Kinè(jUn\èuhi
Le aine était déjà connu des anciens , SUftdbt la mine de zinc qu'on appelle calamine, et dont on s est servi de très-bokine henrè pottr préparer du laiton y en Tunissant au enivre. Les Grecs don** natentà ce niiiierai le nom de cttdmia^ èti Mémoire de Càdmus, qui leui* avait enseigné le premier à S*en sertir. La dënoinihation de zinc a été introduite par Pâmteike^ au comffièncéfaiëht du seizième siècle. Le zinc parak avoir été reconnu eoiUtne métHl particulier à l'époque où il fut bpjioné de Ifl Ohlnë ; car ce n'est qun vers le milieu du siècle précëdetit (|u oU a découtert lé& mojeiis de lé tirer dés minerais qbi ej^istent en Enrope. AUtrëfbb ce métal était connu dans le commerce sous le nom dé ipiàutè^. Déjà, en 17499 ^'b Stmb fit, en Suède, des essais pour Tettraire de * là blende grillée , pdr la distillation avec du chal'bon en poudre; mais le produit ne couvrit pas les flhais de l'ehtreprise.
Le zinc n'a pas encore été trouté à l'état ttatlf ; la nature ilous t'offre, soit combiné avec le soufre dans le minerai connu ^onslè nom de blende, soit uni à la silice oU è l'acide carbonique, constituant U calamine, soit enfin à l'état de sulfate zincique.
Pour obtenir le zinc à l'état métallique , on est obligé d'employer un antre appareil de réduction que ceux dont j'ai parlé jusqu'à présent; car le métal se volatilise a une forte chaleur roUge. Autrefois on grilhit la calamine, en la mêlait Mtec dû oharbM èh
6o4 7Anc,
poudr«^ on introduisait le mélange, dans de grands. creusets coniques , dont le fond était muni d^in tuyau en fer qui passait à travers une ouverture pratiquée dans . la grille du fourneau , et s'ouvrait au-dessus d'un récipient contenant de Teau. L ouverture supérieure du creuset était fermée avec de Targile , et lon.ëlevait la température jusqu'au point nécessaire pour opérer la réduction du zinc, dont les vapeurs, forcées de descendre par le tuyau de fer, allaient se refroidir et se condenser dans le récipient. On avait soin de ne pas chauffer assez pour fondre le minerai, précaution sans laquelle ce dernier aurait coulé par le tuyau. Aujourd'hui, après avoir grillé la calamine, on la mêle avec du charbon eo pou<)re, et on chauffe le mélange dans des cylindres de fer, qui sont placés horizontalement; lorsque le zinc commence à se ré* duire , on adapte à l'ouverture des cylindres un petit récipient rond de même métal , absolument comme pour extraire le soufre de la pyrite , par la distillation. Le métal ainsi obtenu est fonda et coulé dans des moules.
Dans cet état, le zinc n'est pas encore- pur ; il contient souvent du fer, du plomb, de l'arsenic, du cuivre et du carbone : pour le débarrasser de ces corps étrangers, il faut le distiller une seconde fois. Cette opération s'exécute dans un creuset dont le fond est muni d*un tube en pâte de creuset , qu'on a luté à l'ouverture du creuset , de manière à ce que la jointure résiste à l'action du feu : ce tube monte dans l'intérieur du creuset, un peu au^lessus de la moitié de sa hauteur, descend à travers la grille, et va s'ouvrir sur un vase plein d'eau« On introduit le zinc dans le creuset^ de ma* nière qu'après être fondu il s'élève jusqu'à la moitié du tube, et on lute hermétiquement l'ouverture supérieure du creuset. On chauffe ce dernier jusqu'à ce qu'il soit rouge ,* le métal entre alors en ébullition, et ses vapeurs sont chassées de haut en bas par le tube , qui , d'après la disposition de l'appareil , conserve toujours assez de chaleur pour que le métal ne puisse point s'y condenser et l'obstruer , inconvénient qu'on ne pourrait pas éviter en faisant usage d'une cornue ordinaire. Il airive quelquefois qu'on est obligé de distiller le zinc une troisième fois, pour l'obtenir par* £iitement pur. Lorsqu'on opère la distillation dans une cornue, il faut enlever continuellement, à l'aide d'une baguette de fer re* courbée, le'zinc.qui. se solidifie dans le col, et qui (inirait par l'obstruer. Du reste, il n'est pas certain que* le zinc, même dis-
ZINC. 6o5
tille une seconde fois , soit pur; et la seule manière de i obtenir entièrement Uépouillé de corps étrangers consiste à purifier exactement loxjde zineique , et à réduire celui-ci dans un vaisseau distillatoire en porcelaine. Ce procédé s'exécute le mieux en petit, delà manière suivante : On mêle Toxyde zineique, préalablement purifié, avec du sucre en poudre, et on carbonise le mélange à une douce chaleur; puis on introduit la masse charbonneuse par fragments dans un tube de porcelaine qu*on met sur un fourneau convenable, dans une position inclinée, et on le chauffe au rouge blanc, pendant qu'on y fait passer un courant de gaz hydrogène^ destiné moins à la réduction qu*au dégagement plus facile des vapeurs de zinc. Le métal fondu , qui s*écoule de la partie inférieure ouverte du tube, tombe dans de Teau; si Ton a be* soin de nettoyer de temps en temps le tube , il ne faut employer à cet effet aucun objet de métal ; il vaut mieux se servir de la queue d'une pipe d argile.
Le zinc du commerce contient toujours du plomb , dont il ne peut être purifié entièrement par la distillation : le plomb , bien qu'il soit moins volatil que le zinc , est entraîné par la vapeur de zinc, d'après la loi de la distillation d'un mélange de corps inégalement volatils. On diminue la quantité de plomb par une nouvelle distillation; et en répéunt cette opération il n'en reste plus qu'une trace, qui ne saurait être séparée par des distillations réitérées. Le zinc renferme, en outre ^ du fer, provenant des vases dans lesquels il a été préparé en grand. Le zinc se souille encore de ce métal lorsqu'on se sert d'une tige de fer pour désobstruer de temps à autre le col de la cornue dans laquelle s'effectue la distillation. On comprend que ces mélanges étrangers varient de proportions. Une lame de zinc, analysée par Jacquelain, contenait, en centièmes, 99,170 de zinc, o,685 de plomb, o,i4i de fer, eto,o3 de charbon. Le zinc du commerce renferme rarement de l'arsenic, qu'on reconnaît facilement en dissolvant le métal dans l'acide sulfurique étendu, et soumettant le gaz qui se dégage à l'épreuve de Marsh {voyez page 249). Si le zinc contient réellement de l'arsenic, il importe d'éliminer celui-ci, c^ir le zinc employé dans les laboratoires sert en grande partie à la préparation du gaz hydrogène pur. Pour le purifier, on verse le zinc fondu ^ en un petit filet , dans l'eau ; plus il y tombe profondément, mieux cela vaut ; le zinc se solidifie ainsi en masses minces, irrégiilières ;
df fonte. Cette pppdre ^st introduite dans un cveaaet dopfl^^OBil f^ été couyeri d'un peif de nitre ; elle j est placée par cpiiqhei alternant 9Y^p du nitr^ grossièrement pilé , de manière qu U j sit 4 partie« di; s^nc pour i partie de nitre; en^Qs on jette Hpe pftitfi gqantiti^ de ce dernier à la surf^pe* Le preui^t e^t chauffé nfttr« des charbon^ incandescent« ,* (e pitf« fond d*abord, etirfi;puYfv» le une d'une cpuche éie sel fondn j à ufie certaine te9apénitwre,i| #e pro4ui( ^ne vive déflagration« pendant laquelle tqui Tmanifi ef, une parti«^ du zinc «'oxydep^ aux dfipens de Tacite nitnqufuQü retire ensuite le creuset (||i (^^ > et on verse lu zin«? fopdu. Celu^ ci est alors suiBsaroipept purifié poilir sentir ^ la pr^piiratiop h gaz hydrogène pur.
Le zinc a une coulei^r blanpl^e éclatante qui tire «WT U binp. Par un refroiylissement lent, il crist^lU^e eo groupe« de prîiiyef à quatre pans, ou de prismes plats à six pans. U ^^ très^p^u flexible; ^n se b^'isant, il pr<^«<^R^ ^^e cas^^re crisfall^pe. A la tenipéfafi^re ordinaire de T^ir, le ziqp pfir p^ut ^tvp réduit, par le marteau, en feuilles mipces,«ans qu'il $e f^^H^iU^ IHIf l^l^f^ et il éprpuye s^insi une ^ugo^eptalion dp densité qui yf| jusque mi vingtième. Le ^nc qu'on trqfivf: of*din8iirement djin^ (^ commerce ne#tpas p^i inallpablci et «e caf^e aiséni^pt ^ la ^i))pér#tnre prdip^re d® y M] mais , à |a tepvpérature de l'eau tiou^U^nte et à quelque^ degrés au-des^q;, jusqu'à -h*5o fiegrp«, il peu; être f^Fg^» lamiué en feuille« minpp^^ tiré en ß|s trèsHd^liéSy elCtUeilen§ibilfté qi^ il 9lcq^iert par rélévfition de ^ feq)péi^tu|r^ penn0 de rappliquer à des usages écuuppii ^ues (fès-inipqr^nts. 4 +?QÖ degr^ , il f edeviep; ca^saqt , ef ou peut le pulvériser d^U^ HR ^^' tier de fer chauffé jffsqu'à ce point. Le pojut de fu^ipn duzinpétanf plus pleyé que le point d*éb\illitjon du mercure, il n'ftpa« encpre été déterqifipé axçp qertiHide, et op j*^ éyaJué g clifféreufs degrés. Pan^/Z indique, ppu^ pe poif^t , +4'^ degré«. D'après le mè^ phjsiciep, )e zipc prend feu 4 + 5o5 degrés. A)ors il brûle st^ une flamme éblouissante, ex\ répauduut une ép9>^f^ fuinée biap* che, qui est de l'oxjde zi^pique. Au fouge blanc, il boutef 4i4* tille. Sa chaleur spécifique est , d api es J^egnauU^z=LOjOg55S{d'»r fvè&DulQdg ef PetUjZ^zOyOg^j. Le poids spécifique dq ^incfonda f^t de 6,81^2; celui du ^gç fc^gé s'élève, dit:9n^ Ju«qu4 j^^ii-U ziiic a une mollesse p§rticulièrfi; 1^ \\ ff^te adhérent ^^ liqies
^ U)^ %v^i[^ch9{n% du pipeau avec leqii^j pn If) tray aille, ce c(i:)i ii*arrfire poiot j^veç le plonfili, quoique c^lui-ci $oit beaucoup plus iqqu. Le puivre possède aus^i cett^ proprj^tq, qifaj^ à un bien plus faible 4fgré; le laiton, au contraire, qi^} ^st (composé à^ cyivre et dß zinc, p*en jouit pas. Si le :(inc qfdinaife ^% ^eaycQup plus cassant que \p zinc dis^Ué , cel^ paraît tenir à ce que )es substance^ ^ÎFWgpres PQf^t^pues d;j|is le pr^ipjef pe tro^yppt ii|terposées entre les cristaux de zinc pur, et en diminuent la pohésipi^: car qu^nd on flécoinpps^, squs T^au, di| cl|lorure argentique, ppéalablçipent fqndu^ p^y flu :^inc coulé e( cristallin, il n'y ^ qi)e le zinc pu^ qqi se dissolve, et, à mesyr^ q^e 1^ dissplqtion sppèce. on Ypif sf$ précipiter de petits cristaui^ noirs , qqi $Qnt ^ps alliages d^ zinc avec d autres ipétaux.
 ^ne haute température, l'affinité du zinp pour Voxygène est assez forte, et surpasse cplle de la plupart des autres ij^étaux; aussi en opère-t-il la réduction.  la température ordin^ir^ 4^ Tair, il ne décpfppo4^ pas TeaiLi qus^nd Tair est pi^clu; p^^iç si Ton humecte de la limaille de zinc avec de Teau, et qu'on Tabandoi^ne à ellp- Miéaie, )^ liasse prend, <^H bout ^e quelque temps, une couleur foiipéjs, et augmente de volume; du gaz hydrogène se dégage av^c uqe effervescencf: yisible, et le p^i^^al finit par se convertir en up oxyde gfis c{aif . A l'air humide , mais exempt d'acide carbonique, il conserve parfaiteo^ent son état métajiique, tant qu'il n'^ft pas l^un^ecté 4'e9u; fpais dès que l'air contient de l'acide cai>bonique, 1^ zinc nç tard<:; paç à se tapisser d'une pellicule blanche, qui est une combinaison d'hydrate et de carbonate zinciques. ^ la chaleur roqge, le zinc décompose la vapeur d'eau. Il se dissput, dans la plupart des acides , avec dégagement de gaz hydrogène. |ji'acid<î sulfurique étendu djssout le zinc bien plus rapidement 4ans un Y^^^ 4^ ¥pétal que dans uq vase de verre j cette différence repose évi4ciqfnent sur le courant électrique qui s'établit entre le zinc et le ipétal plus électronégatif du vase. Le zinc qui renferme un peu de fer et de plomb se dissout bien plus vile que le zinc pur dan§ un vaisseau de verre, ce qui tient tout à fait au i¥}çme phénomène : le plomb non dissous qui reste devient électronégatif par rapport au zinc Le zinc parfaitement pur se dissout quelquefois si difficilement dans les vaisseau^f de verre ^ qu'on est tpnté de le prendre pour un touf autre métal. Cette manière d'être P^ait dé(i)Oi)|:r^r un état particulier qui se détruit lorsqu'on r^ood
6o8 zmc.
le métal dans un creuset ^ qu*on le coule et qu*on le lamine encore chaud. Le zinc impur devient, d*après Runge y également peu soluble^ lorsqu'on le coule en cylindres, quon trempe ceux-ci jusqu'au tiers de leur longueur dans du plomb fondu , et qu'on les retire entourés d'une couche de plomb. Cet état de peu de solubilité ressemble beaucoup à celui qu'acquièrent le bismuth etl'étain plongés dans de l'acide nitrique, lorsqu'on les touche avec un fragment de platine.
L'hydrate potassique ou sodique dissout le zinc à chaud , arec dégagement de gaz hydrogène ; même étant bouilli avec une solution de sel ammoniac, le zinc se dissout <ivec un dégagement simultané de gaz hydrogène et de gaz ammoniac. Boettgeraihii connaître ici un fait intéressant : lorsqu'on plonge un morceau de cuivre poli dans la dissolution ainsi produite, au fond de laquelle se trouve du zinc non dissous, on voit le cuivre se couvrir d'une pellicule de zinc métallique, réduit par le courant électrique qui s'établit entre le zinc, comme électromoteur positif, et le cuivre , comme électromoteur négatif.
Le zinc précipite de leurs dissolutions presque tous les métaux malléables , sans même excepter le fer et le nickel. Mais pour la précipitation des deux derniers métaux, les dissolutions doiventétre neutres et concentrées, et être chauflPées avec le zinc dans un vase clos. Parmi les métaux non malléables, l'antimoine, le tellure, l'arsenic et le bismuth sont réduits et précipités par le zinc. Plusieurs métaux, qui ne sont pas réduits par le zinc, sont précipités à l'état d'oxydes pendant que le zinc s'oxyde aux dépens de l'eau et de l'air; et l'oxyde zincique, comme base plus puissante, précipite l'oxyde précédemment dissous.
Le poids atomique du zinc avait été longtemps admis =4o3,2a6, d'après une expérience que j'avais faite. Mais, en raison de la difficulté qu'il y avait, à l'époque où cette expérience fut faite, à se procurer du zinc absolument pur et surtout exempt de fer, le poids atomique fut déterminé au-dessous du nombre qui a été trouvé par la suite. D'après les expériences de Jacquelcdn^ ce poids «atomique est =4^49^9 et, d après celles iHAxel Erdmann^ = 406,591. J'adopterai ici de préférence ce dernier nombre, comme moyenne de 4 expériences variant entre 4^9^49 et 406,9471 et entreprises après de longues recherches sur la manière 'd'obtenir du zinc parfaitement pur, et de le convertir sans aucune
OXTDJB ZING1QU£. 609
per& en oxyde de zinc pour la pesée. Symbole du zinc , = Zn« Oxydes de une. Le zinc a trois degrés connus d'oxydation. . 1^ Sousoxydedezinc.Çjt sousoxydese forme à la surface duzincqui est i*esté exposé pendant longtemps au contact de Tair^ il se produit aussi quand on tient longtemps du zinc à une température élevée, mais qui n excède pas celle qui est nécessaire pour le fondre, ou bien quand on le laisse longtemps dans l'eau. Ce sousoxyde est d'un gris noir&tre, tant qu'il est bumide; mais, par la dessiccation , il devient d'un gris clair. Ordinairement il forme une croûte mioce qui n'augmente pas, n'éprouve aucune altération à l'air, jouit d'une grande dureté^ et résiste mieux que le métal lui-même à l'action mécanique et chimique des autres corps. Un morceau de zinc suffisamment sousoxyde à sa surface se dissout avec une lenteur extrême dans les acides, et seulement à la cbaleur de l'ébullition. C'est ce sousoxyde qui, lorsqu'on fait usage de la pile électrique , rend si difficile le nettoyage des plaques dont ou s'est servi. D'après Dulongy on l'obtient aussi quand on calcine de loxalate zincique dans des vases distillatoires pi se dégage un mélange de gaz acide et de gaz oxyde carboniques , et le sousoxyde reste dans la cornue. On a prétendu que cet oxyde n'existait pas, en s'appuyant sur ce que, dans la plupart des cas, l'action des acides le convertit en oxyde zincique, qui se dissout aussitôt, et en zinc métallique , qui est dissous avec dégagement de gaz hydrogène. Mais cette propriété de se transformer , par l'action des acides, en oxyde et en métal, est précisément ce qui caractérise Its sousoxydes.
2^ Oxyde zincique. On l'obtient soit en brûlant le métal à l'air libre, soit en dissolvant le zinc dans des acides mêlés avec de l'eau : celle-ci se décompose , il se dégage du gaz hydrogène , et l'oxyde peut être précipité de la dissolution par un alcali. Pour exécuter le premier de ces procédés, on dispose un grand creuset, de manière à ce qu'il soit légèrement incliné; on le chauffe jusqu'au rouge blanc, puis on y jette peu à peu de petits morceaux de zinc, qui s'enflamment et se convertissent en oxyde zincique. Une partie de ce dernier s'échappe sous forme de vapeurs; mais il en reste beaucoup à l'état de flocons laineux, d'un blanc jaunâtre, que l'on détache de temps à autre de la surface du métal, pour donner un libre accès à l'oxygène. Quand il s'est rassemblé une certaine quantité d'oxyde, on l'enlève avec une cuiller en fer, avant d'injj. 39
6io oxviui inieiQDi«
troduir^ de nouTMU xiqc dans le creuset Si on le porte ittT4tchamp dans un endroit obscur , il répand une lueur bleaiM pendant une demUheure ou un peu plus. L'oxyde linéique ainsi obtenu contient quelquefois de petits morceaux de zinc métal* lique, dont on est obligé de le pbrifier par la lévigation.
Le meilleur procédé de préparer Voxjde sincique pur par ?oie humide consiste dans l'emploi du sulfate sinoique, obtenu parla dissolution du zinc dans Tacide sulfurique étendu. (Le sul&te qui se rencontre dans le commerce sous le nom de vitriol de Mine est impropre à cet usage , parce qu'il renferme souvent du sulfate manganeux et du sulfate magnésique.) loo parties de sulfate ûboique cristallisé sont exactement mêlées avec 4 parties de nitre, et le mélange est chauffé dans un creuset , d*abord jusqu à l'expulsion de l'eau, ensuite jusqu'à l'incandescence. Le sulfate ferreux contenu dans le sel est par là décomposé, de telle façon que, pendant U dissolution de la masse saline dans leau , loxyde ferrique el une partie d'oxyde ainoique restent non dissous. On filtre la solution, e| on en examine un échantillon parle cyanure ferrosopotassique tant jaune que rouge, pour s'assurer s'il bleuil, ce quilndi^ querait la présence d'un résidu de fer. Cependant on n'a àcraiodre aucun mélange impur, si l'opération a été bien conduite. Ob mile ensuite la liqueur avec i pour cent de son poids de sel ammoniac, on la chauffe jusqu'à environ -f- ^o"*, et on la précipite par une solution chaude de carbonate sodique, qu'on ajoute en agitant costinuelleraent, jusqu'à ce que la liqueur commence à sentir fiuUiment l'ammoniaque, ou qu'elle fume lorsqu'on tient au*desstts de oa surCice une baguette de verre humectée d'acide chlorhydiiqne; c'est là un indice que le sel de aûnc est décomposé, et qu'un peu d'ammoniaque du sel ammoniac ajouté est devenue libre : ce selsété
précisément ajouté pour indiquer la fin de la précipitation opérée sans l'emploi d'un excès de carbonate sodique. Le précipité, qui est du aouscarbonatexincique, est lavé jusqu'à ce que le liquide fl^ ne soit plus troublé par le chlorure barytique ; puis qn le dessèche et on le calcine. On peut aussi obtenir le précipité sans l'adéitioD du sel ammoniac; mais alors il renferme un peu de carbonate sodique en combinaison chimique , que l'eau de lavage n'eniève pas. Cette combinaison est détruite par la eelcination , et on peut fiscilesmesit enleveir par le lavage le carbonate oodique. Il feut tonjosirs s'oMiiner si l'oxyde nud^ue oissoi obtenii nf reafeme pM
UB re$tA d'acido iulfuriqa^i qar il po4rraU fai^ileis^Dt »e pr^cipit^ »TAC 1# 6«r{>Qpa(Q abingjqiie i«p sulfi^in basique. Bs^m ce but: , an rlU^Qttl UR^ portion d oxyde zipcique dans Tacide ohlorbydrl'« qi}e| et pn traite lii Hqn^ur par unç soli|tion de chlorure b^rjtique: k liqueuF est troublée ^'il y fi de IVidqsulfoi-iciiier Q^n« |}e cas , or^ mêle Toxydf ^^mçfliment avec i|i) cinqui^oie de spn poids d^ car»> |K)])ate fipdiquei Qii f^ülcine 1^ i^^langei ^t op 1 eppise parleau bouillante, (loxyd^ e&( ^ors pur d'acide «plfuriqu^* Une ^utre planiere d^ TßCQjf^i^\%T(^ U pureté de loxyde consiste à le dissoudre dan^ lucide chlorhydrjqpei et 4 traiter la liqueur par rammoniaque çjipftique i le pr^jpite qui se fo^nie est parfaitement redi^SQus ep ^^ liquide clair 9 pjàr Taddifion d'une plus grande quantité d am*jponjaqiiQ. Ceci prouve qu^ lo^^yde zipc^que ne contient pa^ d*ap* (re^ Q3Kyd«?ß m^t^lUq^e^,
(l'oxyde *inciqpe pur est blapp , et devient jaune quand pp le eb^u^lBj piais il repr^qd ëf^ Qouleur prioptive par le ref^pidis^jpept, à mpips qu il ne popüepne du fe^ , car alprs il çop^i^rye sa teipte jaunâtre. Çependapt Ig couleur jaupâtre n'indiqua pas |:oujop^s que Tpxyde a^incique soit impur. Elle appartient au^si à ] pxyde pur, du niopient pu, par suite du pipdç de préparatipp, il &ß trouve danf up état en quelque sprte fritte^ dans çf^ cas, \l e^ Ipujpufs j>une, n^fiis ordinairemept j^^pne pâle s^ps ipéUpge. Ußif^yd^ ^inçique cristallisé est tpujoprs jaune» Il se produit quelquefois dan« les trayauiç en grand ^ lorsqu'il passe b§aucpup dß %\nç dans la oheminéç. Il forme alor^ sopyentdes prjsp^es courte ^ n pen$ et avec pne $eule faç^ terppnale; ces cfistaux ^ont jaupiçs, tr^p^lpcides ou ppaques. P après Haldat^ en calcinant du ^ipc ^u rp4)ge dans une atmosphère de vapeur aqueuse, op obtient de' V<ixydp ipnçique en partie sop^ I4 foripe de masses irrégulière^ , l^ppjict^ et jaunes, en partie sous celle de pristapjt rhon^boédriques t Wan«lucides, et d'up jaune d^ miel- Becquçrel a obtenu l'oxyde ;^pciqu« cristallisé en aiguilles à six paps , ep trait^pt cet ^ydp par l'hydratt; potassique, de l^ manière que j ai décrite à propos de l'pxyde cpivriquet L'oxyde zipciqpe ré^uliapt de lacpnibps- ^ipa 4u ^M à Tair libre est dpp blanc de neige, floconneuiç, l^g^, et facile à diviser entre les doigt«. Quand du ziuc en comliufijoii #'éteint subitement, on trouve quelqpefois ppe masse fine, iégàr# c( Ift&Vgineu^e, qui a conservé la forme que présentait la ^^^m^ ap piogiept qp elle ^'est éteinte. Autielbis op l'appelait
6ia OXYDE ZINCIQUB.
lana philoêophica^ à cause de son apparence laineuse ; on lui donnait aussi le nom de nîhilum album. Dans les pharmacies, on rencontre de loxyde zincique impur , qui provient de la combustion du zinc dans les manufactures de laiton , et se dépose sur les parois des fourneaux, où il s'agglomère et se réunit en morceaux compactes. Il porte les noms de tutie et de pompholix.
L*oxyde zincique se dissout dans les alcalis caustiques : quand on évapore la dissolution , on obtient une masse saline , blanche et brillante , qui attire l'humidité de lair. Il est dissous aussi par l'ammoniaque caustique^ ainsi que par le carbonate ammonique, et il se précipite de cette dernière dissolution quand on Tévapore. Le zinc métallique ne se dissout que lentement, avec dégagement de gaz hydrogène , quand on le fait digérer avec un alcali caustique, surtout avec de l'ammoniaque. Une dissolution saturée d'oxyde zincique, dans l'ammoniaque concentrée, est précipitée en partie quand on y verse de l'eau. L'oxyde est également précipité par les dissolutions aqueuses des terres alcalines, qui partagent ' l'oxyde zincique avec l'ammoniaque. Il a une telle affinité pour l'alumine , que si l'on mêle une dissolution d'oxyde zindque dans l'ammoniaque avec une dissolution d'alumine dans la potasse caustique , il se précipite une combinaison de la terre avec l'oxyde zincique ; cette combinaison est soluble dans un excès de l'un ou de l'autre alcali. On trouve dans le règne minéral une com* binaison de ces deux oxydes , cristallisée en octaèdres réguliers; elle a été appelée gahnite^ du nom de GaJin , qui l'a découverte. Une haute température ne l'altère point. Elle est plus dure que la plupart des autres minéraux. L'alumine y contient trois fois autant d'oxygène que l'oxyde zincique. Par conséquent, cette combinaison résulte d'un atome d'oxyde zincique et d'un atome d'alumine , =ZnAI. Si l'on précipite, par la potasse caustique, une dissolution de chlorure zincique, on obtient un précipité blanc gélatineux , demi-transparent , qui est de Y hydrate zincique. U s'amasse par le lavage , attire facilement l'acide carbonique au contact de l'air, et se durcit en une masse compacte par la dessiccation; par une forte chaleur, il abandonne son eau. U après Schindler ^ on obtient l'hydrate zincique sous forme de cristaux, en fixant du zinc sur un morceau de fer, et laissant le tout pendant quelque temps dans de l'ammoniaque caustique. L'ammoniaque dissout l'oxyde zincique avec dégagement de gaz hydrogène, et, après
SULFURE ZÏNCIQUE. 6l3
quelque temps , on trouve non-seulement le zinc , mais encore la paroi intérieure du verre, revêtus d'une croûte de petits cristaux transparents, qui, selon Schindler^ sont exempts d ammoniaque, et contiennent i atome d*oxyde zincique et i atome d*eau, L oxyde zincique se compose de :
Centièmes. Atomes.
Zinc 80^26 I
Oxygène 19,74 i
Poids atomique , = 506,591 ; formule , = ZnO ou Zn. L'hydrate renferme i8,o5 pour cent d'eau, =:IiZn.
3" Suroxyde de zinc. D'après Thenardy il s'obtient en prenant de rhydrate zincique à l'état gélatineux , versant dessus une dissolution aqueuse de suroxyde hydrique, qui contient sept à huit fois son volume d'oxygène^ et agitant bien le mélange. La dissolution de suroxyde doit être mise en excès. Du reste, il faut observer, dans ce cas, les mêmes précautions que celles dont j'ai parlé à l'occasion du suroxyde de cuivre. Le suroxyde de zinc est blanc; mais , pour peu qu'il contienne du fer, il a une teinte jau* nitre. Il est insoluble dans l'eau, sans saveur, sans odeur*, et se décompose spontanément quand on le conserve à l'état humide, ou qu'on le chauffe. Les acides le décomposent, dissolvent l'oxyde zincique, et reproduisent du suroxyde hydrique. Sa composition quantitative n'a pas été déterminée d'une manière sûre.
Sulfure zincique. L'existence de ce composé a été mise en doute pendant longtemps^ et plusieurs chimistes l'ont totalement niée. Us fondaient leur opinion, d'une part, sur ce que la combinaison n'a lieu , par la voie sèche, qu'à une température si élevée, que le soufre distille sans avoir agi sur le zinc; et^ d'une autre part, sur ce que le sulfure de zinc est tout à fait dépourvu des caractères qui appartiennent ordinairement aux sulfures métalliques. Cependant il a été démontré , par des expériences ultérieures , que les deux corps peuvent se combiner , mais avec un dégagement de chaleur tellement fort, que la masse fait explosion. Un mélange de tournures de zinc et de cinabre, que j'avais exposé dans une cornue à l'action dune température élevée et brusque, détona comme l'aurait fait un corps combustible, mêlé avec du nitre; en même temps, le mercure fut réduit et distilla. A une chaleur moins forte, la majeure partie du cinabre se sublime sans avoir subi d'altération. Quand on chauffe un mélange de limaille de
6t4 SULFURE ZinCIQUK.
zinc et de pergulfuré de potassium ^ le sino détone d*ane manière ■pvescfUê aussi violente que s'il y avait explosion. On peut aussi pré-i parer le sulfure de ftine^ soie en chauffant un mélange d*o%jde tin« cique et de sottffe^ Ou un mélange de sulfate tindque anhydre si de charbon, soit en chauffant doucement l'oxyde minoique dani le gaz sulfide hydrique.
Le sulfure de zinc artificiel est une poudre légère^ volumineuse, d*un jaune de paille, qui se disêôut aveoune lenteur extrême dans l'acide chlorfaydriqûe concentré , eti dégageant du gaa sulfide hy* drique. Suivant Berthier^ il est soluble dans une dissolu^n aqueuse d acide Sulfureux ; cette dissolution 6*opère sans dl^gegement de gaz. Lorsqu'on Taxpose dans ded Vaisseàua fennésf à Uni très^haute température, il entre en fusion.
Le sulfure de zinc se trouve dans la nature { il porte en mine» ralogie le nom de ilendei II constitue, après la calamine | le mi-» herai de lino le plus répandu i Le sulfure naturel est ordinairement crislalltsé, et les formes qu'il affeöte appartiennent au système régulier Les cristaux ^ très-purs » sont d'un jaune de soufre et transparents) la couleur ordinaire des cristaux est le brun ou le notri Leur pdids spécifique est de 4« Dans les travaux métallurgiques | il se dépose quelquefois , contre les parois de la ohetoiaée^ du sulfure «inctque artificiel eil masses cristallines et feuilletées | qu'a est impossible de distinguer de la blende ci'îstallisé^. Le blende m s'oxyde que lentement par le grillage ^ et les acides autres que l'eau régale l'attaquent peui
La difficulté qu'on éprouve à oofnbiner le zinc avec le souCtf e conduit à ube méthode autrefois usitée, et qui n'est peut*étN pas sans avantage pour purifier le zinc en grand | sans avoir re» cours à la distillation. A cet effets on faisait fondre le métal dans un creuset^ çt » avec une spatule en bois on y introduisait u mélange de soufre et de graisse S par ce moyen on com^toîc sul* furer le plomb » Tarseilio et le cuivre , sans attaquer le oînOé
Par la voie humide i on obtient le sulfure de zinc en fiûsaut passer un courant de gaz sulfide hydrique à travers utie dissolution saturée de zinc : une partie du métal se précipite j mais quand la liqueur est devenue acide jusqu'à un certain point, Tac* tion s'arrête. Cependant l'acide acétique fait exception à celte règle , l'acéute tincique étant décomposé complètement. Le sulfure zinoique s'obtient 9 en outre, par voie humide, en dissolvant
PHOSPHURB BB aiNC. 6lS
Tosyde ûneique dans un véhicule alcalin ^ et précipitant la iolu« tion par du gaa sulfide hydrique^ ou en précipitatit la aolutian d'un sel de ïinc par un suUliydrate alcalin. Le précipité est blancç chauffé dans un vase distillatoire , il perd un peu d*eau et devient d'un jaune pâle. On ignorç si cf tte eau s j trouve chimiquement combinée. Daprès SefUndier^ lorsqu'on conduit pendaht long*temps un courant excessivement lent de gaa siilfidè h]^dri(j[ue à travers la dissolution d'un sel aincique ^ il se forme une iriasae cria» talline et feuilletée , qui contient un atokne de sulfure de «no et un atome d'eau» Le sulfure zincique se dissout difficilement^ et leulement a l'aide de la chaleur) dans l'acide chlorhydrique concentré» Il se compose de i
Ceodèmei. Atomtê,
Zinc 66,9 *•' <
Soufre. .% 33, i • • • i
Poids atomique 9 63607,766 ; formule, sxZnS ou Zn«
Le sulfure zincique est une sulfobase énergique. D'après Ber» thîer^ il s'unit, par la fusion, au carbonate potassique. Si l'oti mêle ensemble six parties de blende en poudre, cinq et Un tiers de carbonate calciqueet une decharbon pulvérisé, et qu'on chauffe le mélange dans un appareil convenable, on obtient le zinc réduit«
On ignore si les précipités obtenus en précipitant les solutions de aels de zinc par les sulfures alcalins supérieurs, sont des suU fures correspondants à ces derniers, ou si ce ne sont que des mélanges de soufre et de sulfure zincique. Il est probable que ce sont dés sulfures correspondants«
Kenten assure que , dans un certain procédé de fusion exécuté à Freiberg , il se forme une combinaison cristallisée en feuilles ou en aiguilles, d*une couleur jaune soufre^ et composée d'un atome d* oxyde zincique et 4 atomes de sulfure zinciquci sc:Zn+4ZnS.
Phosphure de zinc. On le prépare par le procédé ordinaire. Il ressemble au plomb pour la couleur et l'éclat; il est un peu ductile, et répand l'odeur du phosphore quand on le lime. Lorsqu'on ex* pose, dans une cornue, à une violente chaleur, un mélange de six parties d'oxyde zincique, six d'acide phosphorique et une de charbon en poudre, on obtient une masse sublimée d'un blanc argentin , et dont la cassure vitreuse est douée de l'éclat métalli^uei Comme ce sublimé a'obtûini aussi quand on distille, dani
6l6 AIXUGES PI/ ZINC.
une cornue de verre lutée^ un mélange de deux parties de zinc et d*nne de phosphore, il est vraisemblable que c est du phosphure zincique parfaitement saturé de phosphore. Par ce dernier procédé, il se forme en même temps un sublimé rouge, dont la nature n*a point été examinée. D*après //. Rose , on obtient du phosphure de zinc sous la forme d'une poudre noire insoluble dans l'acide chlorhydrique, en chauffant du chlorure de zinc dans un courant de gaz phosphure hydrique« La décomposition ne se fait que lentement , et avec formation de gaz acide chlorhydrique.
On ignore jusqu'à quel degré le zinc s'unit au carbone ;mm\t zinc qu'on trouve dans le commerce en contient presque toujours. Quand on chauffe du cyanure de zinc dans des vases distillatoires , on obtient un carbure plus chargé de carbone. C'est une poudre noire, qui prend feu quand on la jette sur des charbons ardents^ brûle avec flamme, et laisse de Toxyde zincique.
On prétend que le zinc peut se dissoudre dans le gaz hydrogène : mais il est probable que ce qu'on a pris pour du zinc était de Tarsenic; car même le zinc distillé peut contenir une petite quantité de ce dernier métal.
Le boronitrure de zinc s'obtient, d'après Balmain^ lorsqu'on expose longtemps à la chaleur blanche i partie d'acide borique anhydre mêlé avec 2 \ parties de cyanure de zinc dans un creuset tapissé à l'intérieur de poudre de charbon; on digère ensuite la masse avec de l'acide nitrique, on la lave et on la dessèche. C'est un corps blanc, pulvérulent, qui résiste avec une force insolite à l'action des réactifs. Il est insoluble dans l'eau régale et dans la dissolutions d'alcalis caustiques concentrées ; il peut être calciné au rouge sans éprouver d'altération, dans le gaz hydrogène, dans le gaz chlore , dans les vapeurs de chlorure mercurique et de potassium. Il ne fond pas au chalumeau , mais il en colore la flamme en vert. Chauffé au bord de la flamme d'une lampe à alcool , il présente une lueur phosphorescente bleue; projeté sur du chlorate potassique fondu , il brûle avec un faible éclat bleu. Chauffé avec le chlorure de plomb et avec le chlorure d'argent, il se décompose : il donne naissance à du chlorure zincique et aux boronitrures de ces métaux. Fondu avec l'hydrate potassique, le boronitrure de zinc se décompose lentement, et avec dégagement d'ammoniaque.
Alliages du zinc. Le zinc s'unit aisément, par la fusion , au p(h tassium et au sodium; la combinaison ressemble , quant à l'aspect
ALLIAGES DK ZINC. 617
et aux propriétés chimiques^ aux alliages que ces métaux forment avec l'antimoine et avec le bismuth.
Il est aussi difficile de combiner le zinc avec le sélénium qu'avec le soufre. Si l'on chauffe un mélange de sélénium et de zinc dans des appareils distiliatoires , le sélénium s'étend sur la surface du zinc, qui en devient, en quelque sorte, amalgamé; mais si on prolonge l'action de la chaleur, le sélénium distille, et laisse le zinc couvert d'une couche jaune citrine : cette couche est du séléniure de zinc. Lorsqu'on fait passer des vapeurs de sélénium sur du zinc chauffé au rouge, la combinaison s'opère avec explosion, et la paroi interne du vase se couvre d'une poudre citrine. Si l'on traite à froid du séléniure de zinc pulvérulent par de l'acide nitrir que étendu , le zinc se dissout , et le sélénium reste sous forme d'une poudre rouge, qui se dissout également quand on chauffe l'acide.
Le zinc et le tellure se combinent avec un vif dégagement de calorique; la combinaison est grise, douée de l'éclat métallique, poreuse , d'une cassure cristalline^ difficile à fondre, et insoluble dans l'acide chlorhydrique concentré.
Les mêmes causes qui entravent la combinaison du zinc avec le soufre rendent difficile l'union du zinc et de Yarsenic. L'alliage est gris et cassant.
Il existe une combinaison semblable avec X antimoine.
J'ai déjà parlé des alliages du zinc avec les métaux nobles, en faisant l'histoire de ces derniers.
Le zinc se combine aisément avec le mercure. Une partie de zinc et deux parties de mercure forment un amalgame qui cristallise quand on le fait refroidir avec lenteur. L'amalgame d'une partie de zinc, d'une partie d'étain, et de deux à trois parties de mercure , est employé pour frotter les coussins des machines électriques.
L'alliage de zinc et de cuiçre constitue le laiton. On ne le prépare pas toujours en faisant fondre immédiatement un mélange des deux métaux, mais plus ordinairement en chauffant du cuivre sous un mélange de charbon et de calamine , opération pendant laquelle le zinc se réduit, passe à l'état de gaz, et est absorbé par le cuivre. Cependant aujourd'hui on fabrique la plus grande partie du laiton en fondant ensemble du zinc et du cuivre ; mais il faut opérer avec beaucoup de circonspection , parce que les métaux
6l8 ALLIAOBS OB BIVQ.
s'éobftiifreiit au moment de leur union , et sont hnoM de tous côtés avec explosion, quand ils atteignent l'un et lautre la température du cuivre fondant. Les fabricants d*instrunlents demusiitoe prétendent* que le laiton préparé parce dernier procédé est mointf dense et moins propre a la confection d'instruments qui cugenl de la précision. Deux à trois parties de cuivre et une de une doà» nent le laiton ordinaire , qui est d'une couleur jaune clair. A k température ordinaire , cet alliage se rapproche du cuivre, souile rapport de la ductilité; mais, à la chaleur rduge, il est casMOL'il fend à une température moins élevée que le cuivre« Son poidi spécifique est d'environ un diiième plus considérable que le ctlcnl ne l'indique. Si on lave aa sur&ce avec de l'ammoniaque caustique, elle devient quelquefois blanche , parce que le cuivre eit otjdé et dissous par l'alcali avant le zinc, qui reste ; ai on le hte avec de l'acide chlorhydrique , c'est le zinc qui est dissous le premier, et le laiton devient rouge. Parties égales de une et decoi- Tre, ou une partie du premier et quatre parties du second, donnesl un alliage d'un jaune plus foncé, qui ressemble à l'or, et qu'on tppelle pour cela similor. Cet alliage est malléable « même à là chi^ leur rouge, et il le devient encore davantage en y faisant entrer un peu d'acier fondu. On connaît, sous les noms de iombaei^ pinschbecky etc., plusieurs autres alliages de zinc et de cuitre. A cette occasion , je vais faire connaître une méthode employée en Angleterre pour transformer la surface du cuivre en laiton, de manière à produire une fausse dorure. On (ait bouillir Une partie d^ ziûe et douze parties de mercure avec de l'acide chlorbydriqtie, du tartre brut et de l'eau ; on introduit dans cette liqueuf le caivre, dont la surface a été préalablement bien décapée au mojea de l'adde nitrique. Dans ce cas, il n'est pas iaoilè d'expliquer es vertu de quelle affinité le etiivre précipite le zinc, contrairement à la loi ordinaire; cependant elle paraît être la suite d'une actioti électrique , que la présence du mercure met en jeu dans la disftolutioni
Suivant Couper^ un mélange dé seize parties de cuivre, duoe de zinc et de sept de platine , donne un laiton qui ressemble tellement à l'or de seize karats (•^^), qu'on peut l'employer avec avantage pour ornements. Il est très-malléable, et quand il ne contient point de fer, on peut le réduire en feuilles minces, et lëtirer en fils déliés I mais ^^ de fer suffit pour lui enlever une grande partie
ALtIAGCS 1>S 2IN^ 619
de sa raftlMabilîté. 11 ne change point à Tàir, et l'eau^-forte ordn flaire ne l'attaque pas^ à moins qu'on tie la ehauffe jusqU*à l'ébul- UtioQ« Pour le préparer ^ on fait d'abord fondre le mélange de ciilTre èl de platiûe sous une couehe de charbon puWé^i#é| et avee du borax «Somme flux; puis on retire le mélange du feu| et on y i^oute le titto ) en remuant la mftsse«
Le aine augmente la dureté du plomb^ el le tend plus apte à re» etoToir le poU% Ces deux dlétauÉ s'allient en toulet proportions^ et île coilseryent leur itlalléAbilité , méibe quand la quantité de sine eat le double de 4!élle du plomb»
Le aine forme s «▼«c Véîain ^ un alliage peu duetiU) mais dur et sonore. D'après Rudberg^ uu alliage de aiktc et d'étain se solidifie à + ao4 degrés. La combinaison ^ dépourvue du point de sép»« ration ^ contient i atome de zinc el 6 atomes d'étâin» Lorsque l'un de ces métaux est ajouté dans une autre proportion que celle qui correspond à i atome de aine et 6 atomes d'étein ^ il se produit sur-le-champ un point de séparation qui est d'atitant plus élevé que l'un des métaux se trouve en plus grand eseès« On prétend qu'il entre du aine dans lepeipter des Anglais,
Le zinc et le bismuth n'ont pas pu être alliést
En traitant des alliages en général» j'ai rapporté les expériences de$ frdres Svanhßrg sur les alliages d etain , de plomb et de bismuth , qui 9 à l'instar des alliages composés de deux métaux et examinés par Rüdberg ^ ont un point de congélation fixe et des points de séparation variablel) en raison des proportions relatives de ohaque métal dans l'alliage^ L'alliage d'un atome de xiAC| a ato» mes de plomb et 9 atomes d'étain, et qu'on peut considérer comme composé de ZnSn' 4* aPbfln'i a son point de solidificatioB invariable à + 168 degrés.
Il est difficile d'allier ensemble le^l^r et le zinc, de manière que le mélange renferme en quelque softe de^i quantités égales de l'un et de l'autre métal ; mais le zinc fondant dissout facilement une petite quantité de fer, et c'est pour cette raison que le zinc du commerce contient toujours du fer. Il n'y a pas jusqu'au zinc distillé qui ne devienne ferrifère, lorsqu'on le retire du col de la cornue avec un outil en fer. A. de la Rice a fait voir que le zinc contenant des traces de fer se dissout beaucoup plus rapidement dans les acides étendus que le zinc pur. D'après Runge^ le fer exalte la solubUité du zinc k un point tel» quCi toutes choses égales d'aiU
6ao # iviCKFT..
leurs, une dissolution de potasse caustique dissout environ 12 fois plus rapidement le zinc qui communique avec du fer, que celui qui est en contact avec du platine. — Dans les vaisseaux de fer qu'on emploie dans les fonderies de zinc pour fondre le zinc distillé, et pour le couler ensuite en planches, il se forme des excroissances mamelonnées, qui sont beaucoup moins fusibles que le zinc, et qui,- d'après Berthier, contiennent 94,76 parties de zinc, 5,00 parties de fer et 0,24 parties de carbone. j4. Erdmann soumit à l'analyse les cristaux aciculaires détachés d'un morceau de zinc distillé qui avait séjourné dans l'eau , sur du chlorure argentique que le zinc avait réduit. Ces cristaux se composaient, en centièmes^ de 93,193 de zinc,6,5a4 de fer, et o,a83'de plomb. Ils contenaient, pour i atome de fer , environ la atomes de zinc -— Je reviendrai sur la combinaison de ces métaux en tniunt du fer.
Le zinc sert à la fabrication du laiton ; à l'état de feuilles laminées, il est employé aux mêmes usages que le plomb et le cuivre. Quelques tentatives qu'on a faites dans ces derniers temps, pour employer ce métal à la confection des ustensiles de cuisine, n ont pas réussi , parce qu'il est attaqué de suite par les acides libres.
L'oxyde et les sels zinciques sont employés en médecine, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur. Les préparations de zinc , administrées intérieurement , agissent avec beaucoup d'efficacité comme fortifiants, astringents et antispasmodiques. Le sulfate zinciqoe est un vomitif dont l'action est rapide et sûre : on en fait prendre, suivant les circonstances , depuis quinze jusqu'à soixante grains. A l'extérieur on emploie, soit l'oxyde zincique, soit les dissolutions du sulfate , soit des empl&tres d'oxyde zincique et de plomb, comme moyens dessiccatifs, fortifiants et astringents.
i5. Niciel (nicco\nm).
Ce métal est un des métaux les moins répandus dans la nature. Sa combinaison arsenicale , connue sous le nom de kupfernickel^ est le minerai de nickel, qui se rencontre plus fréquemment. On trouve le nickel rarement combiné avec le soufre, ou à l'état d'arséniate niccolique. En Suède , il se rencontre près de Klefva, dans le diocèse AIsluda, en Smaland , dans une couche puissante de pyrite magnétique, avec laquelle il est combiné à l'état de sulfure
IVIGKBL. ^ 6a £
niccolique ; le nickel j existe dans la proportion d'environ 3 p6ur cent. En outre, ce métal ne manque presque jamais dans les pierres météoriques. Sa combinaison la plus ordinaire avec Tarsenie a la couleur du cuivre métallique ; et comme les mineurs allemands, qui les premiers la découvrirent, essayèrent vainement d en extraire du cuivre, ils lui donnèrent le nom de kupfernickei (cuivre nickel). Le célèbre minéralogiste suédois Cronsteik décourrit^ en lySi , que ce minéral contenait un métal particulier, quil appela nickel; découverte que Bergman confirma plus tard par des expériences nombreuses, et faites avec beaucoup de soin.
Ce n'est que dans ces derniers temps qu on a commencé à ex* ploiter ce métal en grand. Mais son extraction est l'objet d'une fabrique chimique plutôt que de la méuHurgie.
On a pour cela un grand nombre de procédés , dont la plupart ne donnent que des résultats fort imparfaits. La purification du nickel se partage en deux opérations principales : Tune, qui consiste à le débarrasser de l'arsenic ; l'autre, qui comprend la séparation des métaux dont les oxydes jouent le rôle de bases, et parmi lesquels le cobalt, qui accompagne constamment le nickel, est le plus difficile à séparer.
Pour extraire le nickel, on prend, tantôt du nickel arsenical, qui provient principalement de Schneeberg en Saxe et de Riecheisdorf en Hesse, tantôt un produit d'usine qu'on obtient dans les fabriques de bleu , le cobalt speiss^ composé d'arsenic et de nickel, et contenant, comme le kupfernickel, d'autres métaux en mélange. On réduit le minerai de nickel en poudre, et on le grille, d'abord seul, puis avec du charbon en poudre; on répète ce traitement en mêlant la mine à chaque grillage avec une nouvelle quantité de charbon en poudre, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs arsenicales par l'effet de la chaleur. Plus le grillage est complet, moins il reste d'arsenic. Pour enlever ce dernier métal, il existe plusieurs méthodes; je vais les indiquer toutes, parce que l'une convient dans un cas , l'autre dans un autre cas.
x^ On dissout le mélange grillé dans .de l'acide chlorhydrique concentré, on filtre la liqueur, on l'évaporé à siccité, et l'on chauffe la masse presque jusqu'au rouge. L'arsenic, que le minerai grillé retenait encore, est converti, par ce moyen, en acide arsénique, et se dissout; mais, en chassant l'excès d'acide chlorhydrique, les arséniates métalliques deviennent insolubles dans l'eau.
6ftd vieMMLé
qui dissout, par eonséqiMnt; du chlanira de niokel e^aapft d'ir^ senic. Si le minerai contient beaucoup de fer, la portion non dis» soute est de l'arséniate ferriqua , et la dissolution renferme du fart Si, au contraire, la raine contient assex peu de fer pour qu'il n'y en ait point dans la dissolution de chlorure de oiekel, le résidu insoluble retient du niokel, et en quantité d'autant plus grands que le grillage a laissé plus d arsenic.
%° On n|éle le minerai grillé , dans un creuset ^ avec de Tacidf sulforique concentré, et on eipose le mélangea une douce ekar leur» qui ne doit pas s*élever jusqu'au rouge, de sorte que Teiflci d'acide sulfurique puisse se volatiliser ; on diuout le suliate dsns Teau, oq ajoute du sulfate potassique à la dissolution, et on l'a* vapore jusqu'au point de eristallisation. On obtient ainsi un sol* fate dquble potassique et niecolique, qui, d'après las essais de Proust et de Riebtep^ ne renferme point d'arsenic. Pour éviter le grillage, qui exige beaucoup de temps, Tharnseii a proposé de dissoudre le minerai de nickel dans un mélange d'acide sulfunqoe et d'acide nitrique j une partie de l'arsenic cristallise, pendant le refroidissement de la liqueur, à l'état d'acide arsénieux. On ajoute du sulfate potassique à la liqueur, et on la fait crislalliser, pour obtenir le sel double déjà cité^ mais il ae £iut pas eonsidérer ce sel comme exempt des oxydes métalliques contenus dans le ni* nerai de nickel ; ces oxydas produisent avec le sulfata potassique des sels doubles , ayant la même forme et la marne compositioB q^e le sel niccolique, dans 1^ cristaux duquel ils eotrant à lettt de simple mélange.
3^ On dissout le minerai grillé dans Taeide chlorhydrîquç ^ aa ajoute du nitrau ferrique à la dissolution, puis on la sature psr Tammoniaque caustique , qu'on y verse par petites portions. On obtient d'abord un précipité blanc, puis un précipité brun rougeâtre. Le premier est de l'arséniate ferrique, le second de l'oxyde £errique, pu du moins du sousarséniate ferrique. Si, aa lieu ^nn précipité rouge , c'est un préeîpité vert qui succède a« blanc, il 1^ précipite de 1 arséniate niccolique , et alors il fout verser plus de nitrate ferrique dans la liquevir. Lorsque 1« plus grande partie de l'oxyde ferrique s'est précipitée, on fait bouillir la liqueur pour séparer les dernières portions de fer à l'état de sousnitrata ferrique. Cette méthode a été indiquée, 4aiui a^ pâmes assantialles, par Béotkiêr.
4^ Le mimmi «lyaiit été grille et fortement calci^«, a^ le diij- IQut dans lecide nitrique , et on neutr»Ii#e In 4i$soli|tion par un alcali, ju«qua ce qu'on voif paraître un pr^4pil^t Op y yer^f alor9, goutte i goutte, une dissolution dacéiate plopibique, ju$* qu à ce qu'il ne se forme plu9 de précipita; eelui-ci copmte en un mélange de souaar^éniate plombique et daraeniatf ferrique, et la liqueur eat rendue acide par de laeide aeétjquei qui ne peut pa^ retenir en dissolution ces deui^ sels, Qu fait ensuite pas^r uii cptirant de gas sulfide hydrique à travers la liqueur, pçur précipiter Texcès d'oxyde plombique. k cet égard , il faut reinarqu^r qu'on ne peut point employer le nitrate plombique k la place de l'acétate; car la liqueur renfermerait de l'acide pitnque Ubr^, qui retiendrait une partie de l'acide arsénique en dissolution,
5^ On pulvérise grossièrement le minerai non grillé, et QU t'introduit dans un petit appareil distillatoire , à travers lequel on fait paaser lentement un courant de chlore ga^eui^« Su chauffant très- €iaucement la poudre , il se forme des chlorures d'arsenic et de soufre , si toutefois le minerai renferme du spufre ^% 4e l'arsenic. Ces deux chlorures distillent, tandi« qu'il r^ste dans la cornue des chlorures de nickel, de fer, d(S cobalt, etc., ««empVi d'arsenic et «olubles daus l'eau. Cette méthode QSt préférable à tOVte autre dans les expériences analytiques, qui exigent h^ucoup de précision.
6° Mais une autre méthode plus sûre (encore, moins dispmdieuse et d'une exécution plus facile, a été trouvée par ^e^A(#^. Le rainerai non grillé est réduit en poudre fine, et mêlé avec troîs parties de potasse et autant de soufre ; on $bavffe ce mélange dans un creuset de Hessç couvert, d'abord doucement, pour que la masse ne passe pas parrdessus les bords du creuset,- puis jusqu'au rouge, afin de la faire entrer en fusion. Quand elle est re* froidie, on la concasse, et on la jette dans Teau, qui dissout le aulfure de potassium avec la totalité de larsenie « e| laisse une poudre cristalline, douée de l'éclat métallique ; c'est du sulfure de nickel entièreoient exempt d'arsenic» I^a liquaur ayant été décantée, on lave le résidu à plusieurs reprises avec de l'eau, et d« préférence avec de Teau chaude, jusqu'à ce que celle*oi n'e^er^c plus de réaction hépatique. Pour exécuter c< lavage, il p'e^t pgs oéoÉSsaife de mettre la poudva sur un filM*«, parce qnélait pesaato, aUq ae dépose irèarpramptamiBUti pu p^tt 4ssèe 1^