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à autre, pour pouvoir le forger juscpfà ee (ju’il soit aminci convenablement. Sa ductilité n’a presque pas de limites; un grain d’or peut être tiré en un fil long de 5oo pieds, et on réduit ce métal en feuilles, qui n’ont pas plus de Tr-Jirro 3e pouce d’épaisseur. Son exten» sion va encore plus loin dans les galons d’or. On re- (^ouvre un cylindre d’argent de ^ de son poids d’or; ])uis on le tire en un fil, dont trois aunes pèsent un grain, et dont l’or fait ~ du volume. Reaumur couvrit 3Go parties d’argent de i partie d’or, et tira le tout en un fil, dont il fallait six pieds, pour peser un grain. Ce fd fut ensuite aplati au laminoir jusqu’à la largeur de ^ de pouce, ce qui l’allongea en meme temps d’un quart. Cependant le microscope ne put y faire apercevoir le plus petit point ou l’argent ne fût pas couvert; la pellicule d’or était égale à 3’un pouce. Acette
grande extensibilité, l’or joint beaucoup de ténacité; d’après les essais de Sickingen,un fil d’or, long de ‘2 pieds sur ~ de lignes de diamètre, porte près de i6 livres ^ avant de se rompre. L’or est moins fusible que l’argent et le cuivre, et exige environ -hyo5 degrés therraométriques pour entrer en fusion. Tl luit alors avec une couleur vert-de-mer, qui redevient jaune par le refroidissement. Il est peu volatil , et, dans nos fourneaux ordinaires, on peut le tenir très-long-temps fondu, sans <}Uil perde de son poids; mais lorsqu’on le fait fondre dans le foyer d’uii grand miroir ardent, il se volatilise, et une plaque d’argent, tenue à quelques pouces au-dessus, est dorée par ses vapeurs. Si on laisse une grande masse d’or se refroidir lentement, la partie qui se solidifie la première cristallise en pyramides courtes à (juatre faces. L’or se contracte par le refroidissement plus qu’aucun autre métal , de sorte qu’on ne pourrait point s’en servir pour des ouvrages coulés. La pesanteur spécifique de l’or varie entre 19,4 et 19,65, suivant qu’il a été plus ou moins comprimé. Sa couleur devient plus paie par^la fusion avec du borax; mais il rfqirend sa
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(X)uleur jaune , quand on le fait fondre avec du nitre ou du sel marin. ^
Oxides d’or. L’or a moins d’affinité pour l’oxigène qu’aucun autre métal. Seul, il ne s’oxide à aucune tem-, pérature par le contact de l’air, quoiqu’il puisse, en combinaison avec d’autres corps oxidés, passer à l’état d’oxide, et meme 'être vitrifié. On a prétendu qu’à une très-haute température, il brûlait et se cotivertissait en oxide pourpre, par exemple, par l’effet de décharges électriques, ou quand on l’expose à un courant brûlant de gaz hydrogène et de gaz oxigène. Mais ce n’est là, en grande partie, qu’une illusion d’optique, provenant de ce que l’or se volatilise à une très-haute température, et qu’à l’état de division extrême ou il se trouve, après la condensation , sa couleur est purpurine. En effet, d’une part, il est très-peu probable qu’il puisse s’oxider à la température à laquelle son oxide se réduit; d’une autre part, on obtient cette poudre purpurine, soit quand des fils d’or sont volatilisés par la décharge électrique dans le gaz hydrogène, soit quand for est précipité d’une dissolution très-étendue par des corps qui le réduisent. Si donc il y a oxidation, dans ce cas, elle ne peut avoir lieu que pendant le refroidissement , quand la masse divisée se trouve en contact avec l’air, sur un grand nombre de points.
Il n’est cependant pas tout-à-fait incroyable que l’or puisse avoir un oxide pourpre, quoique la chose ne soit j>as encore prouvée. Jusqu’à présent, nous ne lui connaissons, avec certitude, que deux degrés d’oxidation.
I® Oxide aureux. On l’obtient en versant à froid une dissolution de pofasse caustique sur du chlorure aureux; ce dernier est décomposé, et il se sépare une poudre verte , qui est l’oxide aureux. Cet oxide est en partie dissous parla lessive; mais il ne s’y conserve pas long-temps, et commence bientôt à se décomposer, en donnant de l’oxlde aurique et de l’or métallique; ce