ALLIAGES DE BISMUTH
l’oxide bismuthique, de manière qu’il est composé de 89,87 parties de bismuth et lo, i3 d’oxigène.
Sulfure de bismuth. Le bismuth se combine facilement avec le soufre; la combinaison a de l’éclat métallique, une texture cristalline et très-peu de fusibilité. Sa pesanteur spécifique est de 7,601. On trouve ce sulfure à l’état cristallisé à Riddarhyttan , dans le Westmanland, efen d’autres endroits. D’après Lagerhjelm, il est composé de 100 parties de bismuth et 22,62 de soufre, ou de 8i,5i du premier et 18,49 second. Lagerbjelm a trouvé que le sulfure de bismuth se dissout , par la fusion , en toutes proportions dans le bismuth pur. L’oxide bismuthique, ainsi que les sels de bismuth sont convertis en sulfure par le sulfide hydrique. Le sulfure ainsi produit, est noir.
Le bismuth a très-peu d’affinité pour le phosphore. Si l’on fait tomber du phosphore sur du bismuth fondu dans un matras de verre, le phosphore se sublime, sans se combiner avec le métal , qui n’en retient que des traces. Si, au contraire, on fait arriver du gaz phosphore d’hydrogène dans une dissolution de nitrate bismuthique, il se précipite du phosphure de bismuth noir. Soumis à la distillation, ce phosphure abandonne tout le phosphore, et laisse du bismuth pour résidu.
On ne connaît point encore de combinaison du bismuth avec le carbone.
D’après Ruhland, le bismuth se combine avec ^hydrogéné,, quand on se sert de bismuth, comme conducteur négatif, pour décomposer l’eau , à l’aide de la pile. La surface du métal se noircit , et il se forme un hydrure de bismuth, en dendrites noires.
Alliages de bismuth. Le bismuth s’unit facilement aux métaux , et contribue souvent à la fusibilité de l’alliage.
Il se combine facilement avec les radicaux des alcalis, quand on le fait fondre avec eux. L’eau dissout le métal alcalin, avec dégagement de gaz' hydrogène, et laisse le bismuth à l’état pulvérulent. A^auquelin a trouvé qu’en calcina ni le bismuth avec du surtartrate potassic|U(‘, aiîîsi <|ue je l’ai dit en parlant de rantimoinc, on