‹ Traité de chimie minerale, végétale et animale (volume 4)Chapitre 35 sur 91 · IIS · texte numérisé non relu

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Olea kuropaea L

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Myagrum sativum L. . .

Cucitfbita pepo L.. . . .

Reseda luteola L

AmygdalüA commanis

53,1 Gr.

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S'éteigne de mil

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PmtiUs (iomestica L. . .

OleaEuropiBa L

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Corylufl avellana L. . .

Amygdalus communis

Beliantbus annuus L..

Fagus sylvatica L

Pinus picea j Doroi. . .

Brassica pr.Tcaz DC. .

Pinus sylvestris L

Ricinus communis L. .

Cannabis àatira L

Juglans regia L,, ....

Reseda luteola L... .

Brassica tiapns ol. DC.

68 Gr.

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Corylus avellanaL.. . .

Eronymns Rnropcus L.

Cannabis sativa L

k>runos dömestica L.. .

Fagus syUatica

Pinus picea, Duroi. . . .

Çinapis alba 1^

Atropa bella-donna L.

Brnssict npA L^

Brassica câmpestris oi.

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Cttcarbitn PepoL....

Raphanus sativus L . . .

Brassica câmpestris ul.

DÇ

Pinus sylvestris h.,,,, Le|)idium satirum L.. .

Linnm usitatistiimbm L.

Juglans regia L

Ridnus commuaU L.. .

Brassica napus ol. DC.

Lepidium sativnm L. « Brassica Mapus ol. DC.

Linum usitatissimumL.

Atropa bella-donna L.

Vitis vinifera L

Myagrnm sativnm L. . Nicotiana tabacum L. .

Brassica râpa L

Papaver somniferum . .

Bra>sica napobrassica

Mill

Hapbanua aatirus L, . .

Papaver somniferum L.

Brassica napobra&sica

Mül

Yitis Tinifera L

Ificotitna ubacom L.

Brassica praecox DC. .

Brassica napus ol. t)C.

Sioapis alba L

Siuapis nigra L

Hesperis matronalis L.

Sinapia nigra L

Hesperis matronalis L.

(i) Purifiée par racid (a) Non purifiée.

le Bulfuriq

ue.

5oO HUILES SOLIDES. GRAISSE yÊGiTkLE.

a HUILES SOLIDES. GRAISSE VÉGÉTALE.

Ces huiles renferment une quantité prépondérante de stéarine, formée par un acide stéarique particulier. Il est probable aussi que l'élaïne qu'elles contiennent n'est pas toujours de loléine ou de l'oléate lipylique. Mais on a fait peu d'expériences sur la nature de ces espèces d elaïnes.

Beurre de cacao. On l'extrait des semences du theobroma cacao^ soit par expression à chaud, soit par lebullition avec de l'eau. Le premier mode d'extraction est préférable au second. L'huile de cacao est jaun&tre, mais en la faisant fondre et l'agitant dans l'eau chaude, on parvient à lavoir presque incolore. Elle a la même odeur que les semences, une saveur de chocolat douce et agréable, et la consistance du suif. Son poids spécifique est de 0,91 ; elle fond, selon Braconnot^ à + 5o^. Fondue, elle se solidifie à + ^3% en même temps que la température s'élève à !23%5. Sa stéarine est du stéarate lipylique, et son élaïne, de l'oléate lipylique. Peut* être renferme-t-elle aussi un peu de margarine.

L'huile de cacao se distingue par sa stabilité^ on en a conservé pendant 17 ans, sans qu'elle soit devenue rance. Aussi s'en serton en pharmacie pour préparer des onguents qui ne doivent pas devenir rances.

Huile de palmier {1). Elle s'extrait, d'après les uns, du fruit du cocos butjrracea; d'après les autres, du fruit de Yaçoîra elais. Elle est butyreuse et d'un jaune orangé; elle répand une odeur de violettes. A l'état frais, elle fond, d'après Pelouze et Baudet ^ à + a^"" \ mais, conservée plus longtemps, elle fond à une température de plus en plus élevée , tandis que sa couleur pâlit en pro* portion. Elle éprouve aussi une altération : l'oxyde lipylique se change en glycérine, pendant que les acides palmistéarique et oléique deviennent libres. Lorsque le point de fusion est arrivé à + 3i% la moitié environ de l'huile se trouve ainsi altérée; et si elle fond à +* 36% c'est un indice qu'elle est décomposée aux quatre cinquièmes. L'eau dans laquelle on fait fondre cette huile

(i) Toyez : Notice sur thuiie de palmier, par Henry. (Journal de pbannacie» t Y, p. 941.) {Note du traducteur,)

B£UAR£ DE COCOS. 5oi

de palme dissout lu glycérine libre, et les carbonates alcalins s'emparent des acides gras. Quand on fait fondre Thuile fraîche dans Teau, il se précipite une matière colorante verdàtre, qui n'était pas dissoute dans Thuile.

Elle est peu soluble dans lalcool anhydre, qu'elle colore en jaune; la dissolution dans Téther est orange. On s'en sert pour faire du savon, parce qu'elle est assez bon marché, et qu'elle fournit un savon dur. Toutefois ce savon est jaune, ce qui en diminue le prix. C'est pourquoi on a cherché à blanchir l'huile de palmier avant la saponification. Zier indique qu'on peut la purifier par l'acide sulfurique concentré, d'après le même principe que Tbuile de navette. On peut encore décolorer l'huile de palmier par une chaleur modérée au contact de l'air; mais il est nécessaire, dans ce cas, de ne pas dépasser un certain degré de température. Zier laisse couler lentement l'huile sur une plaque de fer chauffée et légèrement inclinée ; parce moyen, elle absorbe l'oxygène de l'air, et devient limpide et incolore. Elle supporte une température assez élevée, et jette une vapeur douée d'une odeur acide, et contenant une petite quantité d'une huile volatile. Michaelis mêle l'huile de palmier fondue avec -^ de suroxyde manganique broyé fin, et, après l'y avoir laissée séjourner pendant lo minutes en* viron, il y ajoute une quantité d'eau bouillante égale à la moitié du poids de l'huile ; ensuite il fait bouillir la masse, il la mêle soigneusement avec ^ du poids de l'huile d'acide sulfurique concentré, et, après avoir agité le tout pendant quelque temps et avec précaution, il l'abandonne au refroidissement. L'huile refroidie est verdâtre, mais elle perd bientôt cette couleur à la lumière du soleil.

Beurre de cocos. On l'obtient en faisant bouillir avec de l'eau les amandes écrasées des noix de cocos : la matière grasse vient nager à la surface du liquide. Le beurre de cocos , après son refroidissement, est incolore, compacte, fusible à + 20**; fondu, il ne se solidifie qu'à + 18°. Il se compose, en grande partie, de cocostéarate lipylique , et d'une petite quantité d'oléate. Il rancit facilement. Il fournit un excellent savon de toilette, et on en fait depuis quelque temps un grand usage.

Le suif de pinej s'obtient en faisant bouillir avec de Teau le fruit du i>ateria indica^ qui croît dans le Malabar. Il est blanc, gras au toucher, d'une odeur agréable ; il est difficile d^ le cou-

5oa HUILE ou BEUBRC DE WOIX NUSCADE,

per avec du fil métallique fin. Il fond de + 35° à 36*. Son poids spécifique est de 0,926 à + i5% et de 0,8965 à -f- 35'. L'alcool de 0,8a en extrait 0,02 d elaîne douée dune odeur agréable; plus, une matière colorante jaune.

Huile ou beurre de noix muscade. Cette huile ressemble k du suif y et s'extrait des noix du myristica oj^cinalis. C'est en Hollande qu'on la prépare ordinairement , et qu'on la verse dans le commerce sous forme de gâteaux quadrilatères aplatis. Elle consiste en un mélange d'une huile incolore , semblable au suif, d'une huile grasse, butyreuse, jaune, et d'une huile volatile , odoriférante. 16 onces de beurre de noix muscade sont composées, d'après Schrader^ de 7 onces d'huile semblable au suif, de 8 ^ onces d'huile jaune , butyreuse , et de | d'once d'huile volatile. Ce beurre est décomposé par Falcool et l'éther froid , qui dissolvent ces deux dernières huiles, et laissent le suif, qui conserve néanmoins l'odeur de muscade. Pour séparer l'huile volatile de l'huile jaune qui reste après l'évaporation de l'alcool^ on mêle cette dernière avec de l'eau , et on fait distiller l'huile volatile. Par rébuUition avec 4 fois son poids d'alcool ou d'éther, le beurre de noix muscade se dissout complètement , et pendant le refroidissement le suif se dépose. Si Ton évapore la solution alcoolique d'où s'est déposé le myristéarate lipylique, et qu'on soumette à la distillation rhuile restante, qui renferme une graisse rouge, molle, et une huile volatile, on obtient, suivant Playfair^ d'abord l'huile volatile, puis un corps gras solide, qui est de la paraffine. Il reste dans la cornue un produit noir, qui se dissout dans l'hydrate potassique. Dans cette solution , l'acide chlorhydrique sépare une huile noire , qui se prend , par le refroidissement , en une masse humoide. Si on la dissout dans l'alcool hydraté, il se dépose, par révaporation spontanée, d'abord un acide gras noir, puis un acide blanc , beaucoup plus soluble dans l'alcool. L'un et l'autre sont incristallisables. L'acide noir ne perd pas sa couleur en le dissolvant dans l'alcool, et traitant la solution par le charbon animal. Ces deux acides se combinent avec les bases pour former des sels amorphes, qui n'ont pas été examinés. Ces faits, qui rappellent la distillation de Thuile de ricin , montrent que l'huile colorée du beurre de muscade ne contient pas d'oléate lipylique , et qu'elle mériterait des recherches plus détaillées. Le beurre de muscade n'est employé qu'en médecine, et presque toujours à l'extérieur.

BVILB RouaB. 5o3

Ott rimktt tvèft-souv6nt en faisant digérer de la graisse animale fon-» due arec des noix muscades en poudre, colorant la graisse ayeo un peu de rooou et Texprimant. Mais cette firaude est facile à dé^ couvrir; car un pareil mélange ne se dissout pas dans 4 f^i^ <on poids d*alcool bouillant.

Les noi|^ muscades sont entourées d*un tissu particulier ou arille, appelé mach. Ge tissu renferme, outt« une huile essentielle que Ton peut en extraire par la distillation avec Teau, deux huiles grasses particulièrement très-remarquables, dont l'une peut être extraite par l'alcool. En évaporant la dissolution , l'huile reste ; elle est rouge. L'autre huile, insoluble dans l'alcool, peut être extraite par lether, ou bien exprimée) elle est jaune. Ces deux huiles ont une odeur de muscade, qui ne disparaît pas totalement par la distillation.

Uhuile roug€ est soluble en toutes proportions dans Téther et dans l'alcool; X huile jaune., au contraire, ne l'est que dans l'éther; Talcool même bouillant ne la dissout pas. Ces deux huiles se trou«vent à peu près dans la même proportion dans le macis. Si on les saponifie avec de la potasse caustique, il s'en sépare, d après Bollartf une huile non saponifiable , qui vient nager à la surface du savon.

Ces expériences de Bollart furent faites à une époque où la théorie sur la composition des huiles était encore à son berceau. On ne comprenait pas alors quelle importance il y aurait à étudier de plus près les produits de la saponification. Aussi ne fiton pas de recherches sur les acides gras pris par la potasse ; on ne s'occupa que de la matière cristalline qui s'était substituée à la glycérine, et qui était probablement le produit d'une base particulière , semblable à celle qui se forme pendant la saponification du blanc de baleine et de la cire. Il y aurait donc un grand intérêt à reprendre ces recherches au point de vue de la science actuelle. Le corps gras séparé est plus léger que l'eau ; après le refroidissement il est incolore, cristallin , très-fusible, insipide et inodore. A une température de + 3i6% il distille sans s'altérer beaucoup. L'alcool bouillant le dissout, et parle refroidissement de la liqueur il se précipite. L'éther le dissout facilement. L'acide nitrique le colore en jaune, avec dégagement de gaz oxyde nitrique; après quoi il se saponifie facilement. Tout cela s'accorde avec ee que nous apprendrons relativement aux produits de transformations des

5o4 GRAISSE OU CIEE BE MYRICA.

bases contenues dans le blanc de baleine et dans la cire ; et Ton peut prévoir que les huiles grasses de inacis renferment une base particulière , et qu'elles n appartiennent pas conséquemnient aux combinaisons .d*oxyde lipylique. Nous pourrions appeler ma^ eine le corps proyenant de la saponification de ces huiles grasses , et réserver à la base hypothétique le nom iüoxyde maeylique. Ces huiles donnent environ la moitié de leur poids de macine.

Cire d'ocuba ou de bicuiba. On trouve sous ce nom , dans la Guyane firançaise, une matière grasse cireuse, extraite des fruits de diverses espèces de myristica^ telles que m, ocuba^ m. bicuh^ba^ m. sebifera et m. officinalis. Cette matière est jaune, clair, fusible à + 36",5, et composée, d après Lesvjy de 74,1 à 74)4 ^^ carbone, XI, I à 11,3 d'hydrogène, et i4|5 à i4|6 d*oxygène. On n'a pas * essayé de la saponifier.

Hhuile de laurier s'extrait par expression des baies fraîches du laurier (fruits du laurus nobilis). Cette huile est verte, d'une consistance butyreuse et légèrement grenue. Elle contient en mélange une huile volatile qui lui donne une odeur particulière, désagréable. Elle entre en fusion à la chaleur de la main. L alcool en extrait l'huile volatile et la couleur verte, et laisse une huile incolore semblable au suif; c'est du laurostéarate lipylique. L'huile de laurier n'est employée qu'en médecine, à l'extérieur; on l'imite quelquefois en faisant fondre de la graisse animale, ordinairement du beurre, avec des baies d« laurier , en y ajoutant une certaine quantité d'une autre graisse colorée en vert par la fusion avec des feuilles de sabine , et mêlée avec un peu d'huile volatile de meliisa calcunintha. On reconnaît cette fraude en ce que l'huile imitée n'est pas grenue, et en ce que son poids est peu diminué par un traitement avec 5 i 6 fois son poids d'alcool froid.

Graisse ou cire de myrica. On l'obtient par l'expression du myricaceriferay et peut-être de quelques autres espèces du même genre. La cire de myrica est d'abord verdàtre, à cause de la chlorophylle qu'elle tient en dissolution; mais en la faisant bouillir dans leau, elle se décolore en partie, et par l'exposition au soleil elle blanchit tout à fait. A froid elle est si dure , qu on peut la réduire en poudre; suivant Chevreul, elle entre en nision à-f- 49** j et son poids spécifique est de i,oi5. Elle renferme des traces d'une huile volatile, qui lui communique une odeur de girofle. Par la distillation sèche, elle^donne des huiles volatiles acrolifères , et un

SAVons. 5oS.

acide gras qui passe, et d'où Ton peut, à Taide de Teau bouillante , extraire de l'acide pyroléique. Par Talcool froid on retire l'oléine de la cire de myrica. L alcool bouillant la dissout en petite quantité, et la solution dépose, par le refroidissement, de la stéarine. L'alcool froid n'en dissout qu'une petite quantité ; mais il ne faut que 4 grains d'alcool bouillant pour la dissoudre : par le refroidissement, il se dépose de la stéarine en paillettes inco* lores, tandis que la solution d*oléine reste colorée en vert par de la cire de myrica blanchie. La cire de myrica est facile à saponifier. CAeçreul y signale la présence des acides stéarique, margarique et oléique; mais les deux acides gras solides mériteraient de nouvelles recherches. Lewy en a séparé la stéarine, et l'a trouvée composée de 74}23 pour cent de carbone, i2,o3 hydrogène, et i3,70 oxygène. Ce résultat direct , qui se rapproche beaucoup de la cocostéarine, donne trop peu de carbone pour le stéarate ou margarate lipylique.

Savons (i).

Nous désignons par ce nom les combinaisons des huiles grasses avec la potasse et la soude, que l'on emploie généralement dans le blanchissage. Il en existe de deux sortes , savoir, du savon dur et du savon gras, qui, à la température ordinaire , est mou et butyreux. Le savon le plus mou serait celui qui ne contiendrait que de l'oléate potassique , et le plus dur, celui qui serait formé de stéarate sodique seulement. La potasse donne en général des combinaisons plus molles que la soude, et les huiles siccatives four* nissent du savon plus mou que celles qui se figent facilement.

En général , le savon qu'on rencontre dans le commerce appartient a une des deux espèces suivantes, savoir, à l'espèce des sa« ▼ons verts ou mous, ou à celle des savons blancs et durs.

I. Le saison a^ert est ainsi appelé pour le distinguer du savon noir, que Ion prépare avec de Talcali et des déchets de matières grasses animales. On prépare le savon vert en saponifiant l'huile

(i) Voyez : Reclierches chimiques sur plusieurs corps gras, et particulièrement sur leurs combinaisons avec les alcalis, ( Annales de chimie, I. XXXVUI , p. aaô, t. XCIY, p. 80, xi3, aa5, t. XGY, p. 5. Nouvelle »érie, t.U, p. 359, (. VII, i55,a75.)

{Note du traducteur,)

"5o6 sAvoirs.

de chènevis et le suif par la potasse caustique. L'hufle de chêne* TÎs contient j comme toutes les huiles siccatives y peu de stéarine, et donne , par conséquent , principatemant de Toléate potassique ; c'est pour cela qu'on y ajoute du suif, qui ftmrnit surtout du mar« garate et du stéarate potassiques. Pour la saponification en grand, on causlifie l'alcali en éteignant de la chaux dans Teau, mêlant Thydrate ainsi obtenu avec de la potasse ordinaire, mais sans y ajouter de Teau, et conservant le mélange pendant trois semaines dans un endroit sec. Pendant ce temps, Talcali devient caustique; on introduit la masse dans de grandes cuves, dont le fond est garni de paille et muni d'un robinet; on verse dessus de Veau , et on soutire celle-ci à l'état de lessive caustique concentrée. En versant une nouvelle quantité d'eau sur le résidu , on obtient une lessive moins forte; une partie des sels étrangers reste avec la chaux. Si, au lieu d'opérer comme nous venons de le dire, on dissout la potasse dans l'eau, et qu'on la caustifie par rébullition avec de la chaux, opération difficile à exécuter en grand , tous les sels solubles contenus dans le carbonate alcalin entrent dans le savon et s'y déposent. Il faudrait donc les faire cristalliser avant de caustifier la lessive. En Allemagne, le lessive ae prépare ordinairement avec de bonnes cendres de bois; on en fait un tas dans lequel on ménage une cavité pour y éteindre la chauiL , après quoi on mêle bien le tout. On introduit ce mélange dans une espèce d'appareil à filtrer, où on le tasse légèrement; ensuite on verse dessfis 4e l'eau , et on soutirfî la lessive au bout de quelques heures. L'huile et le suif sont d*abord bouillis avec une lessive un peu faible , à laquelle on ajoute ensuite de la lessive plus forte pour achever l^, ' saturation. La force alcaline de la lessive est connue par soi) degré de densité. On fait ensuite bouillir le savon jusqu'à ce qu'il aif la consistance nécessaire. Quelquefois on y ajoute de l'indigo broyé avec de la potasse caustique , pour faire tourner au vert la couleur brune jaunâtre du savon. Cette ^iddition n^; se fait que pour con*tenter les acheteiurs, car elle n'itiflue en aucune manière ^ur le« qualités du savon. Au bout de quelques semaines, il se dépose dans le savon une foule de grains blancs plus ou moins grands, qui sont une espèce de cristallisation impar&ite de stéarate fX de margarate potassiques. On regarde cette matière grenue comme une preuve de la bonté du savon, et on Timite ordinairement en ajoutant au savon de ramidon. Ia formation de ces grains dépend

SÂVotri. 5o7

entièrement de ta banne qualité et delà quanthë du itiif employé. Quand on en emploie trop, le savon devient dur en hiver; avec trop peu de suif, il devient muciiagineux , se réduit, pendant Tu« sage, en grumeaux qui sont souvent perdus, parce qu'ils se dis** solvent lentement ; en sorte qn*il faut une plus grande quantité d'un pareil savon , que d'un savon de bonne qualité.

Outre ses principes constituants essentiels , le savon vert contient la glycérine produite par la saponification , tous les sels provenant de la potasse qui ont été dissous pendant le lessivage de la masse alcaline, une certaine quantité de carbonate potassique qui a échappé à la caustification , ou sVst formée au contact de Tair; enfin, on y trouve ordinairement un léger excès d'alcali. Le savon mou se dissout facilement dans Teau; la dissolution mousse fortement quand on l'agite, en sorte qu'on peut s'en servir pour faire des bulles de savon quand elle est assez concentrée. Ce sa'» von ne se dissout pas dans une lessive de potasse concentrée Jusr qu'à un certain point; il s'y convertît en grumeaux. On peut employer ce moyen pour purifier un savon qui , par suite d*une préparation vicieuse , contient trop de sels ou trop d'alcali caustique ou carbonate. On enlève la masse de savon , on la laisse égoutter, puis on la refond avec un peu d'eau, pour donner au savon la consistance convenable. Le savon mou se dissout complètement dans de l'alcool; qui laisse des sels étrangers. Thenard a trouvé que le savon vert , séparé des sels étrangers, se composait de 9,5 parties de potasse, 44)0 d'acide gras, et 46,5 d'eau.

2. Le saison dur se prépare dans les pays méridionaux à l'aide de Vhuile d'olive et de la soude; en Allemagn« et dans te Nord, on remplace ordinairement l'huile par de la graisse animale. Dans quelques localités on prend immédiatement de la soude caustique, que l'on emploie d'abord à l'état de lessive faible, puis à Telai de lessive plus forte, pour saponifier l'huile à l'aide de Tébullition. Plus ordinairement on prépare d'abord du savon de potasse, puis on transforme celui-ci en savon dur, en le décomposant par le sel marin en poudre fine, opération dans laquelle on obtient du chlorure potassique, outre le savon de soude qui se sépare de l'eau mère, et vient nager à la surface. On coule le savon dans des moules, où il se solidifie et sèche, après quoi on le partage , à l'aide d*un grand couteau , pour le diviser ensuite , au moyen d'un fil métallique , en morceaux plus petits. Le savpn d|^ t>onne qua-

5o8 5 AVONS.

lité est blanc, tirant un peu sur le jaune. 11 a une odeur particulière qui n*est pas désagréable , une saveur légèrement alcaline , qui n'est ni acre ni salée. En tranches minces , il est translucide ; son poids est peu supérieur à celui de l*eau; il est sec au toucher, mais ni gras ni glissant ; il ne s'humecte pas à l'air, mais se dessèche de plus en plus sans se couvrir de sel effleuri, et se dissout dans l'eau et dans l'alcool, et sans laisser de substances étrangères. Les dissolutions fortement étendues donnent des précipités de surmargarate et de surstéarale sodiques. Le savon mou et le savon dur sont insolubles dans les dissolutions salines saturées; et en ajoutant des sels potassiques à la dissolution du savon mou, ou des sels potassiques» ou sodiques à la dissolution du savon dur, le savon est précipité. Si la dissolution renferme peu de savon , le précipité consiste principalement en surseis à acides gras, qui se fondent dans leau bouillante sans s'y dissoudre. Lorsqu'au contraire les dissolutions sont concentrées jusqu'à un certain point , les deux espèces de savon se séparent sans se décomposer.

On rencontre dans le commerce plusieurs espèces de savon dur; savoir : a. du savon blanc, du savon d'Espagne, ou du savon français j espèces préparées avec de Thuile d olive et de la soude. Les fabricants français ajoutent ordinairement ^ d'huile d'oeillette ou d'huile de navette à l'huile d olive, pour empêcher que le savon ne se dessèche trop et ne se réduise en petits morceaux, lorsque les détaillants le coupent, b. Savon marbré, appelé aussi savon de Venise : il est préparé avec les mêmes ingrédients, mais il renferme du fer qui s'y trouve dès lorigine (à Tétat de sulfure, dissous dans la soude caustique, à laquelle il communique une teinte verdâtre), ou que l'on y ajoute à l'état de sulfate. Pendant la solidification du savon , la matière colorante se sépare sous forme de veines, qui produisent la marbrure; mais, pour obtenir ce résultat, il est nécessaire que le savon ait une certaine consistance au moment où on le poule : s*il est trop épais , la masse reste uniformément colorée; s'il est trop fluide , la matière colorante tombe au fond. c. Savon dit russe, qui est également blanc, et que l'on prépare avec du suif et de la potasse. Comme il se fait avec de la graisse animale, jene le citerais pas dans ce moment, s'il n'était^ comme tous les composés de ce genre , un mélange de sels formés par la combinaison des mêmes acides gras avec la potasse ou la

^Avoirs. 5o9

soude, d. Savon transparent , préparé en saponifiant de la graisse de rognons par la soude exempte de sels étrangers, desséchant le savon ainsi obtenu, le dissolvant dans lalcool, filtrant et évaporant la dissolution , et la coulant dans des moules dès qu'elle a atteint un certain degré de concentration. Ce savon est jaune ou jaune brunâtre, et conserve sa transparence après la dessiccation. e. Le savon de cocos , préparé avec une certaine quantité de graisse de mouton et de soude, est de tous lesl savons durs celui qui est le plus avantageux pour se laver les mains et se raser, f. Le savon de palmes se prépare avec l'huile de palmier et la soude» Il est jaune, et doué d'une odeur de violette très-agréable.

Je passe ici sous silence une foule d'autres savons qui ne sont, pour ainsi dire, que des produits de luxe, obtenus d'après des méthodes très-variables ; tels sont le savon en poudre , le savon en gâteaux transparents, préparés par l'évaporation des solutions alcooliques exemptes de sel marin et parfumées de différentes manières. Cependant, je mentionnerai encore une espèce de savon employé depuis quelque temps pour le lavage sur mer à bord des navires : c'est le savon siliceux , mélange de savon et de silicate alcalin. Pour l'obtenir, on dissout du quartz grossièrement pilé dans une lessive concentrée de ^soude caustique, maintenue à -f- loo^ sous une forte pression dans une chaudière : la lessive acquiert par là la propriété de dissoudi*e en peu de temps des fragments de quartz de la grosseur d'une noix. La soluUon ainsi obtenue renferme un excès, préalablement déter* miné , de soude , qu'on sature par la saponification avec de la graisse. C'est ainsi qu'on obtient un savon dur.

Le savon d'huile a été analysé par plusieurs chimistes; voici les résultats de leurs analyses :

S«Ton de Savon fraoc Savon en SaTon*^ Marseille (i). ordinaire (a), table (3). marbré (3).

Soude io,!i4 8,56 /ifi 6

Acide oléique. . . . 69,^0 | ^^

Acide steanque. • 9)30 j

Eau ••••• ai,36 3o,5o 45,2 3o

(i) Braconnot.

(a) Pelletier.

(3) Thenard.

5l6 »Airoffd;

L« sft^dti èit ^tnplojé au blanchissage , tftt tÖuHge du draj), en Itiédedh^ et eri pharmacie. Le savon iliou est plus propre au la- Ta je que le saton dur, parce qull contient ôrdinaîrttneiit uti peu plu§ d*aldali. On »*eri Sert pour là^tt le linge gtdâi^ieft*, eï dails le fouittge du drap. Le savon dur^ au cuntraire, est employé pour lâvl?r le linge fiil ^ leè tiiSUS de bbtoto et de ddie. Dfln& le lavage , lé SÂVott agit dfe deui manières, i^ Il fol*ine une dissolution éirtul* site ave^ lei cbrps graâ qui se troutetft sur Tétbffe y et qui ^e dissolvent aihsi dans Teau de savon, â^ En vertu de la ikcilitë avec laqu^Ie \\s^ ^e\i dissout, qui constituent le savort, abandonnent leur alcali, qui, mis eti liberté, téagit eut leâ impuretés qiii salià^ent letolTe,ces impuretés ê*iinissent dvëc lalcali pour donner naissance à des combinaisons ^ui ^e dissoltent ou oestebt d*adhérerft TétofFe; en même temps une quartiité de sâvdn {>roportionnell'e h la quantité d^alcali devenue libre, passe â Tétat de bi où de quadrioléates et margarâtës. Danà ce dernier cas , les acides gras ne contribuent en aucune manière au lavage, parce qu'ils se sépà^ rént;ceftt Talcali seul qui agit. On pourrait donc dire que lés alcalis sont dans le lavage d'un emploi plus économique que le sAvon ; mais , à Tétat de carbohateà > ils dissblveht môiri^ bien les impuretés, parce qu'à la température ordinaire le dégagement de Tàcide cai'bonique s'opère moins f^mlement que là décomposition de Toléate neutre. Si, au contraire, on emploie dé la potasse caustique j celle-ci réagit sur le linge même, qui en e^t détruit , ou du môibs fortement attaqué par le lavage réitéré avec une lessive caustique étendue. A une température trôs-élevée, par exemple dans de l'eau chauffée par la vapl^ùi*, le carbonate potassique produit leè mêmes effets que le savon ^ parce que Tacide carbonique est alors chassé; C'est là-dessus qu'est fondée la méthode de blanchissage proposée par Chaptal , et qui consiste à exposer le linge préalablement trehipé dans une les&ive faible de carbonate sodique, pendant quelques heures, aux vapeurs de l'eau bouillante. Comme, dans le lavage avec du savon, la dissolution des impuretés est basée sur une réaction accorapajgnée de précipitation de suroléate potassique , il faut nécessairement enlever ce sel mucilagineux qui s'attache facilement à l'étoffe ; à quoi Ton parvient en rinçant l'étoffe lavée pendant longtemps dans l'eau pure. Sans cette précaution, l'étoffe sèche répand une odeur de savon , qui appartient aussi bien aux oléates acides qu'à l'acide libre«

Le& ëaUf qiil lîbiltiëhHënt en dissolution dû biearlioMité alcalin, ou de là chaux, ou des sulfates, nitrates ou autres sets terreux j telles que les eaui de source et de là mer, he peuvent être employées au savonnage, t)arbe que les sels insolubles i|ue folment les acides gras avec les terres se précipitetit suh 1 étoffe et J àdhè« rent, en sorte qu'il est impossible de les enlever pat* le rinçage* Mais une eau semblable devient tt^ès-propre au savonnage, si Ton en précipite les sels terrëui cdrttënus, par exemple dans Teau de la mer, au moyen d'une petite quantité de carbonate ou d'hydrate alcalin , quon y ajoute après y avoir bhauff^ Tëau jusqu'à TebuU lition ; ou qu on sature l'acide catboniqué libre contenu dans l'eau de source^ |)ar une petite quantité d'alcali caustique, ou même de lait de chaux. Quant à l'ead de la mer, lés sels terreux qu'elle contient décomposent une partie de savon ^ et le Sel marin qui s'y trouve empêche l'eau de dissoudre la quantité de savon nécessaire au blanchissage.

A bord des navires, où l'oh ne fait les lavages qu'à l'eau de mer, on se sert du savori silibeüx, dàris lequel tarit l'acide nitrique que les acides gras cèdent Talcali qui dissbUt lès saletés. L'acide sili* cique , précipité en même temps que les acides gras à l'état de seU terreux, convertit ces detnie^s eh une masse pulvérulente ^ noh visqueuse, qu'on entraitie facilement par le lairage ou l'eau h'dgit que ihécaniqUenient.

3. Satfon d^àxyde plombique et savons insàlnileà. Le savon d'oxyde plombique est appelé communément emplàtte diapalme (emplastrum oxydi plumbici). On le prépare eh faisant bobilUr cinq parties d*oxyde plombique, réduit en poudre fine par la léViga«^ tioh, avec neuf parties d'huile d'olive et avec de l'eau. L'huile se sapbni&e complètement, tandis que la glycérine se dissout danis l'eau. On ne doit jamais laisser l'eau s'évaporer complètement, et il faut ajouter à la masse une houvelle quautité d'eaU bouillante, dès que celle hii&e précéd'emuient à beaucoup dimihUé; et cela dans lé bût de ixlodérer la chaleUr^ et de fourbir â Totyde llpylique l'eau nécessaire pour se changer en glycérine. Si elle était totalement vaporisée, il serait UécesSaiHs de t-efi^idir le vase avant d'y tetser urie houvelle poktibii d'bau , parte que la masie aurait pu devenir aisex chaude pour à*\élevfet par-dessus les bords du vase, ou pour que l'eau, vol&dlisée ïiteé feiplöSion, remportât hors du Vase, Dès que la èaponifibatlon est complète,

5ia sAYOïr d'oxtdb.

ce qui se reconnaît fadlement à ce qu'une petite portion de la masse versée dans Veau paraît homogène et se laisse pétrir sans s attacher aux doigts, on laisse refroidir la masse et on décante la dissolution de glycérine. Ueau employée dans la préparation de Templàtre agit de deux manières. Premièrement , en se vaporisant , elle sert à modérer la température et à empêcher que la masse ne soit altérée par le feu ; et , en second lieu , c'est par son intermède que Foxyde se combine avec les acides gras ; car nous avons déjà vu que , sans la présence de Feau , les acides gras, même tout formés, ne se combinent, par la fusion, qu*avec la quantité d'oxyde plombique nécessaire pour donner naissance à un sel neutre. Néanmoins il est possible d'obtenir de l'emplâtre diapalme sans addition d'eau; mais alors Thuile fournit, suivant Gusserow^ des produits un peu différents, et ne donne point de glycérine : il se forme de Tacide acétique, par le moyen duquel la combinaison basique prend naissance. Pour préparer cette combinaison sans faire usage d'eau, il faut, aussitôt que l'huile est sur le point de bouillir, y ajouter Toxyde peu à peu et par petites portions, en remuant sans cesse le mélange. On assure qu'on obtient ainsi un produit plus blanc ; mais si l'on ne prend pas les plus grandes précautions, la masse se trouve plus ou moins brûlée. Le savon d'oxyde plombique est d'un blanc gris jaunâtre, et cassant à froid \ il se ramollit par l'action de la chaleur, devient gluant à une température plus élevée, et finit par se fondre en une masse opaque. Il est insoluble dans Teau , peu soluble dans l'alcool. L'huile de lin fournit un emplâtre encore plus fusible, et plus mou que celui obtenu à l'aide de l'huile d'olive. L'emplâtre d'oxyde plombique doit être regardé comme un sel triplombique , c'est-à-dire comme un sel dans lequel les acides gras sont combinés avec trois fois autant de base que dans les sels neutres. La combinaison neutre s'obtient en précipitant une solution d'àcétate plombique par une solution de savon dur ; elle est blanche, visqueuse, gluante à chaud; par la fusion elle devient transparente.

L'emplâtre d'oxyde plombique sert de base à un grand nombre d'emplâtres composés , dans lesquels il se trouve mêlé avec les médicaments que l'on veut appliquer sur la peau.

Les saçons de baryte , de strontiane et de chaux se précipitent lorsqu'on mêle une dissolution bouillante d'un sel ayant pour base

OXYDE CülVRIQÜE. 5l3

une de ces terres avec une dissolution de savon ordinaire. Le précipité est blanc , répand une odeur de savon , fond difBcilement, et ne se dissout ni dans Teau ni dans l'alcooK

Le saison de magnésie s'obtient comme les précédents. Il est blanc et lisse, entre en fusion à une douce chaleur, et devient, en se refroidissant, transparent, jaune pâle et cassant. L'alcool et les huiles grasses le dissolvent«

Saison d'alumine. Il est sous forme d'un précipité blanc , qui est mou et flexible après la dessiccation. Par l'action de la chaleur, il se fond en une masse transparente jaune. Il est insoluble dans l'eau, l'alcool et les huiles.

Saison d'oxyde manganeux. C'est un précipité blanc, qui devient rouge brun à l'air, et se dessèche en une masse cassante , qui prend par fusion la même couleur que sous l'influence de Tair. D'après Scheele , on obtient une espèce d'emplâtre , en faisant bouillir quatre parties d'huile d'olive avec une partie de suroxyde de manganèse natif.

Savon d oxyde zincique. 11 prend naissance quand on fait bouillir de l'oxyde zincique avec de l'huile et de l'eau. A la température de+ loo* il est presque liquide. Obtenu par voie de précipitation , il est d'un blanc jaunâtre et se dessèche en une masse cassante.

Saison d'oxyde fer rique. Il se présente sous forme d'un précipité blanc , lorsqu'on a fait usage d'un sel ferreux ; mais il ne tarde pas à passer au vert , puis au rouge brun. Il est visqueux , trèsfusible , facile à dissoudre dans les huiles grasses et dans l'huile de térébenthine.

Le savon à^ oxyde cobaltique est d'un gris plombé sale, insoluble , et il noircit par la dessiccation.

Saison d'oxyde cuwrique. Il se précipite lorsqu'on mêle du sulfate cuivrique avec une solution de savon. Il est vert et cassant après la dessiccation; il est légèrement soluble dans l'alcool, mais se dissout mieux dans l'éther et dans les huiles grasses. 7%enard et d'Arcet ont proposé d'employer ce savon. Pour le préparer, ils se procurent du savon fait avec de la soude caustique et de l'huile de lin , et ils précipitent ce savon par une dissolution mixte de 4 parties de sulfate cuivrique, et de i partie de sulfate ferrique; ils lavent le précipité, ils le sèchent, ils en dissolvent 16 parties dans 3o parties de vernis l'huile de lin (obtenu en faisan VI, 33

5i4 OXYDE CÉTHTLIQUÊ.

bouillir 4 parties d'huile avec une partie de litharge en poudre fine), auquel ils ajoutent en même temps lo parties de cire. On imbibe avec ce mélange fondu de« objets de gypse préalablement cbaulTés jusqu'à + 80 à 90% et que l'on entretient à cette température jusqu'à ce que la masse soit absorbée. Cea objets sont alors bronzés, surtout si les parties saillantes ont été préalablement frottées avec un peu d*or musif ou d*or en feuilles , et dans cet état ils supportent sans le moindre préjudice Tinflaénce de Tair et de Teau.

Le saçon ou emplâtre d'oxyde bismuthique s'obtient comme celui d'oxyde plombique.

Savon ou emplâtre JCoxyde mercuriçuei On assure qu'on obtient ce savon quand on fait bouillir de Toxyde mercurique avec de l'huile et de l'eau; mais il est probable qu'il contient dans ce cas de l'oxyde mercureux. Précipité d'une dissolution de chlorure mercurique, il se présente sous forme d'un savon blanc, lisse, difficile à sécher, qui se fond par l'action de la chaleur, et devient gris à la lumière.

Le saison d^oxyde argentique est un précipité blanc, qui devient rouge à l'air et noircit par la fusion , probablement parce que , dans ce dernier cas , le métal est partiellement réduit.

Le savon doxyde aurique est un précipité blanc et glissant, qui ne tarde pas à devenir d'un pourpre foncé.

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