‹ Traité de chimie minérale, végétale et animale (volume 5)Chapitre 10 sur 95 · FIN DE LA TABLE · texte numérisé non relu

FIN DE LA TABLE

HT. MÉTAUX ÉLECTROPOSITIFS QUI .lOUENT PRUNCIPA- LEMEJVT LE ROLE d’ÉLÉATENT ÉLECTROPOSITIF DANS LES COAIBINAISOAS SALINES.

i De V 07\

l7or ne se rencontre dans la nature qu’en petites quantités; on en trouve dans presque tous les pays, quoiqu’il soit plus abondant dans les contrées les plus chaudes du globe. Il est toujours à l’état natif, tantôt assez pur, tantôt mêlé avec des sulfures et des arséniures métalliques. Il accompagne souvent le sulfure de fer, et, d’après l’expérience de Galm, il existe à peine une pyrite dans laquelle on ne puisse découvrir des traces d’or, en l’examinant avec l’exactitude convenable. C’est dans TAmérique méridionale, et dans les monts Oural en Sibérie , qu’on l’obtient en plus grande quantité et avec le moins de peine. On l’y rencontre ordinairement en grains plus ou moins volumineux, mêlés avec du gravier, du sable et de la terre, ou entraîné avec le sable dans les rivières. En 1826, on a trouvé dans la mille Zarewo-Alexandrov/sk, située dans l’Oural, un morceau d’or natif, qui pesait dix kilogrammes et demi; il était accompagné de plusieurs autres du poids d’un à deux kilogrammes. Les principales mines d’or de l’Europe existent en Hongrie.

Jêor ayant été débarrassé de la plupart des matières ITT. ï

DF Dor.

éirangères, par ie lavage el la lévigation, on emploie le mereure, pour l’extraire de ses minerais; on fait passer l’excès du mercure , à travers une peau mince, chain oisée , et on soumet le résidu à la distillation ; le mercure se volatilise et laisse l’or, aecompagné fort souvent d’une certaine c|uantitéd’argent. Voici comment on opère pour connaître la richesse des mines d’or : on dissout l’or dans l’eau régale, on chasse l’excès d’acide par l’évaporation, et on verse dans la liqueur une dissolution de sulfate ferreux, rjui précipite l’or; on le recueille sur un filtre que l’on a d’aliord pesé, on le lave et on le sèche. Pour essayer le sulfure de fer aurifère, on pulvérise le sulfure, et on le traite par l’acide nitrique fumant, qui ne dissout pas for et le soufre. Ce dernier est ensuite volatilisé par la <'aIcination dans un creuset; l’or reste. Cet essai présente peut-être plus de facilité, en grillant ie sulfure de ici\ jusqu’à ce que tout le soufre soit brûlé, pulvérisant le résidu, et le lavant à grande eau, pour enlever les parues légères; l’or reste, et peut être débarrassé des dernières portions d’oxide ferrique, au moyen de l’acide hydroclilorique, qui dissout cet oxide. D’après Boiissingaidt, on peut, de cette manière, faire l’essai sur cinquante grains, et laver la pyrite grillée et pulvérisée dans un tube de verre un peu large et fermé par un bout.

Pour purifier l’or qu’on rencontre ordinairement dans le commerce, on le dissout dans l’eau régale, on verse du sulfate ferreux dans la dissolution, on lave le précipité, on le fait digérer avec de l’acide hydroclilorique, puis on le réunit en un culot par la fusion avec du nitre et du borax.

La couleur et les propriétés physiques de l’or sont généralement connues. L’action de l’air et du feu n’altèrent pas son éclat. A l’état de pureté il est plus malléable qu’aucun autre métal, et presque aussi mou que du plomb; il durcit lorsqu’on le forge, et s’il est allié à un autre métal, il se fendille quand on continue de ie forger; c’est pourquoi, il faut le faire rougir de temps

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