ALLIAGES DE BISMUTH
obtient un alliage de bismuth et de potassium. Serullas a répété ces expériences, et il a constaté que le sel sodique se comporte de même.
Le bismuth s’unit facilement au sélénium y avec un faible dégagement de lumière. L’alliage est liquide à la chaleur rouge, et doué d’une surface miroitante. Après le refroidissement, il se présente sous forme d’une masse brillante, de couleur blanche argentine, et dont la cassure est très-fortement cristalline.
Le bismuth n’a pas plus d’affinité pour \ arsenic que pour le phosphore : en soumettant l’alliage des deux métaux à l’action de la chaleur, on peut en chasser l’arsenic, et, d’après Bergman, le résidu de bismuth fondu ne contient que Aj d’arsenic. On obtient cet arséniure, par la voie humide , quand on décompose un sel bismuthique par le gaz arséniure trihydrique; mais ce composé ne résiste pas à la distillation.
Le bismuth forme avec le tungstène une masse poreuse, cassante, d’un aspect demi-métallique et de couleur brunâtre.
Il s’allie en toutes proportions à \ antimoine et au tellure. On trouve , dans le règne minéral , une combinaison de tellure et de bismuth, qui contient aussi un peu de sélénium ; mais elle est très-rare. On l’a rencontrée en Hongrie et en Norwége.
Le bismuth se combine avec l’or, le platine y le palladiiim et le rhodium. Les alliages sont cassans. J’en ai déjà parlé en faisant l’histoire de chacun de ces métaux.
L’alliage émargent et de bismuth est aigre; on a proposé de s’en servir, à la place de l’alliage de plomb et d’argent, pour l’affinage de l’argent par la coupellation. Chaudet a trouvé que le bismuth est préférable au plomb, en ce qu’on peut l’employer en moins grande quantité, que son oxide fondu est plus coulant, et pénètre plus facilement dans la coupelle, enfin que l’opération marche avec plus de rapidité. La quantité de bisinuth nécessaire pour la coupellation , est à celle du
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plomb, en sens inverse de leurs capacités de saturation, c’est-à-dire :: >7, y : 1 1,2. Avec cette donnée, on peut calculer la proportion de bismuth d’après celle de plomb ; mais le bismuth, indépendamment de son prix plus élevé , a l’inconvénient d’entrer en ébullition et de rocher, quand la coupellation exige une forte chaleur. Souvent l’argent, coupelle par ce moyen, ne prend pas la forme d’un houton arrondi, et il n’est pas rare qu’il adhère à la coupelle, dont la couleur est beaucoup plus foncée que quand' on s’est servi de plomb. En extrayant l’argent de la galène qui se trouve dans la mine de cuivre de Fahlun , il est arrivé quelquefois, que l’argent se figeait vers la fin de l’opération, et produisait une excroissance dont la forme se rapprochait de celle du chou-fleur, et qu’on était obligé de coupeller avec une nouvelle quantité de plomb : on a remarqué que, dans ce cas, il pénétrait aussi de l’argent dans la coupelle. Ayant examiné un échantillon d’argent ainsi figé , j’ai trouvé qu’il contenait du bismuth.
Le bismuth forme avee le mercure un amalgame trèsliquide. Quand on fait fondre du bismuth avec un poids égal de mercure, et qu’on laisse lentement refroidir le mélange, on obtient des cristaux octaédriques. On n’a pas examiné si ces cristaux sont du bismuth seul, ou un amalgame de bismuth.
Le bismuth donne avec le cuivrée un alliage rougepâle et cassant.
On emploie le bismuth dans les arts pour préparer différens alliages fusibles, dont on se sert pour soucier ou pour prendre des empreintes; en médecine on emploie le sousnitrate et le carbonate bismuthiques, comme de puissans vermifuges et caïmans.