‹ Traité de chimie minérale, végétale et animale (volume 5)Chapitre 68 sur 95 · ALLIAGES DE NICKEL · texte numérisé non relu

ALLIAGES DE NICKEL

iiioins de soufre que dans le sulfure précédent , c’està-dire que le soussulfure de nickel est composé de lOQ parties de métal et de 27,20 de soufre.

Phosphure de nickel. Le phosphore se combine aisément avec le nickel ; la combinaison se présente sous forme d’une masse blanche, assez fusible, et à cassure fibreuse. Chauffée à fair libre jusqu’au rouge, elle se décompose.

Le nickel s’unit au carbone.^ quand on fait fondre un mélange de ces deux corps. Lorsqu’on dissout le nickel dans l’acide bydrocblorique , il reste du charbon , qui ressemble par son aspect à la plomba-

Alliages de nickel. Le nickel se combine facilement avec l’arsenic, et retient ce métal avec force, meme à la chaleur la plus violente. L’alliage n’est point attirable à l’aimant. Le règne minéral nous offre deux combinaisons d’arsenic et de nickel : celle qui contient moins d’arsenic a reçu le nom de nickel arserdcal (kupfernickel); elle a une couleur cuivrée, jaunâtre et beaucoup d’éclat. On l’a rencontrée sous forme cristalline, à RicbelsdorfdanslaHesse.Dans cette combinaison, les deux métaux se trouvent réunis en proportions telles, qu’en s’oxidant,rarséniurese convertiten arséniateniccobqueneutre. La combinaison qui contient plus d’arsenic, est d’une couleur blanche, et quand on la chauffe en vases clos, elle abandonne de l’arsenic métallique, et se transforme en nickel arsenical. Les minéralogistes allemands l’appellent arseniknickel. On trouve en outre, à Loos, une combinaison de sulfure niccolique et d’arséniure niccoliqiie, qui est appelée nickelglanz (mine blanche de nickel J. Dans ce minéral, le nickel est combiné à la fois avec des quantités de soufre et d’arsenic telles, qu’à l’état oxide, chacun de ces deux corps suffirait à lui seul pour former un sel neutre avec l’oxide niccolique. Quand on réduit, par du charbon en poudre, l’arséniate niccolique préparé par précipitation , on obtient un culot métallique blanc, non malléable, dont la (;assure est ‘à

ALLIAGES DK NICKEL.

grain fin , et qui n’est point magnétique ; le nickel y est combiné avec moitié moins d’arsenic que dans le nickel arsenical. Une petite quantité d’arsenic, ajoutée au nickel, ne prive celui-ci, ni de sa malléabilité, ni de sa vertu magnétique, mais le rend plus fusible; de là vient que, dans les essais au chalumeau, on obtient souvent un globule de nickel malléable et magnétique, quoique le métal pur soit infusible au chalumeau.

Le titane s’allie, par la fusion, au nickel.

Avec y antimoine^ le nickel forme un alliage de couleur plombée.

Sa combinaison avec le zinc se présente sous forme d’une masse blanche et cassante, qui entre dans la composition du packfong des Chinois.

L’alliage étain et de nickel est blanc et cassant; à une température très-élevée, on peut l’enflammer.

Le nickel s’allie, par la fusion, au fer et au cobalt; mais ces alliages, et en général tous les alliages de nickel sont peu connus. Il est même beaucoup de métaux avec lesquels on n’a pas essayé de le combiner.

Jusqu’à présent on n’est pas parvenu à unir le nickel au mercure.

L’alliage de nickel le plus employé est un mélange de cuivre, d’étain, de zinc et de nickel, qui est connu depuis long-temps en Chine, sous le nom de packfong ou tutenag. Sa couleur est blanche, et tire un peu sur le jaune quand il contient moins de nickel. Il est malléable, et peut être employé à faire des objets coulés, tels que chandeliers, plaques de harnois, armes, etc., pour la fabrication desquels il est préférable au bronze ordinaire, tant à cause de sa stabilité que par rapport à Funiformité de sa teinte, qui permet de le nettoyer chaque jour; tandis qu’on ne peut en faire autant à l’argenture , sans la détruire. D’après des renseignemens plus récents , les Chinois se servent de deux espèces de packfong. L’une est blanche, et contient davantage de nickel; elle est d’un prix élevé, et l’exportation en est

Page 1