être réduit en une poudre très-fine, sans se réunir en globules par le repos.
Latomede mercure pèse ia65,833; il est représenté par Hg. L atome double &g pèse a53i,645. La densité du mercure gazeux, calculé d*après le poids atomique, doit étre= i3,99* Le résultat, trouvé par Texpérience directe, se rapproche beaucoup de la moitié de ce nombre. Mais il en est du mercure comme du soufre et du phosphore : il entre dans les composés gazeux avec la densité qu'il doit avoir d'après le calcul. Le chlorure mercureux, formé de I atome ou volume de mercure et de chlore (unis dans les rapports ordinaires, sans condensation), a, d après Dumas ^ 8,35, et, d'après Mitscherlich^ 8,a6, poids spécifique. En calculant celui«-ci d'après i volume de mercure^ 1^,99 et i volume de gaz chlore, unis sans condensation, on obtient 8,21.
Oxydes de mercure. Le mercure a peu d affinité pour l'oxygène. Il se conserve sans altération à Fair et dans Tenu ; lacide chlorhydrique concentré ne lattaque pas ; mais il est dissous par l'acide nitrique, avec dégagement de gaz oxyde nitrique. A une température élevée, qui cependant ne doit pas excéder le point d'ébullition du mercure, celui-ci s'oxyde lentement; mais, à une température plus haute encore, l'oxyde se réduit. Quand on décharge une forte pile électrique à travers un très-petit globule de mercure, celui*ci est lancé de tous côtés, s'oxyde, et forme des étincelles rouges. Nous ne lui connaissons que deux oxydes, qui sont tous deux des bases salifiables.
i*^ Oxyde mercureux. D'après Donovariy on l'obtient au moyen du chlorure de mercure préparé par la voie humide. A* cet effet, on lave bien celui-ci, et on le fait digérer à l'abri de la lumière solaire et à une température de tout au plus + 3o^ , avec une so*- Itttion concentrée d'hydrate potassique , ajoutée en excès. Si la lumière directe du soleil y a accès, la décomposition s'effectue iacilement : il se forme de l'oxyde mercurique et du mercure métallique. On reconnaît que le chlorure est décomposé, lorsqu'un échantillon d'oxyde mercureux, bien lavé, se dissout dans l'acide acétique, sans laisser de chlorure. Si, traité par lacide chlorhy-
4g8 OXT0fi MÊRGUIIBUX.
driqutt en excès, il eède à celui^'Ci une portion de ohl^ride^ de manière que la Kqueur aeide décAntée donne un précipite blanc par sa saturation avec Tammouiaque caustique^ c'est un îndibe Hfàt ï*oxjde mércureuK s'est parùigé en métal et en oxyde faiefOttfique; enfin) que lopération a ëchouéi L'aeide chloAiydrique ehàfi^e l'oxyde mercureux en chlorure meroureux j sans qil*il se diSMlfè rien« On peul encore prépbrét Tbxyde mereoreux au moytfn du chlorure meroureux sublimé | mais alors eeluinii doit être eitrâmement divisé par la suspension i
Dufloe le pré|>are, à laide du nitrate mercureux^ ^af deustmi* thodes différentes :
«. On mAIe i partie de lessive potassique concentrée atsd 16 parties d'alcool de 0^90^ poids spécifique ^ et on décsnte ^ àt oetk liqueut* linipide« Dans les H restants on verse ^utte à goutte, 6t enagltäht continuellement^ une solution récemment préparée dfe nilrate meroureux, jusqu'à ce que la liifuetir èoit satufée , t% tfi^ raevice à rougir le papier de tournesol ; on j ajoute ensuite le -^ qui avait été précédemment décanté , et on agite bien le mélange. L'oxyde tneroureux qui se sépare est porté sur un filtre^ et , siprès que le liquide alcoolique s'est écoulé^ on le lave bien à l'eau tiède, et on le dessèche à une douce chaleur.
i% On mâle i partie d'ammoniaque caustique^ concentrée äVec la d'ilcoôlde o^SäS^ poids spécifique, et on y verse de mddiè, goutte à goutte , en agitant continuellement, du nitmte merbàreuxf jusqu'à ce qUe la liqueur commence à présenter une féftëtion adde 1 l'okyde mercureux qui se sépare est Jeté sur tin fiitt«, bien lavé à leau^ et desséche à une douce chaleur. L'oxyde Bieh curettX} préparé au iliojen de la potassé ^ est nmr avec une tetlne verdàtre; celui qui a été obtenu par râramoniaquè eêt d'Uh tttö pur» L'un et l'autlre sont purS) suivant Dafloê. Il iaul oMsefrer l'oxyde mercu^ux dans un Vase opaqucé
L'oxydé nàercttréux est une poudre noire, dont le poitil spé^ eifique est de 1^,69, selon Uerapath^et qui se ttunsfoittfe en 9i]rde mercurique et en mercure^ quand on l'expose à la IttlhiM^dft jour ou à + 100^ pi résulte de là qu'en le préparant il tiefâtitp«k employer la chàleun Quand on ehaufFe doueenlent Tokyde me^ eureux sec 5 il se volatilise du mercure , et il reste de l'étyde ilHM^ curique jaune» Léi aaciëna Traités de chimie aisureflt qd*OB pm transfelrmeir te iberenre en oxyde meMireilx fêt Tagititiofi) fl que
BMrhM¥ê Ta obtenu m fixdlit k h #oiJd d'ut« tnéiilin un flikfon rempli an quart de ce métal» Pluêieurs autres ehiniistes ayant obteliu ûet oxyde par le même moyen ^ je ne nierai pas l'exadtitude dn faît^ mais il n en est pas moins vrai qu avec du mercnre pàrfiiitémenf pur rexpérience ne réussit qu'autant qu'une substance étrangère quelconque s'interpose entre les molëcniles du mercure agile , et les emp^bé de se réunir« La poudre que 1 on obtient alors n'est pas de l'oxyde mereureux^ mais du métal très-^itisé, et on peut se procurer la même poudre en itifurant du mercure avec de la graisse^ du sable ^ du yen*e pulvérisé , de la térében« thine, de la salive^ etc. Quelque ressemblance que cette poudre puisse avoir avec l'oxyde mercureux , elle s'amalgame (cependant, à rinslanl même, avec le laiton, l'or^ l'argent, etc. j sur lesquels OR la frotte. Si l'on dissout du plomb dans du mercure^ et qu'on argile lé délange ^ la plus grande partie de ce dernier se transfcvme en peu de tetops en une pondre noire, volumineuse : qu'on mette cette poudre dans un mortier, et qu'on la comprime avec le pilon , des milliers dé globules èii jailliront aussitôt que la pellicule de sousoxyde de plomb, qtil lès séparait les unS des autres, aura été enlevée par le frottethent. II parait donc asSe^ certain que toutes les préparations pfaarmaeeuttques que l'on obtieht en broyant le mercure avec différente corps visqueux, tels que la graisse^ l'edu de gomme, etc« , renferment du mercure njétallic^tte dlanS un étdt de grande division. On n'a point examiné quelle ae^ tidn exercent l'eau , les alcalis, les terrés, etc., sur Toiydé tnéN careüx.
D après Sêfètrom^ l'oxyde mercureux se compose de i
Cëiitièiria». Atomes.
Mercure. • • ^ S^^^o •••«••••;•• 2
Oxygène. • • < 3>8o • • 4 ; • i
Poids atomique, ==sl63i,645; formule, =Hg'0 on Hg.
îk^ Oa^de mercuHquê. On l'obtient , sôit en soumettant le roércttfe à une ébullition prolongée , soit en décomposant lé niti*âte Hkéfcurique par une baute température. Parle premier décès procédés, on est ceftatin de l'avoir pur. Voici comment on [$i^otède i Oïl versé du mercure dans un matràs à long col, et l'on effile le 6ÔI dtl ihirtfas eh iin tube capillaire. On |flace le matras darts un b aiiiî de saMé, et On le tient, pendant {Plusieurs m«ls, à une témpéfMtiré as^ï életée pour qiié le méréuré fit cessé de bouillie
âoO OXtDB MËKCURlQtJEi
doucement. La longueur du col et la petitesse de Touvenure s'opposent à réYaporation du métal, tandis que lorifice capillaire permet à lair de se renouveler, à mesure que l*oxygàne est absorbé par le métal bouillant. Le mercure se transforme peu à peu en une poudre dW rouge de rubis foncé, et souvent même il se forme des cristaux d'oxyde.
Pour préparer l'oxyde mercurique à Vaide du nitrate , il faut chauffer lentement ce sel dans un creuset, jusqua ce que tout lacide nitrique soit chassé, et que la masse, calcinée presque jusqu'au rouge , ne dégage plus de vapeurs d'oxyde nitrique.
La méthode suivante, pour préparer cet oxyde, a été indiquée comme étant la plus économique. On dissout, à Taide de lebullition, quatre parties de mercure dans la quantité nécessaire d'acide nitrique ; on évapore la dissolution à siccité , et on broie le sel avec trois parties et demie de mercure; puis on chauffe le mélange dans une cornue , jusqu a ce qu'il ne se dégage plus d'odeur d'oxyde nitrique. Le mercure qu'on a ajouté au nitrate s'oxyde alors aux dépens de l'acide nitrique du sel.
L'oxyde mercurique est fabriqué en grand dans la Hollande, et se présente dans le commerce sous forme d'une poudre rouge, brillante, cristallisée en paillettes , et dont le poids spécifique est de 11,074* L'oxyde préparé dans les pharmacies se trouve souvent à l'état d'une poudre jaune rougeàtre ; on attache beaucoup d'importance à ce qu'il soit cristallisé. Pour atteindre ce but , il convient d'introduire le nitrate cristallisé et sec dans un creuset, qui est placé entre des charbons ardents , de manière que le faible courant d'air qui s'établit ne produise qu'un feu peu intense pendant la combustion des charbons. Plus la calcination est lente, meilleur est l'aspect du produit, et il est nécessaire qu'à la surface du creuset la température ne s'élève pas assez pour que l'oxyde se réduise. Il importe en outre, pour que cette opération réussisse bien, que l'acide nitrique dans lequel on a dissous le mercure ait été exempt de chlore, et qu'on procède à la calcination dans un creuset de platine couvert , ce qui permet de saisir mieux la température convenable, et d'en pénétrer la masse. L'aspect rouge et cristallin de l'oxyde n'est cependant pas une preuve de sa pureté: car il peut offrir la plus belle cristallisation, et contenir encore un peu d'acide nitrique. D'un autre côté, la teinte jaune de l'oxyde qu'on obtient, en opérant comme à l'ordinaire,
•oxyde MEÄCÜRTi^inj. 5o I
ne prouve pas quil soit impur; car l'oxyde merciirique prend toujours cette couleur par la trituration.
 une tempéi*ature plus élevée, il est noir; mais, pendant le refroidissement, il rougit de plus en plus, et, à une certaine température , il a une couleur rouge extrêmement belle.
On emploie l'oxyde mercurique en médecine, et on préfère pour l'usage interne celui qui a été obtenu par l'ébullition du métal; car les médecins prétendent avoir trouvé une différence entre Tiïction de celui-ci et l'oxyde préparé avec le nitrate^ ce qui peut tenir à une petite quantité d'acide nitrique contenue dans ce dernier oxyde. On peut cependant enlever ce résidu d acide en pulvérisant bien l'oxyde, et le faisant digérer avec une dissolution étendue de potasse caustique; après quoi on le lave, et on le dessèche. Au reste, il ne contient de l'acide ni« trique que lorsqu'il n'a point été préparé avec soin. Quand on mêle une dissolution de chlorure mercurique avec de la lessive de potasse caustique mise en excès, il se précipite une poudre pesante , d'un jaune citron , qui est de l'oxyde mercurique très- (livisé. Pour le préparer, il est nécessaire d'employer un excès d'alcali ; autrement on obtient un soussel , dont la couleur est d'un brun foncé ou noire. L'oxyde ainsi préparé par la voie humide ne renferme pas d'eau chimiquement combinée. Pelouze a montré que cet oxyde a bien plus de tendance à se combiner avec d'autres corps que celui préparé par la voie sèche (^voir le tome I, page 562) , et qu'il est bien plus promptement réduit à une température élevée. Pelouze crut même avoir constaté que l'oxyde obtenu par la voie sèche exige une température plus élevée pour se décomposer; mais Gay-Lussac fit voir que l'oxyde obtenu par l'une ou par l'autre manière se décompose à la même température , et qu'il n'y a de différence que dans la vitesse avec laquelle cette décomposition s'effectue , ce que Gajr-Lussac attribue à l'état cristallin et la densité plus grande de l'oxyde préparé par la voie sèche. Il est cependant probable qu'on a ici affaire à des modifications isomériques , analogues à celles qui existent pour le sulfure de mercure noir et le sulfure rouge, ainsi que pour Tiodide de mercure jaune et l'iodide rouge.
Quand on calcine l'oxyde mercurique jusqu'au rouge, il est décomposé, et donne du gaz oxygène et du mercure métallique; ce dernier passe à l'état de gaz, parce que la réducrion s'opère à
5oa pxTPE VmcV^lQVU
une température q^ij expède le point 4*éb||UUiQn ^l^ mßVCnT^» D'après cela on pourrait se procurer du naerpurç pur, ep di|ft(- )ant (Je Toxyde mercurique dans une cornue 4^ ven:^ ; Ig mercure seul se réduit, tandi§ que les autres métaux rfis^nt ^ Tetiait d'p^J^^ dans la cornue. Mais, obtenu par ce procédé| {e mercure pair9Ît retenir, dans l'intérieur de sa masse, une p^tîe de Yqjtjge^ß qui 9'est djigagé pendant la décomposition. Il se ÇQUvre toujouiv 4'VQe pellicule ; et, pour cette raison , il i|e peut ^tre employé à ]§ pqrfection des baromètres ni des thermomètres , dans lesquels il()ß* ▼ient terne en peu de temps. Cependant il perd cette prppriété par lebullition , avec un peu d*acide chlorhydrique. De l'oxyde mercurique porphyrisé, que Ion expose sous leau à Tinfluence de la lumière solaire, prend, à sa surface, une couleur noire, et, suivant Donoifan , il se dégage du gaz oxygène sous forme de bulles très-petites. D après les expériences du même çhipaisl.Q« Foxyde mercurique est légèrement soluble dans Teaii ; de sorte que , quand on fait bouillir cet oxyde avec de Teau distillée , 01 qu'on ajoute à la liqueur une seule goutte d'ammoniaquç caustique en dissolution étendue^ il se produit un léger Irpuble, provenant d*une combinaison insoluble d'oxyde et d alcaU*
On connaît encore très-peu Faction que les alcalis et les terres exercent sur Foxyde mercurique. Suivant Buchohy cet] oxyde est dissous par Feau de baryte bouillante. Il n'est point soluble dans Fammoniaque. Lorsqu'on le met digérer, à Fétat de poudre fine, avec de Fammoniaque, il se convertit en une masse saline blanche , qui dégage de Fammoniaque , et laisse de Foxyde rouge , quand on la cl^auffe. L'ammoniaque n'en dissout rien.
D'après Sefstroem^ Foxyde mercurique se compose de :
Centi^met. Atomes.
Mercure p^^SS i
Oxygène 7,82 i
Poids atomique, =i365,8a3; formule, =:HgO ou Hg.
Si Fon calcule la composition des oxydes de mercure d'après le poids spécifique du gaz mercuriel, déterminé par Dumas ^ Foxyde mercurique se trouve contenir deux volumes, Foxyde mer^ cureux quatre volumes de mercure gazeux, sur un volume de gaz oxygène. — Le composé d'oxyde mercurique et d'ammoniaque se compose, suivant Mitscherlich^ de 3 atomes d'oxyde, 3 éqi|ivalents d'ammoniaque et 4 atomes d'eau , =3 HgN&^+4S*
Ié9iyu9 m^rcurûiu« qi»' on trouve i^nf \^qt6ënn «ir «w'frat sophistiqué üvec du nviniuip ou «^ç d« Iji bBqm ra pwdr#f Qn déçQUTre c^lte fal^ifipatioi) en cb^vfifgot lo^yde m Qhriuvmn I ^r Iç plp^)b Q^ I^ brîQHP '^«fé sur U ^bf^rl^Qu. On #*«ii ip^r^it
«un?! jprsqup» l)roie Vojtjd« ^vep di^ longuet limliciipi, ^yp Vu9«lg« ^^l^niei 9U bouf da vingt-quatre Wr##i le m4)tllgft dfh
Tj^nt dup gri$ M^u^tre» quaiud Ipxydg f^t pufj tondin «m, qu^nd il «§t falsifié, i) r^^te rougn, C^ Ph^ng<^l»eBt pTQfimt dll Ig réduçtiqp de lo^^yde. On peut Wh\ déepuinrir U pi^JH^ dll ipipiuiqi en yersapt de Tacida pitrique sur ) oxyde î 09? il le hnM^ 4u si^ro^jde plombique puce, qui donne k iQfyde mer^upîqne une teinfe plus foncée.
Le nitrure de inercur^ fut découvert , eu >§4if P^r flanUfmoUF, On J obtient en ej^posant à up cour^pt \ei\% d^ g43^ anunQPÎep esn hydre, dan$ une boule soufflée k un tube de verre, Toxyde mercurique préparé par la voie humide; on continue cette opération jusqu'à ce que celui-ci soit satpré de gaz, ce qui exige au moins douze heures. Pui^^ pendant qu'op accélère le courent duga«, oa plonge la bpple dan» un bsiin d'huile, dont le température «e mtm« tient entre +1 9P^ et i4o^. On continue à y &ire arriver le cauvtBft gazeux, jusqu'à ce qu'il ne #e développe plus d'eeu« Le BÎtrara de mercure ne #e fprme pas, si Ton expose Toxyde mereuviquai sep^ i|f|turatJQn préalable par l'ammoniaque, iipmedieltment i Taction du gas( emn^oniap à +190^; on n'obtiendrait que de loxyde niepcureux, mè\é de glpbuleA ßns de mercure réduit. Cpoime il arrive facilement que tout To^yde pe se chenge pi|s en Ui^ trure ^e fpercurei ou qu'il se forme UUe certaine quantité d'oi^yde qiercureu;^ qui y reste ep mélange» on traite la masse, eprè« le refroidissement, par l'apide nitrique étendu pur et esepipt d aeid^ nitreu^ ; le^ oxydes se dissolvent, tendis que le nitrure de meiH cpre re^te ; on le lave ensuite , et on le dessèche- Le nitrure de mercure est une poudre d'un brun foueé« sena aucun éclat métallique. Il est dur; comprimé lentement suv de Tacier pqli, il présente upe surface brillante copieur de foie , mai« il ne prend pas d'éclat métallique. Chauffe à une teffipéreture qui dépasse +100^, il détone avep une grande violence, et iveo pro? ducMpn d'une Qamme bleue rouge, à bords pettemenlefiem^é^fSi le choc a lieu sur une lame mince de métgl , pelle^-pi e#t Irouée et les bprds se recqprbent; si }a lame eft un peu fiut fepte, il s'y
5o4 SULFURE MERCUIUBUX.
produit un enfoncement. Le nitrure de mercure détone aussi sous le choc du marteau, et même par la pression d'un corps dur. L*effet est aussi violent que celui du nitrure d'iode. Cependant il s'en faut de beaucoup que la manipulation soit aussi dangereuse qu'ayec ce dernier corps. Mis en contact avec lacide sulfurique concentré, le nitrure de mercure s'échauffe jusqu'à la détonation; l'acide sulfurique étendu le dissout par rébuliition, en donnant naissance à un mélange de sulfate animonique et de sulfate macurique, dont une partie se sépare sous forme d'un sel basique jaune (turpith minéral). L'acide nitrique concentré le dissout à + 4^jtn formant un sel double à base d'oxyde ammonique et mercurique. La même chose a lieu avec l'acide chlorhydrique. Mêlé avec de l'hydrate potassique en poudre, et chauffé, il se décompose en ses éléments sans détonation. Il se compose de :
Centièmes. Atomes.
Mercure 95,546 3
Nitrogène 4)454 ^
Poids atomique, ==3974r'>o5; formule, =Hg'N. Dans certaines circonstances , le nitrure de mercure peut s'unir au chlorure et au bromure mercurique pour former des composés qui ont été découverts par Miischerlich^ et qui seront décrits parmi les sels de mercure. Il y a aussi un composé de mercure et à^aiR^=HgNII'; il peut être isolé; il ne s'obtient qu^en combinaison avec les sels de mercure, dont il sera question.
Sulfures de mercure. Le soufre se combine avec le mercure en deux proportions qui correspondent aux deux oxydes.
Le sulfure mercureux s'obtient en versant goutte à goutte une solution de nitrate mercureux dans une solution de snlfhydrate potassique, ou en versant celle-ci sur du chlorure mercureux récemment précipité, et encore humide. Pendant cette réaction, il se dégage du sulfîde hydrique, et il se dépose du sulfure de mercure, ayant une couleur noire de charbon. On réussit moins en précipitant, par le gaz sulfide hydrique, une solution de nitrate mercureux,- car l'acide nitrique devenu libre réagît sur le sulfide hydrique. Mais on obtient facilement ce sulfure en précipitant, par le gaz sulfide hydrique, une solution d acétate mercureux. On le lave ensuite bien à l'eau froide, et on le dessèche sur Facide sulfurique, sans le concours de la chaleur.
C'est une poudre d'un noir pur, qui , soumise à une douce cha-
SULFÜRK M£RCURTQtl£ ROUGE. 5o5
leur^ se décompose en sulfure mercarique et en de petits globules de 'mercure; ceux-ci se manifestent surtout quand on broie la poudre dans un mortier, ou quon Texamine sous le mîscroscope. Chauffé dans une cornue, le sulfure mercureüx donne d'abord naissance à du mercure qui distille, puis à du sulfure mercurique rouge (cinabre) qui se sublime. C*est une très-forte sulfobase , et qui se compose de :
CeotièjBes. AtomM.
Mercure 9^964 a
Soufre 7,36 i
Poids atomique, =2732,81; formule, =HgS ou Hg. L*un des atomes de mercure se sépare par l'application de la chaleur.
Sulfure mercurique. Dans cette proportion, le mercure se combine facilement avec le soufre , soit par la trituration dans un mortier, soit par l'agitation sous Teau ou par la fusion. Dans le dernier cas , la combinaison est accompagnée d'une production de chaleur assez forte pour que le soufrç s'allume , si le vase n'est pas couvert. Le sulfure mercurique offre deux états isomériques très-différents : l'un est d'un noir de cbarbon, l'autre d'un beau rouge, et constitue la matière colorante vulgairement connue en peinture sous le nom de cinabre.
a. Le sulfure mercurique noir s'obtient le mieux, outre le procédé qui vient d'être indiqué, en faisant arriver du sulfide hydrique dans une solution de chlorure mercurique. Il se forme d'abord un précipité blanc, qui est un composé de chlorure et de sulfure mercurique; mais, par l'addition d'une quantité suffisante de sulfide hydrique, il se décompose complètement en sulfure mercurique. Celui-ci est noir, pulvérulent, et constitue une sulfobase dont les combinaisons avec les sulfides sont en général noires. Il est décomposé à chaud par l'acide nitrique, qui en dissout le métal et laisse le soufre. Le sulfure mercurique, dans cet état isomérique, obtenu en précipitant par le sulfide hydrique les solutions , les sels d'oxyde mercurique, ou les sels haloïdes correspondants , se combine avec une partie du sel non encore décomposé, qui se précipite en même temps. Ces combinaisons seront décrites parmi les sels. Nous verrons plus bas que ce sulfure mercurique peut aussi s'unir aux sulfures alcalins.
h. Le sulfure mercurique rouge {^cinabre) se produit en chauffant le composé précédent jusqu'à volatilisation ; le gaz qui se
So6 »fJÏ^TBDK MWGUMQUE ](Q«»f*
çtmiw^ «M 1« cÎD^^re. M»U pn pey^ »UW ToliMqir par h V9Îi bumi^^f 4 çei ^f]r»t , QR f^it foiidi« unf p^rtî^ de »ouFf« i at 011 y qogl» pei^ k pou lii à ß^pt parties de i|i«rpur0, aveo U pniaia^ M90 de r^ipu^y: (;an6lai»iiiei9K Iç m^lgnge. Lßs deux conpi «£ nom* bin«inl 4vec d^gaffem^Qt d« chaleur» «t la ma^e s'enflanmef il fuill alqr« 1« pouvri?, p^ur la pr««#rveF du cootaet d« rair. Ob obtient ainsi une masse noire, npn métallique, que Tq» däiaivaasa du sou(tq ei^adant, en la r^duUapt en poudre fine, et la chaufSint dans une capsule de porcelajne, pur un bain de sable, de manière à volatiliser le soufre non combifié avec le mercure. La poudre noire qi]|i reste est introduite dans un p^tit matras de verre, dant le eol est imparfaitement bouché; on ppse le niatras dans un creusm contenant du ^abW« PX on sublime le sulfure à la chaleur rouge. On phti^fît ainsi une m^sse hrillaute, d'un rouge foncé, i cassnve cristalline I qui devient dqn rouge vif par la (rlturation. ClU^ surtout; dans U Hpllaride que Ipu prépare oe prodMÎt en gruiid. plus la quantité de cinabre qu'on prépare à la fois est grand« , plus la couleur est bßUe. 11 importe, ^n outre, que le ipercur« «I le soufre dont on ^^ fi^rt spieni purs ; et il est népeiis»ire qu'on ch^s^e le soufrß non combiné, qui sa mél^ait, pendant la sublimation, avec le cinabre , et altérerait sa teinte. J'ai dit que ceWa ppmbinjMspp s^ reppontre dans la nature; on Vj troiiva qqelquefois d une beauté ei^traordinaipe en ori^taui^ rouges, iran^p^rent;^, ^t appartenant au système rbomboédrique. A Almaden 9 an Eap^r gpe , op recueille à part le cinabre crisiallisé et ppr, ppur le vej^^^ au3^ peiptres ^t aux fabricants de pire à cacheter.
D'après Kirchhofe qui Ip premier découvrit qup Ip fiulfur# dp mercure peut, de La modifipation noire, passer, par voia hufnîde, à la modification rouge, op l'obtient de la manière spiv^fiç: Op piêlp 3op parties de mercure dans un mortier de porcelaine, j|vec 68 parties de soufre, hupiecté avec un peu dp potasse çfu^ tique, e\ on broie }p mélange jusqu'à ce que le métal spi^ &uUîiré. Ensuite on y ajoute 160 parties d'hydrate potassique diss^qs daps fiuU|nt d'eau, et on chauffe la mfisse, pendant deux hepre^, 4 I4 flamme d'une lampe, en la remuant sans cesse, et renouvelant IVau à mesure qu elle ^'évapore. Après ce laps de temps, on n'ajoute plus d'eau, et on laissp I4 mas§p sp concentrer, en couptinqapt topjopfs de la remuer, fille rougit peu à p^M> preqd une ponsistance gélatinepsp, pt acquiert r^pidenient unetrèp4>elle çpu^
knv WMf ^* On retire 9)or# k v»«e 4u f^ î ^f» w p»pl«iigewt Tw-
ftpp d^ te çh^lfW'i I9 prpdpit reprend Wt iinf^ nyaup^d'pp bryo #«}# . Brmner ipdiqy« wp procéda' »|i) p#jf différent- Suiva^it Ivî , ©p pfSP4| P«r CT§pipl§, 3op gr^ffini«« dp ip^rçur« pwr, 1 14 gramini^ de ffQPfrfiî 75 gramme» d'hydfple po»wiqH^ Çt 4$o graim^M^ d*eau. On commence par broyer ensemble le xaevçwjieç% le «Pi^fr^, cç qwi mgfi biBdpcptf p de t^pjp« pt d^ «pii? j pQ«f l^s quantités de xngtérUw indiqyép^ pi-df^^sji^, Jl £9)11^ frpî? hepre« de trHurjLtio«^ de§ qyantiMf plus grandes wgent pjus d^ M°?ipft. Op ftbr tienf ^JQjii une masse poire, $qr )»qp^ll# on vç^rse p^u 4 p^Tf Ifi je^iTç p^pst^que^ en cpntiniiapt tppjours à triturer. Op chai^lFip f psuite le mélange danß un vase de terre pu de porcelfiine; qt^ffd pp opèrç en grand ^ op peut ^e servir d'up T^$e de fpute^ Qp remue le mélange avec un pilpp un pep large, d abord.^^ns iptevruption , plus f;ard de temps à autre. On élèye la température jusqu'à +4^ degrés y f\ Top y maintient le mélapgCi s^na dépasser --h So degrés. IvVßP qui s'évapore doit être reipplacée de temp^ à autre. Au bouf; d'environ huit heures, la ipa$$e com* menée à i^e colorer en rouge brun; à cette époque, il fapt avoir le plus grapd 4oin d*éyiter que Is^ température excède + 45 degrés. 3i 1^ masse devient gélatineuse, on y ajoute plus d'eau , afin qpe le j^itlfure reste topjours pulvérulent. S4 couleur ropgit alor^ dp p|p9 iep pips, et augn^pnte d'intensité avec upe rapidité surprenante. Quand elle a atteint le plus haut degré, on peut ri^tir^ I9 masse d^ feu ; cependant il conviept de la faire djgé|rer epoore quelques heures à une douce chaleur* On yoit, daprès pela, qpe l'opération exige en tout 10 à \% heures, et davantage lorsqu'elle se fait plur en grand. On lavq le cinabre par suspepsion et décaur tatipn, pour le séparer soigneusement du mercure métf^lliquer Qp obtient ainsi environ 3äo grammes de cinabre, dun roug^ très-vif, La liqueur qu'on a décs^ntée dp cipa^^fe, r^ti.^pt du n^erçufe ei| dissolu^on. évaporée dans une pprnue, ^\\e dopne d'abord dP9 cristaux d'hynosulfite potassique; en la décgptant et la coppen-; trant de nopveau , elle ^e prend en un am^s de petits cristauiç incolores, aciculaires, composés, d'après Brunner^ de sulfurpf potassique et mercurique, en proportion telle que la quantité dû soufre est la même dans les deux sulfures. Ce sulfosel renferme une quantité d'eau de cristallisation contenant cinq fois plus d*oxygène qu'il n'en faudrait pour transformer le potassium eq
5o8 SULFURE MERCURIQÜE ROUGE.
potasse. En d*autres termes, il est composé de 54,28 parties de cinabre^ 25,33 de sulfure potassique, et 20,89 d'eau. Sa composition peut se représenter par KHg-|- 5H; Hg désigne i atome de sulfure mercurique, qui doit s y trouver à Tétat isomérique noir, car le sel est décomposé par l'eau , avec séparation de sulfure mercurique noir.
D après Liebig^ on peut transformer, d une manière beaucoup plus rapide, la modification noire du sulfure de mercure dans la modification rouge, en arrosant le précipité blanc (composé de chlorure mercurique et d*amide mercurique ) récemment préparé avec du sulfure ammonique (i), et ly laissant digérer. Il se forme sur-le-champ du sulfure de mercure noir, qui dans peu de minutes se convertit en cinabre d'un rouge vif, qu'on peut encore faire digérer à une douce chaleur avec une lessive concentrée d'hydrate potassique, afin d'augmenter la richesse de sa couleur.
On a pensé que le cinabre, en passant au rouge, perdrait une petite quantité d'hydrogène; et Payssé prétend que le cinabre qui n'est pas tout à fait rouge le devient, quand , après l'avoir réduit en poudre fine, on verse de l'eau dessus, et qu'on le laisse, pendant quatre semaines, dans un endroit humide, en ayant soin de le remuer souvent. De son côté , Berthollet a trouvé que le précipité noir obtenu par le gaz sulfide hydrique prend , après quelque temps, une teinte rouge quand on le laisse en contact avec la liqueur.
Le cinabre est décomposé par la calcination à Tair libre, et donne du mercure métallique et du'gaz acide sulfureux. Calciné avec les alcalis caustiques fixes, avec les terres alcalines, et avec \à plupart des métaux ou des oxydes métalliques, il est décompo.<ié, et, dans tous ces cas, il distille du mercure. Il n'est attaqué ni par les acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique, ni par les dissolutions des alcalis caustiques; mais l'eau régale le dissout, et il • s'unit au chlore avec dégagement de lumière, et formation de chlorure mercurique et de chlorure de soufre. — Le sulfure mercurique rouge est aussi une sulfobase ; on l'obtient à Tétat de sulfosel en chauffant l'un des sulfosels de la modification précédente, jusqu a ce que la modification rouge de la base se soit formée.
(i) On le prépare en dissolvant des fleurs de son Tre, jusqu'à saturation, dans du aulfhydra(e ammonique concentré.
i>ÛOSMURt DE MERCÜA£. ^(X)
On 1 obtient le plus aisément avec les sulfides Tolatiles, en sou-mettant le sulfosel à la sublimation.
D'après Sefstroem j le cinabre se compose de :
Centièmes. Atome».
Mercure 86,29 1
Soufre i3,7i 1
Poids atomique, 3=1466,988; formule, =HgS ou Hg.
Le cinabre est une des principales couleurs de la peinture; celui qui nous vient de la Chine se distingue par la beauté et 1 intensité de sa nuance. Sa couleur est d'autant plus belle, quil est plus divisé. On prétend que le plus haut degré de coloration sobtient par un mélange intime de cinabre avec une petite quantité de sulfure d'antimoine. Le cinabre est quelquefois falsifié avec du minium; mais cette fraude est facile à découvrir, soit au cha* lumeau, soit à l'aide de lacide nitrique. £n médecine, on l*em<^ ploie en fumigations , dans les maladies syphilitiques.
Phosphure de mercure. Le mercure se combine avec le phosphore ; mais la combinaison ne peut pas être opérée directement. Pelletier a obtenu ce composé en faisant digérer deux parties d oxyde mercurique avec une partie et demie de phosphore et de l'eau , et remuant souvent le mélange. Il se forme du phosphate mercurique et du phosphure de mercure. Ce dernier se présente sous forme de masse noire, tenace, qui peut être coupée au couteau, et qui entre en fusion à une très-douce chaleur. A l'air libre, le phosphore s'oxyde; et quand on soumet le phosphure à la dis> tillation , il passe d'abord du phosphore , puis du mercure.
Quand on décompose le chlorure mercureux par des vapeurs de phosphore, on obtient du chlorure phosphoreux, du mercure métallique; plus, un composé rouge foncé, qui supporte sans al* tération la température à laquelle le mercure se volatilise, et qui paraît être du phosphure de mercure saturé. On peut le conserver sans qu*il s'altère. D'après Tindication de H, Rose^ lorsqu'on chauffe doucement le chlorure mercurique dans un courant de gaz phosphure hydrique , il se forme de l'acide chlorhydrique et an sublimé rouge jaune, qui est du phosphure de mercure. Ce phosphure ne peut être sublimé de nouveau. Lorsqu'on le soumet à ce traitement, il se décompose en phosphore qui distille et en mercure qui reste.
jâmalgames. Les combinaisons du mercure avec les autres mé-
5fO ÂHAIiOÂfllAi
Ulwl aont roldafqaablcri tous plas criin rapport. On Ima detitfé le nom d'amalgames; et comme elles peuTent être obtenues Mttl forme liquide, à la température ordinaire de iair^ il réiuhede cet état d'agrégation un moyen d apprendre dans quel état se trouvent les eombinaisens des autres métaux entre ëni. En examinant de plus près la dissolution d'un métal daff# le mercure, nous trouvons qu'une combinaisoa définie d« mercure aveö lé métal a)eraté> est dissdute dans le reste du mercure ; elle s j depose soutent sous forme cristalline y et on peut l'en séparer pré»" que en entier par des mojens mécaniques. Ainsi ^r quand on prend line combinaison d'un métal avec autant de mereure qu'il en &ut pour que l'amalgame soit liquide , qu'on la vtne Éor nue peau de chamois, que Ton noue celui«>ci autour Au dterturê^ et qu'on presse fortement le tnélange , le mercure passe i tnn ▼ers les pores de la peau, et laisse la combinaison j qui se retisol plus alors qu'une portion de inércure libre, simplement iht\é tfCfS ellci A la vérité^ le mercure, qui a paasé à travers la peau, ij'est pas parfaitehient pur^ mais il contient très-peu du métal éinn^^ ger« La même chose arrive toutes les fois qu'on fait fondre^ à dé hautes températures y des métaui les uns avec les autres ou sTec des sulfures métalliques : souvent l'union peut avoir lieu dans toutes sortes de proportions ; mais quand il est possible de traiter le composé de même que l'amalgame^ ou d'une manière analogue, on parvient à séparer la véritable combinaison^ du métal libre qui lui servait de dissolvant. La liquation en fournit la preÉre. Dans celte opération , on débarrasse dn métal de la plus grande partie des substances étrangères mêlées avec hii^ en Id tenant, pendant longtemps, à une température voisiné de celle à laquelle il se solidifie, et le décantant ensuite ! en trouve alors au fond dfl vase une combinaison cristallisée des métaux qu'il teiudt en £ssolmion. -^^ Mous pouvons donc poser en fait que les métaux M se oombiheni cfttr« eux qu'en ptoportions définies , mais ^e etf edmbinarisons se dissolvent dans les métaux fondas, à peu pris comme les sels dans l'eau.
Le mereure peut se combiner directement avec les iutifi fliéiaux; on favorisé la combinaison par la chaleur, et en nê^ toyant la surface métallique par quelques gouttes de nitrate mercureux; à défaut d'union directe du métal avw le ioef* cure, &n se sert d'un amalgaine de potassium^ de godinri oa
AmAhQAnte9. Si I
de zinc^ et on le traite par une dissolution nettife du métal que loa veut amalgamer. L'almagame employé ne doit pa& renfermer une trop grande quantité du métal précipitant , car autrement le métal précipité resterait séparé dans le liquide sans s*untr au itiéf^ eiire. Après que le méul précipitant a été coiuplétêtiietlt diàèotH par lacide du métal précipité ^ Vamalgaitie est bien lâfé à Teftu^ et l'etfcès de ihercure est chassé paf la distillation dans tmecor-« nite^ par laquelle on fait passer un courant de gàz hydi'ogène^ parce que le métal amalgamé s oijde Ikcilèfmefit. t^endat^t tjette distillation ^ la chaleur lie ddit pas dépasser de btfaucdüp le |>öiklt d*ébttUition du mercure) car btttremetit Tàmalgame pourt^it peN dre un peu de mercure chimiquement âombitié« Certains niétaUt retiennent le mercure il la chaleur f^tige) d'autres eitigent, pobt soh expulsion complète ^ une chaleur rouge forte et continue; Plusieurs amalgames présentent dei ëristaut réguliei*»» Aucun métal ^ uni au mercure, n'est malléable; beaucoup de métàtil dertennent cassants par l'absorption de très-petites quantités dé mercure. Les amalgames sont en général fusibles, et restent^ dprèé le Refroidissement 4 si Aïolis qu'on peut left pétrik*; ttlais^ au bolit de quelques jours^ ils durcissent) par suite d'une cristallisation g^enue qui s'y établit.
Le mercure s'unit aisénient aua radicaut des alcalis et des terres aloalinesi A Tolume égal, le mercure s'unit bvl potaséfUrH âVec dé^ gtgeraent de chaleur; l'amalgame ett solide, dur, cassant, et non malléable; à l'air ^ il se décompose lentement. Quàhd il Contient une plus grande proportion de mercufë^ il donne des CriMauï d'une combinaison en proportions AéAtkiëê (tojreï PoHêsèfUm^ page 80).
Le mdiim et le mer^re se combinent àtéé une tdl« tiolénte, que ta tuasse derient rotige ! l'amalgame se èolidifie aprè!) ie të* £roidtssement {voféz p&gè 88). Quand on déeompose ht améé cftiiitiqtte paf* la pile électrique, en se servant de mereure (^omnié enndueietir négatif^ on voit ie former dans le mercure ttnê végé^ tàtion métallique , qui est un amalgame cristallisé. Des globules de potftssium ou de sodium, qu'on projette à la surfecé d'une grande qtitntttéde mercure, présentent un mouvement g^atoirë abMbinetit analogue à celui du mercure sur l'eaU. Le métal alcalin 5'oi]^de aut dépenè du gaz ftqueux contenu dans l'air : 11 se formé de l'hydrate potassique ou sodiqué, qui fecoUvré \k fturfilt^ dU
5lâ AKTAtGAMRa.
mercure soUs forme d'une mince pellicule; mnis celle-ci est ré-* poussée par le métal alcalin, de manière que la surface du mercure conserve son brillant jusqu'à une certaine distance , et on Yoit comment Thydrate est emporté dans tous les sens par un mouvement violent. Comme la petite parcelle métallique est également mobile, elle entre aussi en mouvement, en décrÎTant des lignes courbes; mais si elle s'attache à la paroi du vase, la pellicule d'hydrate est emportée à une distance encore plus grande. La forme de la parcelle du métal alcalin a une grande influence sur la nature du mouvement. Un globule bien arrondi reste en l'epos, et lance Thydrate également de tous côtés. Si le morceau est, au contraire, anguleux, ou enduit sur un côté d'une couche de pétrole de manière à empêcher la formation de Thydrate, il est saisi d'un violent mouvement de rotation. Ces mouvements durent jusqu'à ce que tout le métal alcalin soit oxydé. Ils ont lieu, suivant Mulder, dans tous les gaz humides ; mais ils ne se manifestent dans aucun gaz parfaitement desséché, pas même dans le gaz oxygène. La cause de ces mouvements est la répulsion qui existe entre le métal alcalin et son hydrate, qui deviennent l'un et l'autre électropositifs au contact avec le mercure ; peut-être aussi que le dégagement gazeux contribue-t-il à la production du mouvement rolatoire, lorsque le métal s'oxyde plus fortement d'un côté que de l'autre; car le mouvement du camphre sur l'eau, ainsi que celui qui se produit par le contact d'une goutte d'eau et d'une goutte d'éther sur un verre de montre, ont pour cause, l'un l'évaporation du camphre, l'autre celle de l'étber.
J'ai parlé en son lieu de la combinaison du mercure avec l'ouïmonium^ le calcium j etc.
Le sélénium s'unit au mercure en plusieurs proportions. L'amalgame au minimum de sélénium se présente sous forme d'une masse solide, d'un blanc d'étain; quand on le chaufTe, il se sublime en feuilles brillantes, sans entrer en fusion. Si l'on ajoute plus de sélénium, l'excès de ce métal se volatilise d'abord, puis il se sublime une masse grise cristalline, qui parait être du sâéniure de mercure au maximum, et enfin du séléniure de mercure au minimum. Le séléniure de mercure est dissous à froid par l'eau régale, et converti en sélénite mcrcurique. L acide nitrique le dissout difficilement, et seulement à l'aide de la chaleur, en le transformant en sélénite mercureux.
le tneJrcute se combine facilement avec le tellure; l'amalgame est (Fun blanc d*étain.
D après Bergman^ il se forme un amalgame A* arsenic^ qui est gris, quand on met digérer, dans un vase fermé, une partie d'arsenic avec cinq parties de mercure, et qu on remue souvent le mélange.
Le mercure se combine très-lentement avec Y antimoine; Tanvalgame est grenu, et d'un blanc detain.
La combinaison de Vargent avec le mercure a beaucoup de tendance à cristalliser. On la rencontre dans le règne minéral , tantôt à rétat liquide , mêlée avec des cristaux ; tantôt cristallisée , soit en octaèdres réguliers à angles tronqués, soit en dodécaèdres rbomboïdes. On obtient la même combinaison cristallisée, en mêlant trois parties d une dissolution saturée d'argent dans Tacide nitrique, avec deux parties dune dissolution également saturée de mercure dans le même acide, et plaçant, au fond du vase qui contient le mélange, un amalgame de sept parties de mercure et dune partie d'argent en feuilles. Au bout de a4 ^ 4^ heures, on trouve, dans la liqueur, une multitude de cristaux doués du brillant métallique, qui s'étendent, sous forme de ramifications, jusqu'à la surface du liquide, et produisent ainsi une végétation qu'on appelait autrefois arire de Diane, La formation de ces cris* taux est due à la précipitation de Targent par le mercure; elle n a lieu que quand il y a plus de mercure qu*il n'en faut pour la précipitation complète de l'argent, sans que, toutefois, il y en ait assez pour que la végétation métallique en soit dissoute. L'amalgame cristallisé est composé de 65 parties de mercure et 35 d'argent, et le mercure qu'il contient absorbe deux fois autant d'oxygène, pour se transformer en oxyde mercurique, que l'argent pour passer à l'état d'oxyde argentique. Il est formé d'un atome d'argent et de deux atomes de mercure ^ =: Ag Hg". On prépare l'amalgame d'argent par la voie sèche, en chauffant du mercure avec de Vargent en feuilles , ou bien avec de Targent à Tétat de poudre calcinée , tel qu'on l'obtient en précipitant l'argent par le cuivre. Cet amalgame sert pour argenter, comme celui d'or pour dorer.
Les usages du mercure dans les arts sont variés : on l'emploie à mettre les glaces au tain, à dorer, à extraire l'or et l'argent de différents minerais, à remplir les tubes de baromètre et de thermoi|. 33
5l4 AMALGAMES.
mètre, à préparer du meroure fulminant pour les armas à percussion, etc. C'est, en outre^ un médicament d'une haute imporUDce. Le ohlorure mercureux agit oomme laxatif , quand on le prend à forte dose. Les préparations mercurielles , prises à petÎMB doses et pendant longtemps, produisent une fièvre particulière, ébranlent les dents« gonflent les gencives, excorient Tintérieur de la bouche, rendent llialeine fétide, et occasionnent un flux abondant de salive. On les emploie comme des spécifiques dans le tni« tement des maladies syphilitiques , et contre une multitude d'affeotiona diverses ^ dans lesquelles elles sont aujourd'hui un des principaux médicamenu. Tantôt on fait prendre les sels mercareux à Textérieur , tantôt on frotte certaines parties de la peau avec un mélange de graisse et de mercure extrêmement divisé, qui porte le nom ä onguent mercurUl simple ; on présume que reflet de oe dernier repose sur ce que le mercure se transforme, à la surface de la peau, en oxyde mercureux, qui est dissous par l'a« cide de la transpiration^ et absorbé. Pendant longtemps on a admis que cet onguent renfermait du mercure oxydé , jusqu'à ce que f^ogel essaya de prouver que ce métal s'y trouvait seulement à leut de division extrême. Mais Dono(fan a reconnu qu une partie du mercure est réellement dissoute dans la graisse, à 1 etat doxjde mercureux; et il conclut, de seê expériences, qu'il n'y a que cette partie dissoute qui agisse, et que la portion qui s'y trouve mêlée sous forme métallique doit être considérée comme inerte. Il prescrit de préparer l'onguent en pr^iant , par exemple , 5oo grammes d'axonge de porc fondue, les mêlant avec 24 grammes d'oxyde mercureux, que Ion a d'abord trituré avec une petite portion de graisse , faisant digérer le mélange , pendant une heure, à une température qui doit être entre -4- iSo et + 160 degrés, et le brojant ensuite jusqu'à ce qu'il soit froid. Si la chaleur s'élève jusqu'à 4*aoo degrés pendant la digestion, il se forme du mercure méullique et de l'oxyde mercurique.Si l'on chauffe encore davaiitagey la réduction devient complète. Suivant Donoinin , chaque once (environ 3o grammes) de cette masse contient ai graine (environ I gramme) d*oxyde meroureux dissous par la graisse) le reste nea^ trouve qu'en simple mélange. -— Les sels mercuriques exercent la même action que les sels mercureux, mais aveo beaoeoup plus de rapidité, et souvent avee une violence telle qu'Us devâennent des poisons dangereux ^ d<ml l-usage oopime médîcaBMNDi», qu«-
que indispenBâble, énige la plus grande oircotisp€fCtion. Les doreurs et les miroitiers tombent quelquefois , après a^oir ëté exposes pendant des années aux Tapeurs de mercure métallique, dans un état particulier de faiblesse du système musculaire, qui est accompagné d*un tremblement continuel de tous les muscles soumis i h volonté, et qu'on parvient rarement à guérir. Il est donc de la plus haute importance que ces personnes évitent, autant que possible, de toucher le métal avec les mains nues^ et que les vapeurs mercurielles soient conduites hors des ateliers r pour at« teindre ce dernier but, dUArcet a inventé un fourneau particulier, à l'aide duquel les vapeurs, après avoir été conduites au dehors, se condensent de manière qu'on perd très-peu de mercure.