‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 3)Chapitre 56 sur 80 · II · texte numérisé non relu

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546 BfSHTïTIlàTÉ felSMUtfit^lrfe.

i. Tai déjà dit qu'en prëjMirâtit l'aeide bismuthiqvettvec loiyée, la pûtàsse et le chtofe, on obtient ttne masse muge dé sang qui, kiYëe à Teau et traitée quelque temps par l'acide nitrique pour éé* truire le chlorite potassique qui s'y troure, d€*rient rouge foncé. D'après l'analyse iHArppt , il se compose de :

Centièmef. Atomes.

Bismuth 8i,835 8

Oxygène i3,84i ^8

Eau 4,324 5

Fomiile, sxfti 4i^ + 5H« Le produit vert, qui s obtient en traiiant 1 acide bisanuthique anhydre par Tacide nitrique, a, d après une «Mlyse A'Arppe^ la même composition que celle qui Tient detre indiquée; mais il est anhydre. On Tobûent encore dans plusieurs autres cas; mais il prend naissance dans des conditions assez inexactement déterminées, de sorte qu*on ne 1 obtient pas aussi sûrement qu on le voudrait. Lorsque Arppe fit fondre l'oxyde bismuthiqueavec du chlorite et de l'hydrate potassiques, et dissoudre ensuite la masse dans l'eau , il obtint au fond un corps très-peu cristaliisable et insoluble , qu'il ne décrit pas, tandis que la liqueur contenait en suspension une poudre jaune légère. Cette poudre, déposée et lavée, fut soumise à Tanalyse. Cette analyse donna

aussi la formule = Bi Êi^ ; mais l'acide s'y trouve dans la modification jaune.

2. Lorsqu'on mêle le chlorite potassique avec de lliydrate de potasse, et qu'on y verse une solution de nitrate bismùthique en quantité suffisante pour que la potasse ne soit pas saturée, ni tout l'acide chloreux décomposé, on obtient un précipité jaune^ ce précipité est bien lavé et traité, sans dessiccation préalable, avec une liqueur qu'on prépare en saturant une solution aqueuse dV oide hypochloteux par la potasse caustique; on «joule ceHe^ jusqu'à œ qu'il se maniR^te une réaction (Ublement aieaïne, nnîs sensible. On continue la digestion jusqu'à ce que ie précipiSP Msmuthique soit devenu brun comme le peroxyde plMKbique. t^ûur bien s'asSnt^ si le tout s*est transforttié e« cé eorpa bran, le meilleur moyen consiste à le faire digérer encot« un« fois avec tihé UoÉvelle portion de la itiême Kqueur , et I le bÎMi kiiwr en* ^uite à Veau botriHante, ce qui 9e fait aase« lénltmeat.

Après la dessiccation, il forme une poudre fcnme feneëe qui.

BISMCTHàTlS BfSMtJTHIQUE. 547

par 5011 asptct, ressemble beaucoup à l'acide bismuthique anhydre; mais il renferme de Teau chimiquement combinée; celle-ci y est opiniâtrement retenue, et, d'après les expériences êiArppe^ elle exige, pour être expulsée, que le composé pulTérulent soit, pendant plusieurs heures, exposé à un courant d'air sec à «f> i5o*^; il ne perd ainsi rien de son QXjgènè. Quant à ses propriétés^ il se distingue de Facide bismuthique en ce qu'il n'est pas verdi par l'acide nitrique, qui ne Valtaque que difficilement, et en ce que, en ajoutant à son mélange avec lacide nitrique quelques gouttes d'une so« hitioo dé» nitrate argentique, on obtient une vive effervescence et Ui»e coloration briu»e db U Uqueuiv La liqueur se décolore par une addition d'amaumiaque^ ou par la dilution, la cbaleur et 1 evaporaibn daa« le vide» L acide nitrique concentré enlève au composé bruB l'oxyde bisanutliique qu'il dissout^ et laisse l'acide bismuthique à r«tat jaune. Api^ès la voir longtemps fait digérer avec l'acide nitnque étendu, on obtient d'abord l'acide bismuthique jaune, qjoû se «hao^e insensiblement en bisoiuthatti bi&uiutliique vert. Les acides sulfiirique et chlorbydrique le dissolvent facilement.

Frémy^ qui GJ>tint également le même coiaposé, le prépare de la manière suivante ; On mêle de Toxyde bismutliique avec de la soude caustique sèche, et on chauffe le mélange au contact de l'air: le premier se suroxyde et se diseout dans l'alcali. On traite ensuite la masse saline par une solution d'hydrate sodique^ et on fait bouillir le tout : l'oxyde brun se sépare. Celui-ci est épuisé par l'eau, puis traité par l'acide nitrique pour enlever la soude; enfin il est bien lavé et desséché. D après ce qui a été dit préeéd4eQinieiit, il se produit, dans cette expérienc*e, du bism«ilhate potassique \ 1 a- Cide bismuthique de ce sel perd une partie de son oxygm« par r^. bullidon avec la lessive sodique, et se convertk en ce composé d^oxyde et d'acide bismuthique dont tt s'agit. F/rmj expliqtie l'action autrement : fl appelle le 4X)rps brun ttdde kismwtkéqn« , et îl croit que ce corps perd par rélmHition avee^d lessive ée so4ide fa propriété de rester uni à l'eau chimiqtiement combinée; il de^ vrait aussi perdre par là la faculté de s'unir à l'alcali.

D'après les analyse]^ concordantes ^ärppe et de Prerny^ 1 osyde htàVL tîmcé anhydre se compose de :

CenGèmei. Atomes.*

Bismuth 86,93x a o« 4

' Oxygène 13,069 • 4 <m ^

548 SULFDRES BE BISMUTH*

Les expériences SArppe démontrent qu*il se décompose par Tacide nitrique en oxyde et en acide. On ne peut donc pas le considérer comme un oxyde constant; il se compose, comme la combinaison correspondante de 1 antimoine , de i atome doxyde et de I atome d acide, ou de :

Centimes. '\ Atome».

Oxyde bismuthique. . 489376 i

Acide bismutbique. • . 5 1,6^4 i

Poids atomique, =6iai,5i8; formule, =Bi&i.

L*acide bismuthique hydraté jaune, préparé d après la méthode ci-dessus indiquée, lorsqu'on le fait bouillir avec la liqueur alcaline d*où il a été précipité, se décompose et devient enfin brun de foie, ressemblant tout à fait à l'oxyde mang^anoso-manganique. On peut facilement enlever par le lavage un résidu d alcali, d*acide hypochloreux et d'acide nitrique; mais il y reste avec opiniâtreté une partie d'eau. A laide de la chaleur, il se dissout facilement et sans résidu dans l'acide nitrique. Il se dissout également bien dans les acides sulfurique et chlorhydrique. Par TébuUition avec le chlorite alcalin contenant un excès d'alcali, il se change dans la combinaison précédente. D'après Arppe^ il se compose de:

Centième«. Atomes.

Bismuth 88,375 8

Oxygène ii,62i5 14

Ceci correspond à 3 atomes d'oxyde et à i atome d'acide bismuthique, =Bi^Bi.

Arppe a décrit et analysé encore quelques autres combinaisons intermédiaires entre l'acide et l'oxyde; mais les résultats qu'il a obtenus semblent dénoter des mélanges avec le corps préôklent ou avec l'acide à l'état d'hydrate. Arppe calcule, d'après cela^ le poids atomique du bismuth =886,918; il est ainsi arrivé, pour ce qui concerne les corps qu'il a analysés, à des idées différentes de celles que j'avais jusqu'ici émises sur la composition de ces corps.

Sulfures de bismuth. Le bismuth et le soufre, bien mêlés et chauffés ensemble , se combinent facilement et avec production de lumière; et le sulfure de bismuth peut être fondu en toutes proportions avec le bismuth. Nous n'en connaissons encore que deux combinaisons bien déterminées.

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