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défendue. L’autre est jaunâtre, et est exportée en grande quantité. Gahn ayant trouvé de la pyrite nickélifère dans les environs de Faliîun, la fît servir à l’établissement d’une fabrique de packfong,qui cependant ne subsiste plus. Si je ne me trompe, c’est lui aussi qui a découvert que la couleur blanche du métal malléable des Chinois est due à la présence du nickel. Aujourd’hui, l’Allemagne fabrique de grandes quantités de cet alliage, que l’on y nomme argentan. On mêle les métaux qui le composent en différentes proportions, mais c’est toujours du laiton, auquel on ajoute depuis un quart jusqu’à un tiers de son poids de nickel.
Jusqu’à présent le nickel a été peu employé dans les arts; on s’en sert uniquement pour la fabrication du packfong. Tupputi, en examinant l’action des sels niccoliques sur des chiens, a trouvé qu’ils excitent un vomissement violent, avec des mouvemens convulsifs, sans toutefois tuer l’animal. Ces faits ont été confirmés par les expériences de C. G. Gmelin.
ly. Du cobalt.
Le cobalt se trouve, dans le règne minéral, combiné avec l’arsenic et le soufre, et formant un minéral cristallisé, connu sous le nom de cobalt gris (glanz kobalt) : on le rencontre aussi en combinaison avec le fer et l’arsenic, dans le cobalt arsenical (speiss kobalt); quelquefois il se présente à l’état d’oxide et d’arséniate, mais très- rarement à l’état de sulfate. La mine de cobalt la plus recherchée^ est celle de Tunaberg, dans la Sudermanie. Enfin, ce métal se rencontre dans presque toutes les pierres météoriques.
Les minerais de cobalt ont été employés de trèsbonne heure pour colorer le verre en bleu. Un fabricant de verre en Allemagne, nommé Schurer, passe pour les avoir employés le premier, en 1 54o. Le métal lui-même fut découvert, en 1733, par un chimiste suédois, nommé Brandt. Son nom vient de cobold, cobalus . dénomination sous laquelle les ouvriers superstitieux du moyen âge dési- ' III. i5