‹ Traité de chimie minérale, végétale et animale (volume 5)Chapitre 12 sur 95 · OXIDES DOR · texte numérisé non relu

OXIDES DOR

dernier couvre le veireet, vu par transparence, il paiait vert, absolument coinine une feuille cfor qu’on regarde de la même manière.

L’oxide aureux est formé de 96,13 parties de métal et 3,87 d’oxîgène : il résulte de là (jue c’est, après les oxides Liraneux et mercureux, la base salifiable (jui contient le moins d’oxigène.

L'oxide au/ique peut être préparé par différents procédés. IjC meilleur consiste, d’après Pelletier, à dissoudre du chlorure aurique dans l’eau, et à faire digérer la dissolution avec un très-léger excès tie magnésie; l’oxide aurique se précipite en combinaison avec la magnésie, et il en reste une petite (piantlté dans la liqueur, à l’état d’aui’ate magnésique. On lave bien le précipité avec de l’eau, jusqu’à ce que ceile-ci ne se colore plus en jaune quand on y ajoute de l’acide hydrochlorique; puis on fait digérer la combinaison avec de l’acide nitrique, qui enlève la magnésie, ainsi que des traces d’oxique aurique, mais laisse la plus grande partie de ce dernier sans le dissoudre. Quand on emploie de facide nitrique étendu, on obtient un oxide clair, jaunerougeâtre, qui est Xhjdrate aurique; tandis que, quand on se sert d’acide concentré, l’oxide est anhydre, noir ou d’un brun foncé. Au lieu de magnésie, on peut aussi se servir d’oxide zincique. Si l’on veut précipiter le chlorure aurique par un alcali, il faut en ajouter moins que le chlore n’en exige pour sa saturation. On obtient ainsi, au bout de quelques heures, ou en moins de temps, si le mélange a été fait à chaud, un pi’écipité jaune clair, qu’on a regardé pendant quelque temps, comme du sousmuriate aurique, mais d’oii l’on pouvait extraire le chlorure d’or, parle lavage à l’eau bouillante. Si les dissolutions sont concentrées, et qu’on les emploie à chaud, on obtient l’oxide anhydre de couleur foncée. L’oxide, précipité par un alcali, retient de ce de rnier, et il faut l’en débarrasser par l’acide nitrique. L’hydrate aurique doit être séché sans le secours de la chaleur, et donne ainsi une masse d’un brun (diâtain, à

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cassure vitreuse. En le séchant à -h loo degrés, il se contracte proniptement, perd son eau, devient noir et se réduit en partie. Dans le premier cas, il se dissout sans résidu dans l’acide hydrochlorique ; dans le dernier, il reste de For non dissous. En cotiservant pendant long-temps de l’oxide aur’ic|ue, même à l’obscurité, il se couvre peu à peu d’une brillante pellicule d’or; et cet effet est produit rapidement quand l’oxide est exposé aux rayons solaires, ou même seulement à la lumière du jour. Chauffé jusqu’au rouge naissant, il se décompose, dégage de l’oxigène, et laisse de l’or. On a été pendant long-temps dans l’incertitude sur la nature chimique de l’oxide aurique; c’est à un travail intéressant de J. Pelletier jeune, (jue nous devons dlêtre fixé à cet égard.

Ce chimiste a fait voir que l’oxide aurique a très-peu des propriétés qui cai*actérisent les bases salifiahles, et ([ue l’acide hydrochlorique est le seul acide qui le dissolve. La dissolution de l’oxide aurique dans les acides nitrique et sulfurique concentrés, loin de ressembler à la combinaison d’une base avec un acide, est plutôt analogue aux dissolutions des acides métalliques dans ces acides. Il en est précipité par l’eau. Cependant l’or se dissout, d’après Mitscherlich, dans l’aeide sélénique, avec formation de sélénite aurique. Au contraire , l’oxide aurique possède à un haut degré la propriété de s’unir aux ah'alis, et de former avec eux des sels particuliers, presque incolores : l’eau ne le sépare pas de ces combinaisons, mais tous les acides l’en précipitent, excepté l’acide hydrochlorique. Pelletier a démontré (pie la dissolution alcaline d’or qu’on obtient en ajoutant un excès d’alcali à une dissolution de chlorure aurique, n’est pas un soussel double, et que la même combinaison peut être obtenue sans la présence de l’acide hydrochlorique. Il traita par la potasse causti(|ue , l’oxide auritjue bien lavé, qu’on obtient en précipitant le sel aurique par un excès de magnésie; l’oxide auriipie fut dissous, et forma avec l’alcali une conibinaison incolore, qui laissa déposer

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