‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 4)Chapitre 21 sur 91 · CA PR A« ATE BABYTIQUE · texte numérisé non relu

CA PR A« ATE BABYTIQUE

quide oléagineux de 0,9103 poids spécifique, et exhale en même temps une odeur de boue et de sueur. A l'air, il se prend à + i5" en une niasse cristalline aciculaire. Dans un flacon fermé, on peut le refroidir jusqu'à 4- ii°,5 sans qu'il cristallise; mais dès qu'on ouvre le flacon, il cristallise sur-le-champ. Il bout au-dessus de + 100°; et se vaporise sans décomposition. On ne peut pas le distiller au bain-marie ; il ne passe qu un peu d*humidité. 100 parties d'eau en dissolvent à peine i partie à + 21°; mais il est mis* cible en toutes proportions avec l'alcool.

Suivant Lerch^ ces acides se ressemblent beaucoup à Pétat anhydre. Au-dessus de + 10°, ils ont la consistance du beurre, et au-dessous de + 10° ils cristallisent en fines aiguilles. Ils ont une saveur fortement acide, une odeur de sueur, et se dissolvent difficilement dans l'eau.

11 manque encore des recherches spéciales sur chacun de ces acides.

Selon l'analyse que Lerck a faite des sels barytique et argentique, l'acide'capranique se compose de :

Atomes. Centièmes.

Carbone 16 7i,i56

Hydrogène 3o ii,o83

Oxygène 3 i'j^'jßi

Poids atomique : 1689,12. Formule : C'^'H^^O'z^Cpra. L'acide libre est II -f- C[)ra ; il a pour poids atomique 1801,6, et renferme 6,234 pour cent d'eau. Fehling trouva la densité de sa vapeur = 5,3 1. En la calculant d'après une condensation de Ss volumes en 4 volumes , on aurait 4>977'

Les capranates à base alcaline sont très-solubles , tandis que ceux à bases terreuses et métalliques sont extrêmement peu solubles ou tout à fait insolubles. Les acides plus forts séparent Facide capranique sous forme d'une huile épaisse qui surnage la liqueur. On n'a encore étudié que deux capranates.

Caprajiate barytique y Ba Cpra. Dans une solution saturée à la température de l'ébuUition , il cristallise en fines écailles, qui ont un éclat graisseux. Par l'évaporation spontanée dans un vase plat, il cristallise en grains de la grosseur çt de la forme d'un grain de

ACIDE PELARGONIQÜE. SqS

chènevis. Par 1 evaporation spontanée dans un vase haut et étroit (dans lequel, au bout de huit mois, la solution était réduite au quart de son volume), ßedtenbacker Vohûnt en mamelons de cristaux prismatiques, longs d'un quart de pouce, très-durs, et d*un éclat talqueux. Le capranate barytique est inaltérable à l'air et anhydre.

Capranate argentiqucy Ag Cpra. Il forme un précipité blanc, peu ou point soluble dans l'eau.

D'après Lerch^ qui a fait l'analyse du sel barytique, Xctcideca" prinique se compose de :

Atomes. Centièmes.

Carbone • 20 78,664

Hydrogène 38 11,626

Oxygène 3 ^A^'Ji^

Poids atomique : 2089,52. Formule : C**^ H** 0^ = Cpri. L'acide

libre est H + Cpri ; il a pour poids atomique ai52,o, et renferme 5,227 pour cent d'eau.

Il est très-possible que la majeure partie des acides volatils, provenant de la destruction de l'acide oléique par l'acide nitrique, renferment le même acide copule avec différents carbures hydriques. Des recherches ultérieures et l'action des corps halogènes permettront peut-être d'asseoir à cet égard un jugement.

Les caprinates ressemblent par leurs propriétés aux capranates. On n'en a encore étudié qu'un seul.

Caprinate barytique , Ba Cpri. Tant par un refroidissement brusque que par l'évaporation spontanée , il cristallise en aiguilles ou écailles brillantes. Il diffère en cela du capranate barytique , qui cristallise , par l'évaporation spontanée , en grains , souvent très-gros. Ce sel est anhydre et inaltérable à l'air, même en dissolution.

ACIDB PBLARGONIQUE.

Cet acide fut découvert par Pless , qui le trouva dans le géranium rose {pelargonium roseum)\ de là son nom. On distille la plante avec de l'eau; le liquide qui passe est surnagé d'une huile,

894 ACIDE P^LARGONIQUE.

qui est un mélange d'acide avec une huile volatile neutre. On le sature avec de Thydrate fcarytîque, et on le fait bouillir dans un vase distillatoire , jusqu à ce que l'huile volatile ait passé. On dessèche le sel barytique, et on le traite par l'alcool bouillant, qui dissout d'abord le pélargonate barytique j après Tevaporation , on sépare Tacide pélargonique, soit comme les acides précédents , soit par la distillation avec l'acide phosphorique.

Nous ne savons pas grand'chose de cet acide. A la température ordinaire, il a l'aspect d'une matière graisseuse, qui devient cristalline par le refroidissement. Il est peu soluble dans l'eau, et trèssoluble dans lalcool et l'éther.

D'après l'analyse que Pless a faite du sel argen tique , et que Redtenbacher a confirmée par l'analyse du sel barytique, Tacidc pclargonique se compose de :

Atomes. Genlièmes.

Hydrogène 34 i i,38o

Oxygène . . .' 3 16,092

Poids atomique : 1 864,32. Formule : D» H^ O^ = Pg.

Dans ses recherches sur les acides volatils résultant de l'acide oléique, Redtenbacher obtint \e pélargonate baîjtique à côté du caprinate. Ce pélargonate cristallise en lamelles, semblables à celles de la Cholesterine ; il se dépose en plusieurs cristallisations successives avant le caprinate barytique, de manière que sa solubilité est intermédiaire entre celle du caprinate et du capranate barytiques. Il est anhydre, et très-peu soluble dans Veau et dans l'alcool. — Le pélargonate argen tique se dépose sous forme d'une niasse blanche caséeuse, peu soluble dans l'eau.

En comparant la composition de cet acide et la propriété du pélargonate barytique de cristalliser entre le caprinate et le capranate barytiques, on peut se demander si lacide pélargonique n'est pas aux acides caprinique et capranique ce que l'acide vaccique est aux acides butyrique et caproniqr.i\ En additionnant ï atome d'acide capranique à i atome d'acide caprinique, on a C36 j£« 0% dont la moitié, C* H'* O^ est = i atome d'acide pélargonique. Peut-être dans certaines circonstances ces acides s'unissent-ils de manière à former un acide double, qui ne se par-

ACIDE LINOLIQÜE. 3g5

tage ensuite que sous une influence déterminée. Cette question mérite d'être prise en considération dans les recherches qu'on pourrait faire uUérieu renient sur Tacide pélargonîque.

Après ce long exposé des transformations de l'acide oléique , nous revenons à la description des acides gras contenus dans les huiles et les matières grasses.

Acide linolique [acidum linolicum) (i).

On avait cru longtemps que toutes les huiles grasses , liquides à la température ordinaire , renferment le même acide oléique en combinaison avec l'oxyde lipylique. Peloiizc et Boudet démontrèrent les premiers que l'acide oléique des huiles siccatives n'est pas le même que celui des huiles non siccatives; mais ils n'en indiquèrent pas autrement la différence. Avant les recherches de Gottlieb sur l'acide oléique pur, Sacc analysa l'acide linolique; mais ses résultats analytiques ne portèrent que sur un produit im« pur; savoir, un mélange d'acide linolique pur et d'acide linolique altéré; de même qu'avant Gottlieb on avait analysé un acide oléique impur.

On saponifie t'huile de lin par la potasse caustique , ce qui s'opère très-fiicilement; on sépare le savon de la solution glycérique et de l'excès d'alcali par le sel marin. A cet effet, ou le dissout dans Teau, et on le précipite une couple de fois par le sel marin ; puis on le redissout dans l'eau, et on sépare l'acide linolique par Tacide chlorhydrique, ajouté en faible excès. L'acide linolique vient nager à la surface de la liqueur sous forme d'une huile jaune. On le décante, et oii le refroidit au-dessous de o** : une petite portion d'acide margarique cristallise' en aiguilles. On le filtre ensuite , à la même température, à travers un papier à filtre. Mais par toutes ces opérations l'acide linolique a été considérablement altéré.

Sacc espérait l'obtenir moins altéré en saponifiant l'huile de lin par de l'oxyde plombique et un peu d'eau , ce qui s'opère très-facilement à une douce chaleur. On obtient la glycérine en dissolution dans l'eau , et un composé plombique gris clair, un

(i) Voyez: Sur la constitution de l* /utile (fe lin et ses produits d'oxydation, par Sacc. (Annales de Liebig, t LI, p. ai 3.)

{Note du traducteur,)

396 AGIDE LINOLIQUE.

peu graisseux. Après le lavage et la dessiccation, on traite ce composé par l'ëther, qui dissout le liuolate plombîque en laissant le margarate, et peut-être aussi loxyde plombique uni à de Tacide oléique altéré.

La solution (dans laquelle Tacide du sel plombique a conservé sa tendance à se transformer aux dépens de Tair), on la mêle dans un flacon avec de Teaii exempte d'air et avec une quantité suffisante d acide sulfurique, pour enlever Foxyde plombique ; on bouche le flacon après lavoir bien rempli, et on Tagite jusqu'à ce que tout Toxyde plombique soit extrait par l'acide sulfurique. On retourne ensuite le flacon , et on l'ouvre après l'avoir bouché avec le doigt, de sorte que la liqueur trouble, mais non pas la solution éthérée, puisse s'écouler; on le remplit ensuite entièrement d'acide sulfurique très-^tendu, bouilli et refroidi dans un vase fermé; on le bouche et on l'agite de nouveau, pour séparer les dernières traces d'oxyde plombique. On introduit ensuite la solution éthérée aussi proroptement que possible dans une cornue tubulée , par laquelle on introduit un courant de gaz hydrogène ; c'est dans cette atmosphère qu'on sépare i'éther de l'acide linolique par la distillation. Après la séparation de l'éther, on aspire Facide linolique dans un verre soufflé en boule, qu'on ferme à la lampe.

Cependant ce n'est pas ainsi que fut préparé l'acide linolique que Sacc analysa; il évapora l'éther de dessus le linate plombique dans un vase ouvert, il décomposa le sel plombique par le sulfide hydrique, extraya l'acide en traitant le sulfure plombique par l'éther, et chassa lether par la distillation, sans employer du gaz hydrogène.

Pour ce qui concerne l'acide ainsi obtenu , Sacc nous apprend qu'il est jaune, fluide, inodore, et semblable à l'acide oléique ordinaire. Il le trouva composé de :

Acide anhydre. Acide hydraté.

Atomes. Centièmes. Atomes. Cenlièmes.

Carbone 46 78,008 46 76,076

Hydrogène 76 10,705 78 10,716

Oxygène 5 11,287 6 i3,2io

Poids atomique : 44^9976. Mais cet acide , dont nous venons de communiquer Içs résultats analytiques, n'est évidemment pas

AGIDE ANACARDIQUR. 897

tout à fait pur. Il 7 trouva ^ pour cent de carbone de moins que le calcul n'indique I et, en outre, trop peu d'hydrogène. La proportion d oxygène est certainement trop grande, et le poids atomique, calculé d'après les résultats de combustion, n'a été confirmé par l'analyse d'aucun linolate. L'étude de cet acide reste donc encore à faire.

On n'a pas examiné de linolate.

L'acide linolique a une plus grande tendance que l'acide oléique ordinaire à absorber l'oxygène de l'air en s'altérant; ce n'est pas seulement l'acide libre, mais encore ses sels, qui s'altèrent ainsi. Sacc prépara un savon de soude au moyen de l'huile de lin , et le fit sécher, étendu en couches minces, à demi sèches, pendant trois semaines. En le dissolvant ensuite dans une lessive potassique bouillante, la solution prit une couleur rouge foncé, presque noire. Par une addition de sel marin , il se sépara du margarate sodique, pendant que les produits de décomposition de Pacide linolique restèrent dans la liqueur, comme cela a lieu pour la combinaison sodique de l'acide olanique. Mais après la séparation du niai^arate sodique, Sacc n'essaya pas de précipiter l'acide linolique altéré par l'acide chlorhydrique. Une solution éthérée de linolate plombique étendu sur du bois forma un enduit qui, après sa dessiccation , tomba en écailles.

L'acide linolique ne forme pas avec l'acide nitreux de produit de transformation analogue à l'acide élaïdique.

On ignore si toutes les huiles siccatives renferment ce même acide linolique ou d'autres acides semblables, ou si dans une mékne huile l'acide oléique ordinaire se rencontre avec un acide siccatif.

AciDB ANAGARDiQUB {acidum anacardicum).

Le péricarpe du fruit de Yanacardium occidentale^ plante des Antilles, contient une huile épaisse, brune, remarquable par sa propriété vésicante. Cette huile a été examinée en 1847 P^^ *^^^* delePy qui y découvrit, comme principes essentiels, un acide gras, libre, abondant, et un corps liquide, oléagineux. Il appela le premier actde cmacardique^ et le dernier cardolj qui entre environ pour un dixième dans le mélange. Le cardol est le principe le

39B ACIDE ANACABDIQUt.

plus actif, La couleur rooge brun du mélange est due aux produits d oxydation du cardoK

Pour préparer 1 acide anacardique pur , on dépouille les fruits de leurs noyau^L , et on épuise les enveloppes broyées par Féther, qui s^empare facilement de l'acide et du cardol. On chasse Féther par la distillation , on lave le résidu à diverses reprises avec de Feau chaude , pour enlever en même temps du tannin , et on le dissout dans i5 à 20 fois son poids d'alcool. La solution rougit fortement le papier de tournesol. On y fait digérer de Fhydrate plombique récemment précipité , qui s'einpare de Fadde anacardique en même temps que d'une matière acide , produit de décomposition du cardol, pendant que la liqueur perd sa réaction acide, et renferme du cardol en dissolution. On opère la séparation par le filtre, et on lave le sel plombique avec de Falcool concentré, jusqu'à ce que les gouttes qui passent ne troublent plus Feau. On agite le sel plombique avec de Feau, de manière à former une masse laiteuse, qu'on décompose par du sulfhydrate ammonique; on décante la solution d'anacardate ammonique après que le sulfure plombique s'est déposé. On lave ce dernier à plusieurs reprises dans un peu d'eau, on mêle ensemble les différentes liqueurs, et on les traite par de Facide sulfurique étendu : Facide anacardique se sépare à l'état d'une masse molle, cohérente, qui, au bout de quelque temps, se solidifie par le froid. Après la décantation, on le lave à plusieurs reprises avec de Feau froide, et on le redissout dans Falcool; il reste un mélange de soufre et de sulfure plombique.

La solution médiocrement concentrée et colorée, on la mêle avec de Feau , jusqu'à ce qu'il se manifeste un léger trouble persistant; puis on la chauffe jusqu'à Fébullition , et on y ajoute goutte à goutte du sous-acétate plombique , jusqu'à ce que la matière colorante , en même temps qu'une quantité sensible d'acide anacardique , se soient déposées sous forme de gouttes huileuses de couleur foncée. Au bout d'environ 12 heures, la liqueur est claire et presque incolore ; on la décante, et on épuise le résidu par de l'alcool, qui laisse une matière presque noire. L'extrait alcoolique est coloré en rouge; on le mêle avec de l'eau, et on traite le mélange , comme auparavant , à la température de Fébullition, avec du sous-acélale plombique : il se dépose des goutteleitcs résiniformes, de couleur foncée. Ou mêle la liqqeur

ACIDE A?(ÂX:AnDlQU£. 899

éclaircîe avec la première, et si cela vaut la peine, on traite le résidu comme précédemment.

Pour éloigner les dernières traces de coloration, on fait bouillir la liqueur pendant un court espace de temps avec du carbonate I)arytique récemment précipité^ au bout d'environ 12 beures, il se dépose sur la baryte une coucbe brune, et la solution d'acide anacardique devient parfaitement limpide. — Le carbonate barytique n a pas cette propriété décolorante avant le traitement par le sous<acétate plombique : on peut y faire .bouillir longtemps le mélange d acide anacardique et de cardol, sans que la coloration diminue d'intensité.

La solution limpide d'acide anacardique , on la mêle avec de l'alcool concentré, et on la précipite, à la température de I ebulli* tion , avec une solution alcoolique d acétate plombique neutre. L'addition préalable d'alcool est nécessaire, a6n d'empêcher la précipitation floconneuse du sel plombique , ce qui rendrait le lavage diflicile. On obtient ainsi un précipité blanc , pulvérulent , d'anacardate plombique; on le lave, on le met en suspension dans Talcool, et on le décompose par l'acide sulfurique ou le sutfide hydrique : après la distillation de Talcool et le mélange avec l'eau , l'acide anacardique se sépare sous forme d'une huile , et , après Tévaporation spontanée de toute trace d'alcool, il cristallise à froid. Le produit séparé par le sulfide hydrique cristallise moins facilement que celui obtenu par l'acide sulfurique ; on y remarque, en outre, une odeur particulière, désagréable, qui accompagne même quelques anacardates : c'est pourquoi l'emploi de Tacide sulfurique mérite la préférence.

L'acide anacardique présente l'aspect d'une masse cristalline , qui fond à + 26°, et ne reprend l'état cristallin qu'au bout de quelque temps. Il est inodore, et a une saveur légèrement aromatique, suivie d'un arrière-goût acre. Il supporte une température de + i5o** sans donner naissance à des produits condensables; mais déjà, à 4- loo**, il développe une odeur particulière, sans diminuer notablement de poids. Chauffé au-dessus de -§- 200°, il se décompose en formant un produit huileux, incolore, coulant assez facilement, et qui n'a pas été examiné de plus près. Il brûle avec une flamme claire, fuligineuse, et laisse sur le papier une tache graisseuse. Il est plus pesant que l'eau. Il se dissout facilement dans l'éther et dans l'ai«

400 ANAGARDATE CALCIQUE.

cool; les solutions rougissent fortement la teinture de tournesol.

L'acide anacardique se compose de :

Acide anhydre. Acide hjdraié„

Atomes. Centièmes. Atomes. Centièmes.

Carbone » 44 79? ^^ 44 7S9O4

Hydrogène. • •• 60 8,96 64 9,07

Oxygène 5 1I996 7 15,89

Poids atomique : 4i79j68. Formule : C** H^O* = Ana. L'acide

cristallisé est H* + C** H^ 0% et son poids atomique 4404,64.

Anacardates. L'acide anacardique forme , avec les bases , d^^ sels en partie cristallins, en partie amorphes. Les sels neutres contiennent a atomes de base, et les sels acides i atome de base, en combinaison avec i atome d'eau , comme pour les stéarates.

A nacardate potassique. Le sel neutre^ K* Ana, s'obtient en introduisant l'acide anacardique dans une lessive alcaline médiocrement concentrée, jusqu'à ce qu'il se dissolve sans trouble. En y faisant passer de l'acide carbonique, on change la moitié du sel potassique en carbonate , et le sursel, = K' Ana + ÏP Ana , se sépare en flocons blancs, légers. Pour enlever le carbonate potassique, on évapore la liqueur au-dessus de l'acide sulfurique , et on épuise le résidu par 1 ether, qui dissout lanacardate. C'est une masse blanche, amorphe, attirant promptement Thumidité de l'air, et soluble dans l'eau pure ainsi que dans l'alcool.

Anacardate ammonique. On l'obtient en dissolvant l'acide anacardique dans l'ammoniaque, ce qui produit un liquide épais. Desséché dans le vide, le sel perd de l'ammoniaque, et forme une masse savonneuse, non cristalline, qui donne avec l'eau une liqueur trouble et visqueuse : elle s'éclaircit par l'addition de quelques gouttes d'ammoniaque.

Anacardate calcique^ Ca* Ana + a H. On l'obtient en mêlant une solution alcoolique d'acide anacardique avec une solution alcoolique de chlorure calcique, et précipitant le mélange par l'ammoniaque. C'est un précipité blanc, gélatineux, qui devient grenu dans certaines circonstances.

ÀCiTATE ï>LOMBlQtfe. 4^1

Anacardate barytiquey Ba*Ana. Obtenu par Voie de double décomposition , en traitant le chlorure barjtique par de Tanacardate ammonique, c'est un précipité blanc, qui brunit pendant la dessiccation.

Anacardate Jerrique. En mêlant le chlorure ferrique avec une quantité suffisante d'acide anacardique. Tun et Vautre en solution dans l'alcool , et y ajoutant goutte à goutte de l'ammoniaque, on obtient un dépôt brun, résinoïde, insoluble dans Teau et dans lalcool, mais soluble dans l'éther. Après sa dessiccation, ce dépôt

est très-friable. La composition correspond à la formule Fe* Ana^

+ Fe H' + 6 M. Si, au lieu d'ajouter l'ammoniaque goutte à goutte, on en ajoute tout à coup une quantité suffisante pour neutraliser lacide, on obtient un précipité rpuge brun, qui paraît constituer le sel neutre. Par Taddition d^une plus grande quantité d'ammoniaque, on enlève à ce sel une partie de l'acide, et, en présence d'une certaine quantité d'ammoniaque libre, il parait se former un sel à 4 atomes d'oxjde ferrique.

Anacardate ferreux. Une solution d'anacardate ammonique donne, avec une solution de sulfate ferreux, un précipité blanc, qui brunit bientôt à l'air.

Les anacardates cobaltique et niccolique s'obtiennent par voie de double décomposition, en traitant les chlorures de ces métaux par l'anacardate ammonique. Le premier est un précipité floconneux, violet, et le dernier un précipité blanc.

Anacardate plombique, JPb* Ana. On l'obtient à letat de précipité blanc, lourd, grenu, en traitant une solution bouillante d'acide anacardique par une solution alcoolique d'acétate plombique neutre. Vu sous le microscope, on le trouve composé de globules rayonnes, qui, par le broiement, se réduisent en morceaux réguliers, flabelliformes. On obtient aussi ce sel, mais moins bien cristalUsé, en traitant le sel suivant par l'éther ou par lalcool bouillant.

Anacardate plombique uni a r acétate plombique , Pb Ac + PbAna + H. Ce sel double s'obtient en traitant une solution d'acide anacardique dans de l'alcool faible, par de l'acétate neutre plombique : il forme un dépôt blanc, résinoîde. On le dissout, à une douce chaleur, dans de l'alcool concentré, contenant de Ta«»

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